LIVRE XXXI
Comme Polybe avait raconté en détail, et avec plus d'exactitude encore que les guerres puniques, tout ce qui s'était passé en Grèce, soit pour en avoir été en partie témoin oculaire, soit pour tenir ses renseignements de seconde main, Tite-Live, dans le récit de ces événements et dans les livres suivants, urgente operis magnitudine (XXXI, i) , parait l'avoir suivi de plus près encore, et s'être borné à traduire sa narration, qu'il a coutume d'abréger et d'arranger à sa manière. Rarement, il a remarqué les différences des autres historiens.
Au chap. i, le calcul des années relatives aui événements de la guerre de Grèce est très-exact, et il est sans doute T ouvrage de Polybe, puisque Tite-Live, dans sa narration antérieure, en avait adopté un autre (cf. Manso, Sparta, III, 2, p. 276); mais il a omis beaucoup de choses qui se trouvaient dans l'auteur grec. Tous ces détails doonés par Polybe, en forme de préambule, et pour préparer l'esprit de ses lecteurs sur les événements antérieurs à la guerre des Romains, comme les batailles navales de Philippe avec Attale et les Rbodiens (XVI, 2 et suiv. ), sont brièvement indiqués par Tite-Live (XXX, 14, et XXXI, 2), qui, à l'endroit où Polybe avait placé cet exposé, selon l'ordre chronologique (avant le triomphe de Scipion), l'avait complètement passé sous silence. Le ch. xiv e , à la fin, et le xv e , sont tirés de Polybe, à qui l'historien latin parait redevable de plusieurs bonnes observations et de plusieurs raisonnements judicieux; par exemple, au chap. xv, vers la fin (cf. Polybe, XVI, 28), et au ch. xxxvm. Le récit exact du siège d'Abydos, ch. xvu, est tiré de Polybe (XVI, 29 et suiv.) ; mais il a été abrège ; on y a omis les noms des ambassadeurs, et la comparaison entre eux et les Phocéens et les Acarnaniens. Bans tout le reste, Tite-Live abrège également ; puis, au ch. xvi u, il continue à traduire, comme on peut en juger par le ch. xxiv, en le comparant avec Diodoredib. XXVI, p. 575, YVessel). Ce qu'il dit à la fin de ce livre, an sujet du triomphe de Furius (ch. xlvii et suiv.), parait puisé à une autre source, et ce qu'il ajoute au sujet des jeux célébrés par Scipion (ch. xlix), Polybe l'a placé ailleurs, dans le récit du triomphe de Scipion V XVI, 12). Il semble que tout le reste, jusqu'à la fin du livre, doit être rapporté non à Polybe, mais à quelque autre auteur.
Chap. I. — Mque multa volumina. Nous savons par l'abrégé de Florus que Tile Live avait commencé l'histoire de la première guerre punique, an XVI e livre.
Ibid. — Decem ferme anle annis. Cette guerre avait commencé la cinquième année de la deuxième guerre punique iXXIV, 40). A l'occasion du traité de Philippe avec Annibal, dont Tite-Live a parlé plus haut (XXI II, 55), si l'auteur dit que les Étoliens en furent la cause, c'est parce qne les hostilités ne prirent une certaine activité qu'à la suite de l'alliance conclue entre les Romains et les Étoliens, au commencement de la neuvième année de la guerre punique.
Chap. I. — Pads fuissent causa. Ils avaient Rome, occupée d'ailleurs d'ennemis plus redoutables» prendre des dispositions pacifiques, en faisant, contre aven, la paix avec la Macédoine (XXIX, 12).
Chap. II. — Curœ Asianam rem senatui fore. Le sénat*devait saisir avidement tous les prétextes de guerre con tre Philippe. Il avait à venger l'insulte faite au nom romain par Pyrrhus ; la conquête du royaume d'Alex a ndi flattait son orgueil autant que son ambition. C'était, di reste, le premier pas à faire pour asservir la Grèce e-ss pour dominer l'Orient.
Ibid. — Qui tune in provinciis erant. ABIius Partn-..aui était chez les Boîens, et Cn. Cornélius Lentulus en Si- m cile.
Ad Ptolemœum. — Ptolémée V Épipbane» qui venais de succéder à son père, Ptolémée Philopator, n'était aga»— que de quatre ans. Les ambassadeurs que le sénat lui m m voya avaient pour mission véritable de prendre sa totèt*»» que se disputaient d'ambitieux ministres, et de défeodrsm l'Egypte contre les projets d'envahissement que nourris-— saient Philippe et Antiochus.
Ibid. — In fide mansisset. Ptolémée Philopator avait envoyé à Rome des secours de vivres pendant nne grande disette de blé.
Ibid. — Quam tribum Sapiniam vacant. C'est à tort que quelques commentateurs ont regardé cette tribu comme une des trente- cinq tribus romaines. Cette partie de l'Ombrie était voisine du fleuve Sapis (Savio). Clavier, Hal. an t., II, 6, p. 625; Grach., de corn, rom., II» ! et Panvin., de eu. rom., cb. u.
Ibid. — Castrum Mutilum. Aujourd'hui Hédolo , an pied des Apennins.
Chap. III. — Af. Valerius Lœvinus. Duker observe judicieusement que ce Lœvinus n'était sans doute pas le fils de celui qui, plusieurs années auparavant» avait combattu en Grèce contre Philippe. Ce dernier étant nn homme coosulaire, n'eût pas été élu aux fonctions subalternes de propréteur.
Cbap. IV. — De agris veterum militum. L'auteur tait ici la première mention de cette espèce de récompense qui plus tard fut si fréquemment accordée aux vétérans» et finit même par devenir une loi.
