DE L ESPRIT DES LOIS. XUJ
11 est l'attribut de l’homme. ïl est la source de tout bien. Sa principale utilité est de développer l’industrie. C’est lui qui a civilisé le monde , c’est lui qui a affaibli l’esprit de ^dévastation. Les prétendues balances de commerce sont des illusions et des minuties.
Livre XXII. Des lois dans le rapport qu’elles ont avec l’usage de la monnaie.
L’argent a une valeur naturelle , c’est pour cela qu’il peut être la mesure de toutes les autres valeurs , ce que ne peut pas être le papier qui n’est que signe. Qiÿnd l’argent est frappé d’une empreinte qui en atteste la quantité et la qualité , il est monnaie. Deux métaux ne peuvent pas être tous deux monnaie fondamentale.
Le possesseur de l’argent peut le consommer ou le garder , le donner ou le prêter, le louer ou le vendre comme toute autre richesse.
Le service des changeurs et banquiers consiste il convertir’ une monnaie dans une autre , à la transporter d’une ville dans une autre , à escompter les lettres non encore échues. Les grandes compagnies qu’ils forment , à cet effet , sont toujours dangereuses; leurs succès sont peu iinportans.
Les dettes publiques font hausser l’intérêt de l’argent.
Livre XXIII. Des lois dans le rapport qu’elles ont avec le nombre des habitons.
La population est arrêtée chez les sauvages par le défaut de moyens, et , chez les peuples civilisés , par la mauvaise répartition des moyens. Partoqt où il y a aisance, liberté, égalité, lumières, elle augmente rapidement.* Au reste ce n’est pas la multiplication des hommes qui est désirable, c’est leur bonheur.
Livres XXIV et XXV. Des lois dans le rapport qu’elles ont avec la religion établie dans chaque pays,
XIV TABLE DES XXXI LIV. DE L’ESPRIT DES LOIS, considérée dans ses pratiques et en elle-même. — Des lois dans le rapport qu’elles ont avec l’établissement delà religion de chaque pays, et sa police extérieure.
Moins les idées religieuses ont de force dans un pays, plus on y est vertueux , heureux , libre et paisible. *
Livre XX\’I. Des lois dans le rapport qu’elles doivent avoir avec l’ordre des choses sur lesquelles elles statuent.
Il n’y a rien ; "tirer de ce livre.
Livres XX vn etXXVin. De l’origine et des
révolutions des lois des Romains sur les successions.
— De l’origine et des révolutions des lois civiles
chez les Français.
Cesdeux-ci sont purementhistoriques. Je ne m’y arrêterai pas.