‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 97 sur 97 · IV. L'autorité (I.'IO · texte numérisé non relu

IV. L'autorité (I.'IO

KRRATIM

Pai,'(! .'IS^. au haut de la page, au lieu do X.XX'' morceau, lire XWh- morceau.

SUPPLKMKXTS

Sur le passage chap. V, 12.

En n^lécliissarit à diverse» reprises sur ces mots de \ . li : i-j 'oj râvTs; riiaçTov, j'ai été conduit n une solution en quelque sorte intermédiaire entre les deux prin-ipales explications exposées T. I. p. 48:2-48(). Celle qui supplée les mots: « en Adam, » admet une ellipse qu'il est difficile de justifier complètement ; celle qui ap|)lique l'idée de pi'chfr. non aux actes de péché individuels, mais à la disposition pécheresse héréditaire, attribue à l'aoriste un sens qu'il ne peut avoir. Peut-être l'explication suivante est-elle propre à résoudre la diKiculté, sans porter atteinte aux termes du texte. Elle se rapproche le plus de celle de Weadt et (S'Eraesti i p. 481, note). Par un seul homme le péché est entré dans le monde en ijénéral ; et à sa suite et par son intermédiaire, la mort. Et c'est de la mê>ne manière (oj-w; non pris fomme particule logique, mais comme exprimant l'identité duprorédéique la mort une fois introduite a atteint chaque individu humain. Cette iilée pour être comprise suppose une notion intertiK'diaire, celle du péché introduit chez les individus comme véhicule de la mort individuelle. Et c'est cette notion indispen- >al»le (pj'énoncent les derniers mots : « conformément a ce (jue tous ont péché. » mots qui ne sont (|ue comme l'épexéizèse ilu oG-:o>; (jue la mort des individus repose sur la transmission à tous ces mêmes individus de l'ày-açTia, principe général de la mort, r est Cl" qui est en parfaite conformité (io &>) aver <'e fait patent (pie tout être humain qui a vécu, vécu du moins assez longtemps pour être en état d'agir spontanément et liltrernent. a commis acte de péchi'. Par h il t'>t t''\ idriit que le [)rifici[)e du péché et

par la celui do la mort lui avaient été inoculés dès son origine ; que par consé(|uent il meurt en raison du péché d'Adam, non des siens propres (|ui n'ont fait que manifester le mal intérieur (|ui lui avait été transmis.

De cette manière le en Adam ne doit pas être suppléé ; il ressort simplement comme conséquence lojiique; et l'aor, ontpi'ché porte bien, comme cela doit être, sur les actes de péché, mais comme manifestations de la présence chez tous du péché héréditaire, véhicule réel de la mort.

Sur le passage V, 15-17.

L'étude constamment renouvelée de ces trois versets ma conduit à ranimer sous les catégories de cause et d'effet les deux contrastes qui y sont relevés, le premier dans le v. lo, le second dans les v. 10 et 17. Au v. 15 Paul fait ressortir la dilTérence entre les deux causes : d'un côté un acte de désobéissance humaine, de l'autre un décret divin de grâce rendu par l'amour du Père et exécuté par l'amour du Fils devenu homme, notre frère. La supériorité d'efficacité de la seconde cause sur la première saute aux yeux. Et aussi se manifeste-t-elle dans la dillerencedes effets, telle quelle est exposée et démontrée v. l(j et 17. D'un côté, comme elîet de la première cause, une condamnation a mort pesant sur l'humanité collectivement ; de l'autre, comme eil'et de la seconde, un ac(|uittement enlevant avec la condamnation collective toute la multitude des condamnations particulières attirées par les innombrables péchés individuels des descendants d'Adam (v. 1(5). Cette seconde assertion est trop extraordinaire pour n'avoir pas besoin d'être démontrée; elle lest au v. 17 et de la manière suivante : si l'elîet de la première cause {du péché d'Adam) a éclaté dans un règne de mort universel, combien n'est pas plus certain l'ellèt opposé de la seconde cause, un règne de vie éclatant chez tous ceux qui se livrent à l'action de cette cause inliniment |)lus puissante que la première ; elïet qui i.iiplique naluit'llement le plein acquittement de ceux chez qui il se produit. Ainsi est prouvée la seconde assertion du v. 10 et préparée la conclusion tirée au v. 18 : Comme il y a eu dans la première cau-e (le nuoi les faire condamner tous, il y a (à plus forte raison) dan-, la sci (tiide de quoi les faire acquitter tous, de cet ac.juiltenienl (|iii les vivifiera aussi certainement que la condamnation les avait toii> liappés de morl.

Une rectification.

Voici comment doit être' rectifiée la note critique sur Act. XI. iO. t. I, p. 31 : « La leçon Trpo; toùç 'EXÀr,vt(jTa; dans le Vaticamis et quelques autres Mjj. fausse absolument le sens du passaize. Il faut lire avec \' Ale.candrinns ei \e Claromontanus t.o^j^ lou^ "EÀXrjvai;. Le Sinaïticus présente la leçon absurde -po; too; £jay/cX'.(7Taç. Mais le troisième correcteur a rétabli la vraie leçon zpb; Toù; *EÀÀr,va;. »

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