LIVRE CIX
SOMMAIRE. — Exposé des causes et des commencements de la guerre civile. -Contestations sur le rappel de César, qui refuse de licencier ses troupes si Pompée ne licencie également les siennes.— C. Curion, tribun du peuple, parle d'abord contre César et ensuite en sa faveur.— Un décret du sénat ayant décidé qu'où enverrait un successeur à César, les tribuns du peuple , M. Antonius et Q. Cassius qui s'opposaient à cette mesure . sont chassés de Rome. — Le sénat ordonne aux consola et à Pompée de veiller à la sûreté de la république. —César, résolu à réduire ses ennemis par les armes , vient en Italie à la tête de son armée ; il prend Cortioium. L. Domitins et P. Lentulus y tombent en son pouvoir, mais il leur rend la liberté. — Pompée et tous ses partisans sont chastes de nulle.
Paul Orose . vu. 2. Cf. Obse^uens , de Prodig. en. cxxv. c Septingentesimo conditionis suas anno quatuordecim / vicos ejns iucertum unde consnrgens flamma consump- « ait : née unquam , ut ait Livius, majore inceodio vas- « tata est; adeo ut post aliquot annos Cœsar Augustus « ad reparationem eorum , quœ tune exusta erant , ma-
• gnam vim pecuniae ex aéra ri o publico largitus sit. »
• La 700 e année de la fondation de Rome, quatorze « rues forent dévorées par les flammes, venues on ue « sait d'où. Jamais, dit Tite-Live, la ville ne fut dévastée « par un pareil incendie; et, plusieurs années après,
• César Auguste dut tirer de larges sommes du trésor « public , pour réparer les ravages du feu. •
Id. VI , |g. cf. Guill. de Malmesbury. Rer. Angl. , llv. II , p. 183 ; Frensh. Supplem. , ch. ix.
« Caesar, Rubicoae flumine transmeato, moi ot Arimi-
• num venit, quinque cohortes, quas tune solas habebat,
• cum quibus , ut ait Livius , orbem terrarum adortus
• est , quid facto opus esset , edocuit. •
• Le Rubicon traversé , César fut bientôt arrivé à Ariminuro, et là il exposa ses desseins aux cinq cohortes qui composaient alors toute son armée, et avec lesquelles, comme dit Tite-Live, il marcha à la conquête du monde.»