Chap. V — Quingentesimo quinqnagesimo secundo. (A. J. C. 200.) Telle est l'opinion de Crévier et de Dodwell, pour la fixation de cette date sur laquelle on n'est pas d'accord. D'autres lisent quinquagesimo on quaéragesimo, ou quinquagesimo quarto.
Ibid. — Victoriamque et triumphum portendi. Le sénat se servait toujours de la superstition comme d'un instrument pour amener le peuple à seconder ses projeta.
Chap. VI. — Ve Lient, juberent. Formule usitée pour proposer une loi.
Ibid. — Rogatio... antiquata est. Le peuple, justement lassé de voir se répaodre sur la terre étrangère le sang de ses meilleurs citoyens, sentait d'ailleurs qne cette augmentation d'ennemis et de victoires ne faisait qu'accroître la puissance dictatoriale du sénat et diminuer sa propre influence sur les affaires.
Chap. VII. — Comitiis. Quelques éditions ajoutent
habitis; mais ce mot manque dans la plupart des manu-
| scrits, et il se dirait plutôt si les comices avaient été
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
: mais elles s'ouvraient seulement. Tite-Live s'ex- > souvent ainsi. XXI, 50 : « Coraitiis a?diles creati. * -VXXIX 59 : • Comitiis etiam acrios quam acte petebat. » Voycx aussi VIII, 13 ; XLV, 55.
Cbap. VIL— Ne œquaveritis. Voyei une tournure semblable, XXX II, 12: « Ne sint ?era quœ Athenienses legati dixerunt ; • et dans Cic, II, Tusc, i : • Quare t ail fummam malum dolor, malum certe est. •
Iiid. — j£quabitis. dico ? Cette répétition est le seul
de rendre la phrase claire et correcte. On a aussi
de lire : Dit/ quantum, etc., tour de phrase peu
«ordinaire a l'auteur, ou : Dico quantum prœstat, leçon
«rootraire à une règle de grammaire. Crévier propose :
M*ifrrko dico ? Le discours de Sulpicius est plein d'adroites
exagérations, Tout ce qui peut épouvanter le peuple y
est habilement exposé.
CaàP. VIII. — Consules binas legiones scribere jussu Le sénat n'envoyait donc pour combattre le roi de Macédoine que des forces bien inférieures à celles que, pendant plusieurs années, il déploya contre les tribus barbares des Bofens et des Insubriens. « Rome raidit ses bras contre la Gaule et l'Espagne; il lui sufGt de toucher an doigt tes successeurs d'Alexandre pour les faire tomber. » Micbdet , Hist. rom. Voyez aussi Montesquieu , Grand, et dècad., en. v et vi.
II». — Invitum ne quem mililem veterem ducendi jus tatU Le sénat craignait de rendre trop pesantes pour le peuple, des guerres qu'il était dans sa politique de prolonger à l'infini. Ces volontaires et ces vétérans n'avaient pas tous achevé leur temps de service; beaucoup d'entre eu n'avaient droit qu'a un congé. Malgré cette défeuse de les forcer à s'enrôler, nous voyons cependant que deux ■aie d'entre eux se plaignirent de la violence dont les tribans avaient usé à leur égard. Cf. XXX II, 55.
Cbap. IX. — Quinquennalia vota. Offrandes qu'on promettait aux dieux, si, cinq ans après , la république «tait dans le même état. Voyez XXVII, 55; XXX, 27.
Cbap. X. — Saisis, Jlvatibusque. Ces deux peuplades , sar lesquelles on ne sait rien de positif ( car il ne peut pas être question ici des Salyens qui habitaient entre le Rhône et les Alpes ), ont été diversement nommées par les éditeurs.
In». — Placentiam. Cette ville, qui dut son nom à son agréable position ( a placendo ), était une colonie ronsiae, fondée, en même temps que Crémone, l'an 218 iraat J.-CL, cinq cent trente-cinq ans après la fondation de Honte, pour assurer la fidélité des Liguriens et de tontes ces tribus de Gaulois liguriens, dont l'héroïque résistance fit si souvent trembler Rome.
Cbap. XL — Arbitrium ejus permittenti. Le texte latin s'est paa d'accord ici avec la traduction, pour laquelle sa a suivi la leçon adoptée du reste par quelques éditions : ris permittente.
Cair. XII. — Peatniam Lorris. Voy. XXIX, 7 et 18.
Iam. — PUminium. Voy. XXIX, 7, 21, 22.
Iain. — Triennio ante. 11 y avait cioq ans, en comptant les nombres extrêmes. Voyez XXIX, 21 .
Ibid. — Sospitœ Junonis. Juoon portait le surnom de Sospita on Sospes. Ce dernier mot est ordinairement synonyme de servaius; mais on le voit employé, chez Ennins , dans le sens de servator. Cf. Festus , au mot sospes, p. 177, éd. Egger. Le même, p. 149 : « Sispitera Juno-
• nem, quam vulgo sospitera appellant, antiqul usurpa '
• liant, cum ea vox ex graeco videatnr sumpta, qnod est
Ciup. XII. — Sicttt patrum memoria Liiius. Voyez XX VII, 57 . Uuker s'étonne de ce que Tite- Live se sert de l'expression patrum memoria, attendu que suivant lui le poème de Livius Andronicus n'avait été composé que sept ans auparavant. C'est qu'il n'a pas fait attention que Tite-Live, à l'endroit cité, dit non pas que le poème datait de l'an 545, mais seulement que cette année-la il avait été chanté par vingt-sept jeunes filles.
