LIVRE CXI
SOMMAIRE. — Le préteur M. Cœlius Rufus, cherchant à exciter du trouble dans Rome , soulève la multitude en lui faisant espérer une lot sur les dettes. Il est interdit de ses fonctions, et bientôt forcé de sortir de Rome, il va rejoindre l'exilé Milon , qui avait rassemblé une armée de fugitifs. Tous deux sont tués a.i milieu de lrurs tentatives de guerre. — Cléopàtre, reine d Egypte, est chi&sée du trône par son frère Ptolémée. — Fatigués de l'avarice et de la cru iuté du préteur Q. Cassius. les habitants deCordoue, en Espagne, quittent le parti de César avec les deux légions de Varron. - Cn. Pompée, assiégé à Dyrrachitim par César, force les lignes de l'ennemi, après un combat très-sanglant des deux côtés, et transporte la guerre en Thessalie. Il est vaincu à Pharsale. Cicéron . peu fait pour le métier des armes , reste au camp de Dyrracbium. — César pardonne à tous ceux de ses ennems qui se soumettent au vainqueur,
Scholiast. vet. Cucani ad Pharsal. , vu, 474. « Priraus hostem percussit nupir pile sumpto primo C. Crastinus. »
« Ce fut C. Crastinus, nouveau prim pilaire, qui frappa le premier l'ennemi. »
Plutarque . fie de César, ch. xvu , Cf. Aulu-Ge:le, xv : 18 ; Lucain, vu, 192; Dion Cassius et J. Obsequens; Freinsh. Suppl.. ch. LXXH.
• A Padoue, C. Cornélius, bomme versé dans la science des augures, concitoyen et parent de l'historien Tite-Live, s'occupait par hasard, au même instant, à prendre les auspices. Et tout d'abord, suivant le récit de Tite-Live, il reconnut le moment de la bataille (de Pharsale et annonça aux assistants que l'affaire s'engageait et que les chefs en venaient aux mains. Et lorsqu'il eut pris de nouveau les auspices, et que les signes lui apparurent , dans un transport d'enthousiasme il s'élança , en criant: • Tu triomphes , César! • Et comme tous ceux qui étaient présents restaient stupéfaits, il arracha sa couronne de sa tête, et jura de ne jamais la remettre, si l'événement ne répondait aux prévisions de son art. Tile-Live affirme la vérité du fait. •