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18. « Une voix s'est fait entendre dans Rama, « ave< d s pleurs et des gémissements : Rachel « pleure ses enfants, et ne veut pas être con- « solée parce qu'ils ne sont plus. »
19. « Après la mort d Hérode, l'ange de Dieu « apparut encore à Joseph, en Egypte, pen- « dant son sommeil. »
20. « Et lui dit : Levez-vous, prenez l'enfant « et sa mère, et retournez dans la terre d'Israël : « car ils sont morts, ceux qui cherchaient l'en- « fant pour le tuer. »
21 . « Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère, « et retourna dans la terre d'Israël. »
22. « Mais apprenant qu'Archélatis régnait « en Judée, à la place d'Hérode, son père, il « craignait d'y aller, et, averti en songe, se « retira sur les confins de Galilée. »
23. « Et il vint habiter une ville du nom de « Nazareth, ce qui accomplissait la parole du « prophète : On L'appellera Nazaréen. »
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Lumière de paix et de justice ! Tous les peuples et toutes les âmes entrevoient plus ou moins cette étoile qui brille à l'Orient.
Un grand amour de la justice, la connaissance des révélations primitives, et surtout l'inspiration actuelle de Dieu, ont pu montrer à quelques sages les signes avant-coureurs de l'événement principal de l'histoire.
Qu'était d'ailleurs l'étoile visible qui guida les chercheurs de la vérité? Je l'ignore pleinement. Mais, pauvre ignorant que je suis, je sais attendre. Je comprendrai plus tard.
Ils trouvèrent l'enfant st sa mère.
Lorsque la justice absolue se présente pour régner sur la terre, que doit-il arriver?
Les hommes se troublent, et surtoutles hommes qui gouvernent.
Rois et lettrés, et princes des prêtres, prêtres de la lettre morte, tout cela se rassemble et
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Et, sous la surface du vieux monde, fermente le monde caché qui doit paraître un jour.
Mais le vieux monde, et le roi de la race animale, et tous ceux qui possèdent la terre et en jouissent dans l'iniquité, dévorés d'inquiétude, emportés de fureur, prennent le glaive et massacrent : ils espèrent étouffer dans le sang le germe de justice éternelle.
Oui! ce fut le moment le plus solennel de l'histoire que celui où parut dans le monde le nouveau Roi. Alors commence le pouvoir suprême, le propre pouvoir de la conscience, de la foi et de la raison. Alors parait la société libre des esprits, société intellectuelle et morale, fondée sur Dieu, sur Dieu même vivant et présent : société supérieure, spirituelle, indépendante, unique, universelle comme Dieu, que les apôtres nomment l'assemblée de Dieu, Ecclesiam Dei : la société des hommes unis entre eux et avec Dieu.
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Et puis voyez cette lutte qui dure jusqu'au» jourd'hui entre le pouvoir temporel de ceux qui tiennent le glaive et distribuent l'argent, et le pouvoir spirituel de la conscience et de la foi.
L'indépendance absolue de la société libre des esprits n'est pas encore comprise comme clef de voûte indispensable de l'édifice des sociétés humaines.
Us sont morts, ceux qui cherchaient à tuer l'enfant.
Mais Ilérode meurt. Le pouvoir des tyrans, des spoliateurs, qui oppriment et dévorent, doit finir par s'éteindre devant le Christ. Ils sont morts ou ils mourront bientôt, ceux qui cherchaient à étouffer ce germe !
Mais tout ceci n'est que l'extérieur historique de la lutte. C'est la partie la moins terrible. « Notre lutte n'est pas matérielle, dit saiut « Paul, elle est surtout contre les rois de ces « ténèbres (redores tenebrarum) ï contre les « forces spirituelles du mal (spiritualia nequi- « tirje). »