Ibid — Licinius Tegula était considéré comme occupant le quatrième rang parmi les meilleurs auteurs comiques. Aulu-Gelle, XIII, 21 ; XV, 24; voyez aussi Festus, au mot scribœ.
Cbap. XIII. — Tertio pensio âebebatur. Ce prêt avait eu lieu la neuvième année de la seconde guerre punique, comme on le voit plus haut (XXVI, 56. Cf. XXIX, 16). Le 8ileoce de notre historien, sur le remboursement du deuxième quartier de la dette, ferait croire qu'à l'époque dont il s'agit ici le troisième était dû sans que le second eût été acquitté. Voyez XXXIII, 42.
Ibid. — Tabuliusqut ; de tabula, tableau des dettes.
Cbap. XIV. — Mille militum copiis. Quelques éditioos ont seulement : militum copiis, ce qui laisserait une lacune facile à apercevoir, d'après le neque enim qui suit immédiatement. La première lettre de militum a pu , dans les manuscrits, absorber celle qui désigoait le chiffre
Ibid. Abydum oppugnabat. Philippe, en s'emparant de quelques villes grecques d'Asie ( cb. n, xvi, xvn ), et entre autres d'Abydos , voulait s'assurer des positions d'où il pût tenir assiégé Attale dont il redoutait les attaques par les côtes de la Thrace, le côté le plus faible de son royaume.
Ibid.— Cum Rhodïts et Aitalo. Ces deux batailles navales s'étaient livrées l'une près de l'île de Ladès , la deuxième année de la cent quarante-quatrième olympiade, et l'autre l'année suivante près de Chio.
Ibid. — Antiocho. Antiochus-le-Grand, qui plus tard fit la guerre aux Romains.
Ibid. — Per initiorum aies. Les Eleusinies, sur lesquelles on ne peut guère avoir de uotions précises, étaient des mystères dont les Hiérophantes avaient fait un secret terrible. L'accès en était interdit aux personnes non initiées, aux esclaves, aux enfants illégitimes, aux étrangers, à moins que ces derniers ne se fissent naturaliser. Ce ne fut par exemple qu'à cette condition que forent admis Hercule, les Dioscures, et plus tard Anacharsis, Hippocrate, Sylla, Julien, etc. Plus tard on en écarta les épicuriens et les chrétiens. Un tribunal spécial, dont on n'osait même prononcer le nom , formé par les ministres d'Eleusis, et semblable pec être au redoutable tribunal de Venise ou aux fameux tribunaux weimiques, jugeait ceux qui s'étaient rendus coupables envers la déesse, soit en révélant ce qui s'était passé dans l'enceinte sacrée, soit en y pénétrant sans être initiés. Plusieurs grands, nommes furent exposés à des poursuites pour des fautes de ce genre. Eschyle fut absous avec peiue par l'aréopage, Alcibiade fut banni, Arlstote crut qu'il était prudent pour lui de quitter l'Attique. D'autres comme Socrate et Démonax , devinrent suspects pour ne s'être pas fait initier. Tout Athénien devait avant sa mort
se soumettre à cette obligation. Aussi tons, hommes, femmes, enfants (Apulée, Ane d'or, 1. XI) tenaient à honneur d'être admis parmi les époptes ou contemplateurs. Ce titre n'était accordé que lorsque, par la petite initiation, on avait gagné celui de myste on novice, et après des jeûnes, des neu vaines expiatoires, des retraites et des confessions. On croyait que ceux qui mouraient sans avoir été initiés restaient aux enfers , enfoncés dans des étangs de boue, tandis que les autres occupaient les plus belles places aux Champs-Elysées. Diogène le Cynique répondit un jour à ceux qui le pressaient de se faire admettre aux mystères, en lui offrant cette effrayante perspective : « Quoi? Agésilas et Épamit noodas seront dans le fumier, tandis que les plus vils « citoyens seront aux lies fortunées 1 n'importe où ils se « trouvent, je préfère la société de nos grands hommes. » (Voyez Diog., de Laerte. 1. VI; Lucien, Démon., u.) Ces mystères , dans lesquels on reconnaît les inspirations du fanatisme, et quelquefois de la haute science des prêtres de l'Orient, avaient, disait-on, été introduits chez les Grecs par Eumolpe, à qui ils avaient été enseignés par les filles de Danaûs. Voyez Meursius, Eleusinia ; Sainte- Croix, Mystères du Paganisme, Ouvaroff, Essai sur Us Mystères d'Eleusis, et les recherches profondes de M. Lobeck , dans YAglaophamus.
Cbap. XIV. — Cedentem in Macedoniam. Après les deux batailles navales dont il a été question plus haut.
Ibid. — Dii prope ipsi. Polybe rapporte que tous les temples furent ouverts, et que sur tous les autels on offrit des sacrifices.
Cbap. XV. — Assentaiione immodica. On voit que le temps de l'asservissement était arrivé pour ce peuple auquel il ne restait plus, au lieu de son ancienne grandeur, qu'un vain amour propre, une stérile faconde et une extrême ardeur à flatter ou à maudire les rois l
Ibid. — Ciam. Des éditions portent Rhodii etiam ab Jtyina.La leçon adoptée dans le texte s'appuie sur Polybe (liv. XVI, ch. xxvi, S 10.) : MyPnoo» ttç -njv Kîov foi Ta; vraou;. Cia,que l'on confond avec Gea, Ceos ouCio, est une lie vis-à-vis de l'Eu bée.
Ibid. — Andrum, Parumque et Cythnum. Ces trois Iles, aujourd'hui Andro, Paro et Cythno, sont toutes au nombre des Cyclades.
