AVANT-PROPOS
Il y a déjà plus de deux ans que la plus grande partie de ce volume est entre les mains de Fimprimeur. La guerre franco -allemande et des circonstances inattendues en ont retardé jusqu'aujourd'hui la publication. Le monde ne s'arrête jamais, et de nouveaux événements arrivent toujours. Depuis que la rédaction de ce livre a été commencée, les systèmes politiques de quelques-uns des principaux États du monde ont été constitués de nouveau, et des changements importants ont été effectués dans les lois de différents pays. Les études des jurisconsultes et des publicistes ont aussi éclairci, dans l'intervalle, des questions intéressantes touchant au droit international privé, questions qu'un traité tel que le nôtre ne doit pas ignorer.
Nous avons voulu profiter de l'occasion que nous a offerte la révision des épreuves, pour appeler l'attention de nos lecteurs, par des corrections intercalées soit dans le cadre du livre, soit dans les notes, sur des matières essentielles qui ont trait au sujet de nos travaux. On trouvera aussi dans les «Addenda» quelques explications pour remplir les lacunes, et qui doivent être insérées dans le corps de l'ouvrage. Un autre volume complétera les annotations sur le chapitre des «Éléments» concernant «les droits de Législation civile et criminelle.»
Dans la notice sur Mr. Wheaton, qui précède notre « Commentaire», nous avons parlé des éditions de ses ouvrages qui avaient paru jusqu'alors. Nous n'y avons pas fait mention d'une édition contrefaite des «Éléments», où on s'est servi de nos travaux en supprimant notre nom, et en déclarant dans la préface, que «les annotations de Mr. Lawrence ne font nullement partie de cette édition et qu'elle ne contient rien qui ne soit de l'auteur original et du présent commentateur.» Cette édition-là porte le nom de Richard Henry Vana jr, LL, 2). Ayant intenté un procès à Mr. Dana, devant la Cour des États-Unis à Boston, pour réclamer notre propriété dans les annotations qui servent même aujourd'hui de base à ce «Commentaire», un jugement en notre faveur fut rendu par ce tribunal en 1869.