Ibid.— Quum, si institissent. Quelques éditions portent : Bhoduque si institissent , d'autres : cum ea institissent.
Ibid. — Thraciœ opportuna loca. Ceux qui lisent ici Grœciœ ne semblent pas avoir fait attention que les localités citées dans le chapitre suivant, telles qu'Enus et Maronée, sont situées en Thrace. Hom., IL IV, 519. Tite-Live, XXXVII, 60 ; XXXTX, 27 ; Virg., En.. III, 1 4.
Cbap. XVI. — Heraclidi. Ce cbef était un banni de Tarente, homme corrompu et souillé de crimes. Voyez Polybe, XIII. ch. iv.
Ibid. — Maroneam. Maronée, aujourd'hui Marogna, était fameuse surtout par ses vins. Hom., Od., IX, 197; Pline, XIV, 4. En s'emparaot de toutes ces places Philippe voulait fortifier ses frontières orientales, du côté de la Thrace , par où l'ennemi pouvait le plus facilement s'introduire.
Ibid. — /Enum. Enoa , aujourd'hui Igno.
Ibid. — Cypsela. Cypsèle, aujourd'hui Ipsala.
Ibid. — Voriscon. Dorisque était située dans la plaine
de Ronmigik , sur le bord de la mer Egée, près des em
bouchures de l'Hèbre.
Cbap. XVI. — Serrheum. Serrhée, aujourd'hui Serrh Pline,!. IV, il.
Ibid. — Elœunta. Eléonte, ville de la Cbersonèse Thrace, vis-à vis du promontoire de Sigée ( aujourd'buir j Capo-Grceco).
Ibid. — Alopeconnesum. Alopéconnèse ( l'Ile des Re— « nards ) était vis-à-vis de Samos, près du golfe BféUnos. « Voyez Pline, IV, 12.
Ibid. — Callipolis. Vis-à-vis de Lampsaque, sur l'au — j tre côté de IHellespont. Ptolém. XI, 12; Hérod., VU, 59- «
Ibid. — Madytos. L'ancien emplacement de cette ville^-5 située en face d'Abydos , se nomme actuellement Maitoo- « Voyez Hérodote, VU, 55.
Ibid. — Abydeni. Abydos est aujourd'hui un pauvres village appelé Aveo.
Cbap. XVII. — Legatos. nip^avTt; Trpto&trràç î<piâ£i xat IlavTfltxvcùTcv ixt'Xsuov TrapaXap&avttv rhv «KXtinrcv ircXiv. Polybe, XVI, ch. xxx, 2 7.
Ibid. — Principes. Polybe nomme ces chefs : Glaucis et Thèognète.
Cbap. XVUI. — Qui Alexandriam missi erant. Voyez ch. u, et Justin, XXX, 3; Val. -Max., VI, 6.
Ibid. — Trium consensu. Quelques éditions portent, contrairement aux manuscrits : duorum consensu. Mais l'auteur a dit de même ( III, 25 ), en parlant d'un tribun : Virgmius maxime et tribuni.
Ibid. — Atim Abydeni quoque. Voici comment Polybe ( XVI, 19 ) rapporte les paroles d'Émilius : MiooXaCii- <xaç o Ma'pxo; vipiTO* Tt $t Âdnvatoi, ti £• Ktavoi, ri £t vûv ÀGu^voî ; xat tcutuv tiç, fcpm, aol irpoTipcç fot€aXt toç
Ibid. — JEtas , inquit, etc. Polybe ne cite pas le troisième motif : Romanum nomen. Il dit : npû-rov jasv 6ti vioç i<rn xat irpa-ffiarcav dhrttpoç* fouTtpov 5n xoXXiotoç uiràpxet tûv xaô'aÛToV xaî fàp ^v tgûto xarà rh* àX*detav.
Ibid. — Per omnes vias lethi. Polybe, XVI, 19, raconte que les uns périrent par le fer ou la corde, les autres en se précipitant dans le feu, dans les puits ou du haut des toits.
Ibid. — Apolloniam. Cette ville, que Cicéron appelle magnam et gravem ( Philipp., XI ), était célèbre par on oracle d'Apollon, que l'on consultait en jetant de l'encens dans le feu. « Il n'en reste plus que son nom, mutilé comme ses édifices. Le monastère de la vierge de Pollini est la seule partie habitée de la terre consacrée à Apollon. Douze religieux en forment la population. Son en oe in te, où l'on trouve des colonnes brisées, des portions de frises, des chapiteaux, était à dix stades de l'Aoûs ( aujourd'hui Voïoussa ). » Voy. de Poucqueville, 1. 1, p. 554.
Cbap. XX. — Qui neque dictât or, etc. Ainsi noua avons vu plus haut ( XXVIII, 58 )que Scipioo, proconsul, n'obtint pas le triomphe : quia neminem ad eam diem triumphasse , qui sine magistratu res gessistft, constabat. Le proconsul était aimimperio, mais non, cum magistratu.
Cbap. XXI. — L extra ala. Comme il n'est aucunement question delà division de gauche, et qu'il n'est pa*
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
pv-jbable que le préteur, s'il l'avait eue à sa disposition , fcùt dispensée de combattre, tandis qn'il faisait peser it le poids de la bataille sur celle de droite et sur les ions, Ducker a conjecturé que la division de gauche "était pas dans l'armée du préteur. 11 pense qu'elle était en Étrtirie, par ordre du consul, pour que province ne restât pas sans défense. Voy. ch. xi. Tïous avons vu plus haut qu'on nommait ala les corps de troupes des alliés, qui correspondaient à la légion des 'domains. Cette distinction, du temps de Tite-Live, ss'eiistait plus, vu que, depuis la guerre sociale, tous les alliés étaient citoyens romains, et étaient incorporés à ce titre dans les légions.
Caip. XXI- — HamMcar. Tite-Live rapporte cependant plus bas (XXXU, 30 et XXXIII, 33) que ce même Hamilcar fut pris et traîné à la suite du triomphateur. Cette contradiction résulte sans doute de la diversité des auteurs qu'il aura suivis.
Chap. XXII. — Sicut ante dictum est. Ch. xiv.
Iiid. — Chalcide. ChalcU ( Egripo) était la capitale de l'Eobée. L'Euripe était si resserré vis-à-vis de cette fille, qu'une galère y passait a peine. Pline, II, 93; Slrabon , IX, p. 445, et suiv.
Chap. XXIV. — Demetriade. Cette ville, située en Tbessalie, dans la Phtiotide, sur le golfe Pélasgique, avait été fondée par Démétrius Poliorcète.
Iscd. — Hemerodromos rocant Grœci. On les appelait encore âpopcxiipuiuç ou xjxepooxouûi et xpépcçoXauuç.Leurs fonctions consistaient à observer au loin ce qui se passait et à en donner la nouvelle soit par des signaux , soit en accourant au plus vite. Voy. Hérod., VI, 105.
Ibid. — Prœtor Atheniensiam. Les auteurs latins traduisaient toujours ainsi le mot iTpa-nrrp';. Voy. Corn. Nep., Mitf., iv. Cic, Off., 1, 40 : Peric'es atm haberet coUegam in prœtura Sophoclem.
Ibid. — Ab Dipylo. Cette porte était la plus grande d'Athènes , et de là aussi lui venait son nom. In Acadeitmiœ gymnasium ferens. Voy. Pline, XII, I, 5; XXI, 1,3; Meursius, Ceram. Gem., 19; Barthélémy, Voy. d'Anaekarsïr, vol. II. ch. vu, vm.
Ibid. — Dit« optata. On peut rapporter ce participe à écrit, et sous-entendre odium, ou bien le considérer comme un pluriel neutre, complément à'expletunim.
Imd. — Cokortatus milites. Ces belles paroles rappellent la courte et énergique harangue de Henri IV, avant ht bataille d'ivry.
Ibid. — Cynosarges, templum Herctdis. etc. Le Cynotarge était un gymnase destiné , comme celui du Lycée et de l'Académie, â l'instruction de la jeunesse. Son nom loi fient de ce qu'un nommé Didyme , comme le rapporte Suidas , reçut ordre de l'oracle d'élever un temple à Hercule, à l'endroit où s'était arrêté un chien blanc, xôwv ôfrfct qui s'était jeté sur les viandes que cet Athénien voulait offrir en sacrifice. Cet endroit était aussi le rende»- vous des oisifs (àpfôc)- Voy. Dicéarque, III, Géogr.
Ibid. — Sepulchra. Toutes les sépultures étaient hors des murs, dans des quartiers réservés, ou dans les maisons de campagne.
Cbap. XXV. — EUusinem profectus spe improtiso tempH casteUique. etc. Eleusis est aujourd'hui remplacé par le village de Lepsina. Le temple de Cérèa, que Strabon
(1. IX, p. 595) compare à un théâtre capable de contenir trente mille personnes, présente un immense monceau de ruines, parmi lesquelles ou a encore reconnu le château fort dont il est ici question, et dont parle aussi le Périple de Scylax.
Cbap. XXV. — Non fefellit Achœos. Cette défiance et cette réserve perdirent les Achéens, qui peut-être auraient sauvé leur patrie s'ils avaient oublié les torts de Philippe, pour se joindre à lui contre l'ennemi commun. Il est vrai que ce prince avait été assez impolitique pour se les aliéner au moment où il avait besoin de leur concours. Ainsi il avait porté le déshonneur dans la famille d'Aral us, l'avait empoisonné et avait môme attenté à la vie de Philopœmen.
Cbap. XXVI. — Saltum Cithœronis Voy. Pline , Hist. Aaf., IV, 7.
Ibid. — Semiruti mûri. On sait que la ville était rattachée au Pirée par deux murs, hauts de soixante pieds et longs de quarante stades, nommés jxoxpà niyrn ou dxe'X/i. Ils furent élevés par Thémistocle et par Périclès, renversés sous les trente tyrans, relevés par Cooon, détruits par Sy lia et restaurés sous Valérieo et sous Gallien. Leur soubassement existe encore et l'on peut , de distance en distance, y discerner assez facilement nn caractère d'antiquité. Cf. Voyage d'Anach., vol. II, ch. xn ; Voyage de Chaud 1er, ch. v; Voyage de Pouqueville, vol. III, Archéol. de Potter. I, 8.
Ibid. — Ke integri. Crévier explique ainsi ces mots : « ne lapides, si integri remanerent in cumulum quem dam ruinarum assurgerent, qui speciem quamdam templorum dirutorum referret. »
Cbap. XXVII. — Ad Apsum. Vapsus , appelé aujourd'hui par les indigènes Ergent , est la rivière du Bérat.
Ibid. — Corrago et Gerunio et Orgesso. Voy. Polybe, V, 108. La position de ces trois forts ne peut être précisée avec certitude. Gérunie est sans doute celui que Polybe appelle rtpreuvra. Ce serait aujourd'hui Ghéortcha. Orgesse est l'Ôppcov de Polybe. Ces forteresses étaient à l'ouest de la Macédoine.
Ibid. — Antipatriam. Antipatrie, qui n'existe plus, devait se trouver dans le canton du village de Dévol.
Ibid. — Codhonem. Codrion, nommé par Polybe XpucrGv&ova, est aujourd'hui Codras.
Ibid. — Cnidus. On a suivi la leçon de Gronove. D'autres éditions lisent : //ton, ou Indus, ou iVidiis.
Cbap. XXVIII. — Athamanum. L'Atbamanie était entre l'Epire et la Tbessalie, aux lieux désignés maintenant sous les noms de cantons de Djoumerca et de Badovicb.
Ibid. — Ex Dardants. La Dardanie est , ainsi que la Dassaréiie, renfermée dans le Pachauk d'Ocbrida.
Ibid. — Persea puerum admodum. Il était âgé de douze ans. Tite-Live (XL, 6) lui donne trente ans, dix-huit années après ces événements. Cf. Tac, Ann., II, 44.
Ibid. — Pelagoniam. La Pélagonie. canton de la Macédoine, au nord, dépendait de la Péonie. Son cbeMieu est maintenant Starachino.
Ibid. — Scia/hum et Peparethum. Sciatbos (Sciati) et
Péparètbe ( Pépéri ) sont des Iles de la mer Egée . dont
la seconde surtout était reuommée pour ses bons vins.
Elles appartenaient à la Tbessalie.
Ciip. XXIX. — Consilium /Etolorum. Les Étolieni se rassemblaient ordinairement chaque année , en automne, à Thermos , ville dont Pline atteste la splendeur. On y célébrait des jeux pendant lesquels il se faisait on grand commerce. De la les assemblées générales des Étoliens ont aussi été appelées Thermica. De même qu'on les nommait Panatolia, celles des Béotiens étaient appelées Pambœotia, celles des Achéens Panachœa , etc. L'assemblée dont il s'agit ici eut lieu à Naupacte (Lépante) , ville principale de la Locride. Voyex Polybe, V, 8; Tite-Live, XXVIII, 41; Strab., X, p. 469; Archéol. de Potier, I, vers la fin.
Ibid. — Conventus agit. « Est convenlus , dit Festus , quoties populus ad judicium a magistratu vocatur. •
Ibid. — Elato. Crévier observe que c'est le terme propre, puisqu'il désigne l'action d'enlever un mort de sa porte où il était exposé. Voyez la note sur le ch. vm du livre II, 1. 1, p. 789.
Ibid. — Crudelius. Adverbialement. D'antres ont lu : prodigium relicta crudelius, etc., en rapportant ce mot à prodigium.
Ibid. — Triennio, en ne comptant pas les nombres extrêmes. Voyez XXIX, 12.
Ibid. — Cw vos mutetis non video. Les Etoliens, dont toute la conduite pendant les guerres de Macédoine, démontre le fol orgueil , s'étaient toujours mis sur la même ligne que les Romains, et ils comptaient les employer comme des alliés utiles , mais peu dangereux , pour conquérir sur Philippe la prééminence en Grèce. Aussi ce discours , quelque propre qu'il fût à les éclairer sur leurs vrais intérêts , ne les convainquit pas. Ils se croyaient trop forts ponr s'appliquer les exemples qu'on leur citait, et pour craindre la fallacieuse protection des Romains. Nous les verrons embrasser le parti de Rome à la première nouvelle d'un faible avantage remporté par le consul. Voyez ch. xxxvn et xl.
Chap. XXX. — Cum infernis, etc. Il avait offensé les dieux des enfers en renversant les tombeaux , et ceux du |
ciel en détruisant les temples. Polybe ( 1. XVIII, chap. xxxvii, 1 10) rapporte qu'un des généraux de Philippe avait élevé à Naxos nn autel à l'Impiété et à l'Injustice, dérision sacrilège qui dénote bien le désordre et la corruption des mœurs de ce siècle. Voyez la note sur le ch. xli du liv. XXXIII.
Ibid. — Urbem colentes deos. IloXiaaoOxoi ou IloXtcûxci ôtot.
Cuap. XXXI.— Cianos. Les habitants de Ci us eoBilhynie, dont Polybe ( XVI, 21-23 ) raconte la destruction.
Ibid. — Thasios. La fertilité de Thasos (Thasso) avait passé en proverbe. Voyez Hérodote, II, 44) Virgile, Georg.. Il, 91 ; Pline, XIV. 3.
Ibid. — Ab externis tyrannis. Ces tyrans étrangers étaient Epicide et Hippocrate, deux frères carthaginois.
Ibid. — Indignari signifie ici se plaindre, reprocher avec indignation ; ainsi on trouve plus bas (XXXIV, 6) : legem abrogari est indignatus.
Ibid. — Plures sibimet. Voy. XXVI, 13 et 16.
CiiP. XXXII. — Pijlaico consilio. TViv ouvoJov miXcûav (Strab., IX, p. 490).
Chap. XXXI II. — Dassarelionim. La Dassarétie était une province illyrienne. Voyez Pline, III, 25, et IV, 1.
Chap. XXXIII. — Ad Lyneum. ville de KEordée à l'ouest de la Macédoine. Voyez XXVI, 25. Le Bévus est unfieuve voisin de la ville de Béva.
Chap. XXXIV. —Mille passus. Plusieurs éditions lisent ducenios passus. Mais mille qui se trouve dans un manuscrit semble mieux s'accorder avec ce que dit l'auteur, au chapitre suivant, de la distance des lignes romaines. La traduction n'est pas d'accord ici avec le teste.
Ibid. — Aihaco. Athacus, dans la Candavie, sur le Génusius.
Ibid. — Admiratus esse dicitur. On raconte la même chose de Pyrrhus. Sur la disposition des camps romains, voyez Lips., Mil. rom., V, 1.
Chap. XXXV. — TraUes ( Illyriorum id, sicut aiio diximus loco, est genus). Voyez XXVII, 52.
Chap. XXXIX. — Ortholophum, dans la Pénestie .
Ibid. — Stuberam. Cette ville, appelée Srû&ppa par Polybe, XXVIII, 8, et ÏTo^êapa par Sirabon, VU, 7, 9, p. 527 , était dans l'IIlyrie au sud des Deuropes, entre l'Axius et l'Erigone.
Ibid. — Pluvinam. Ville de la Deuropie, à l'est de la précédente.
Ibid. — Bryanium. Dans le même pays» près de l'Erigone.
Ibid. — Osphagnm. Ce fleuve se jette dans l'Erigone.
Ibid. — Erigonum. Cette rivière, que Poacqneville a cru reconnaître dans le Karasmack, se jette dans l'Axius» Voy. XXXlX, 55.
Ibid. — Eordœam. L'Eordée, qu'il ne faut pas confondre avec la contrée de l'IIlyrie grecque, nommée Eordate, se trouve en Macédoine. Ses frontières touchaient à la ville d'Edesse. a. XLV, 50 ; Arrien, 1, 7, Pline» IV, 10.
Ibid. — Propere permuniit. Cette leçon est une correction de Jacobs. On trouve dans quelques manuscrits opère permuniit, dans d'autres permuniit seulement.
Ibid. — Prœlongis hastis. Cf. IX, 19 ; Lucaio, Pharsal., VIII, 298, et X, 47.
Chap. XL. — In Elimeam se recepit. Le consul, qui avait pénétré au cœur de la Macédoine, battit en retraite parce qu'il ne croyait pas prudent de restera l'approche de l'hiver et avec deux légions seulement dans un pays où il n'y avait pas de forteresse et où la famine pouvait l'assaillir. Un seul revers eût alors suffi pour l'exterminer. D'ailleurs, si Sulpicius ne réussit pas à terminer la campagne d'une manière décisive, s'il se vit contraint de sortir de la Macédoine, presque aussitôt après y être entré, c'est qu'il n'avait pas compris , comme le comprit plus tard Flamininns , qu'il fallait d'abord détacher la Grèce de Philippe, afin de le vaincre par elle.
Ibid. — In Elimeam. L'EU niée, entre la Pélagonie, l'Eordée et les Deuropes.
Ibid. — Orestidem. Cette contrée a aujourd'hui pour capitale Castoria. Elle était limitée par l'Elimée, l'Emathie et l'Eordée.
Ibid. — Celetrum. Celte place a été fort bien reconnue par Poucqueville, dans la moderne Castoria, encore entourée de son lac et abordable seulement par une porte et par une étroite chaussée, angustis faucibus. Voyez Poucqueville, Voyage en Grèce, t III, p. 8.
HISTOIRE ROMAINE. — NOTES
Ciip. XL. — Pelirnn. Ville dlllyrie, à l'extrémité du ta de l'Ocbrida. Il y en avait une antre de ce nom en
TbfHalie.
Iiio. — In Oreum. Orée, autrement appelée Istiée, était la capitale de l'Istiéotide, canton de l'Enbée. Elle était sur le canal qui sépare l'Enbée de la Thessalie.
Cbap. XLI. — Cercinium, an pied de l'Ossa, près dn IteBébéis.
Ino. — Bceben. Le lac Bébéis que les modernes appellent Carias était en Thessalie, vers l'embouchure du Pénee. Hom., //. 11,711; Strabon, IX, p. 436; Pline, IV» 8,(5.
IsiD. — i£to/i, inopia prcedœ. « Les Etoliens, peuple brigand, pirates de terre, dit M. Micbelet, se mêlaient aux guerres de leurs alliés pour butiner. Quand on leur demandait de ne plus piller, ils répondaient : ■ Vous ôteriez plutôt l' Etoile de l'Etolie. •
Ibio. — Perrhœbiam. La Perrbébie répond, à ce qu'il parait, an canton de Zagori, et s'étendait sur le versant occidental du Pinde. Voyez Gellar., Geogr. anU, H, 15.
Iiid. — Cyretias, au confluent du Pamisus et du Pioéus. Voyez Ptolémée, III, f6.
Ino. — Mallœam, près du mont OEta.
Ibid. — Gomphos. entre les sources du Pamisus et de rioo.
Ibio. — Phecado, entre le Pinde et le Pénée.
Cair. XLTV. — Scylleum. Ce promontoire célèbre est maintenant appelé Capo-Skilli ou Sciglio.
Isa». — Agri Hermionici. La Tille d'Hermione était $ar la côte de l'Argolide.
Ibid. — Adcersus Pisisiratidas décréta. Voyez Justin, 11, 8, 9 ; Àristote, Politique, V, 5.
Cbap. XLV. — Gaureleon. Il serait mieux d'écrire Gaurioo.Xénophon, Hist.gr., dit: (1. I, ch. iv, g 22) Taûpiov
Iiid. — Delium, sur la côte, en face de l'Euripe, On y voyait un temple d'Apollon d'une forme pareille à celle du temple de Délos. Pans., IX, 20; Strab., IX, p. 568, *W; Hérod., VI, 118; Thucyd., IV, 76; Appien, Syr., m; Wessding, sur Diodore, t. II, p. 574, et Holsténius, sur Etienne de Byzance, au mot AiiXio*.
Ibid. — Régi Attalo concessa. Les Romains cherchaient par cette cession à ôter aux Grecs toute défiance. Cest dans le même but qu'ils abandonnèrent également au roi la fille d'Orée. Cf. cb. xlvi.
Ibid. — Cythnum, une des Gyclades les plus méridionales. On a tu an ch. xv que cette ville était occupée par une garnison macédonienne.
Ibid. — Prasias. Cette ville était célèbre par nn temple d'Apollon , où l'on envoyait les prémices que Ton voulait consacrer à ce dieu, à Délos. Strab. IX, p. 599.
Ibid. — Jssœorum, (Lissa) dans la mer adriatique, près des côtes de l'Ulyrie.
Ibid, — Carystiorum. Caryste était une ville et un port de l'Enbée, entre les promontoires Capbarée et Géreste.
Ihd. — Sctjrum, maintenant Scyro.
Uio — Icvm, entre Scyros et Sciathos.
Cuap. XLV.— Cassandrea m . dans le golfe Thermalque.
Ibid. — Canastrœum, promontoire dans le golfe Saronique.
Ibid. — P aliène s. La Pallène était la plus occidentale des trois petites péninsules qui terminaient au sud la Chalcidique, en Macédoine. Elle s'étendait dans la mer Egée, entre le golfe Thermalque et le golfe Toronafque. Hérod., VII, 123; Ptol. f IH, 13; Virg., Georg., IV. 591 ; Ovide, Metam., XV, 357.
Ibid. — Toronœ. Torone était celle des trois péninsules qui était entre les deux autres. Ce cap se nomme maintenant Agiomamma.
Ibid. — Acanthum ( aujourd'hui Erisso ), dans le golfe de Strymon.
Chip. XLVI. — Heracleam. en Thessalie, dans le golfe Maliaque.
Ibid. — Circa Pergamum urente sacra. Pergame possédait entre autres un temple de Vénus et un Nicéphorium, ou bois sacré, dû à la piété d'Eumène, selon Strabon iXIII, p. 624. Cf. XXXII, 53, 54, et Polybe, XVI, 1 ; XVII, 2) et que les Macédoniens pillèrent et dévastèrent.
Ibid. — Ad Zelasium miserunt (Isthmiœ etc.), GronoAë conjecture, avec raison peut-être, qu'à la place de ces deux noms , auiquels on ne peut rattacher aucune localité avec certitude, il faut lire Pholasiam et Isliœœ. Phalasia était un promontoire de l'Eubée, et Orée était aussi appelée Istiée. Voyez Pausao., VII, 26; Cellar., Gêogr., II, 14.
Ibid. — Qiiia ante fuerat tentata. Cf.XXVIII, 5 et suiv.
Ibid. — ■ Larissamque. Capitale de la Pélasgiotide, sur les bords du Pénée. Le surnom de Cremaste ( de xptp.àv, suspendre ) lui avait sans doute été donné a cause de sa situation.
Ibid. — Ageleon, près du cap Léon , sur la côte occidentale de l'Ile de Négrepont.
Ibid. — Murigtioçue pars, etc. Ce passage a donné lieu à bien des incertitudes et a été lu de diverses manières. En mettant quœ super portum est, au lieu de quodques. p. est, on en donne l'explication la plus plausible.
Chap. XLVII. — Quem Cœla vocant, de xgîXo;, creux. On place ce promontoire non loin de Géreste.
Ibid. — Ut sacris interesseU Les grands mystères, dont il s'agit ici, se célébraient au mois de boedromion (septembre); ils commençaient le 15 et duraient neuf jours.
Ibio. — Hœc ta œstate. Cette campagne ne produisit aucun résultat définitif. La Macédoine était évacuée et Philippe en était resté maître. Ce prince ayant toujours évité de s'exposer aux chances d'une bataille générale , n'avait à regretter que la perte d'un petit nombre d'hommes et le ravage de quelques contrées. Mais l'expérience de cette campagne ne fut pas perdue pour Flamininus, qui demeura vainqueur, autant par sa tactique habile que par sa politique astucieuse et par l'adresse avec laquelle il sut détacher entièrement de Philippe la Grèce qui faisait son principal soutien.
Cbap. XLVUI. — Furiœ gentl. Allusion à la victoire que Camille avait remportée sur les Gaulois.
Cbap. XL1X. — De agris militum. Voyez plus haut, cb. iv.
Cuap. XLIX.— Venukinis. Pratarque, Vie de Flamininus, ch. i à la On, cite Narnie et Consa, au lieu de Vémise.
Ibid. — In agro Sedetano. Les Sédétans ou Édétans étaient an peuple de la Tarracooaise, près de la mer. On comptait parmi leurs Tilles principales Éaéta (Livia) et Talentia ( Valence ). Voyez Pline, III, 3.
Ibid. — C. Cornélius Cethegus. Quoique Tite-Live ait omis de le rapporter expressémeut , il parait que ce Céthégus avait remplacé, en Espagne, L. Cornélius Lentulus, que nous avons vu revenir au cb. xx de ce livre.
Ibid. — Ut veritatem.... pop. Rom. videret. Ce passage était fort altéré. Sigonius, qui Ta rétabli, voulait le rendre ainsi : Ut veritas... publica vider etur, correction que Crévier ne juge pas assez conforme au style de Tite-Live.
Chaf. L. — Quia flamen dialis erat. 11 était défendu à ce flamine de prêter aucun serment. C'était, comme nous l'avons dit , le plus considérable des flamines de Jupiter.