LIVRE CXU
SOMMAIRE. — Les débris du parti vaincu s'enfuient et se répandent dans presque tout l'univers. — Pompée se rend en Egypte où le roi Ptolémée son pupille , cédant aux conseils de Pothinus et de son précepteur Theodotus, qui avait sur lui un grand empire, donne Tordre de le tuer. Achtilas, qui s'était chargé de ce crime , l'assassine dans une barque avant qu'il ait mis pied à terre. — Cornélle , sa femme, et Sex. Pompée, son fils , se réfugient dans l'ile de Chypre. — César «'étant mis à la poursuite de Pompée, trois jours après sa victoire , s'indigne et verse des larmes quand Théodotus lui présente la tète et 1 anneau de son ennemi. Il t ntre. non sans danger, dans Alexandrie , dout la population était mutinée. Créé dictateur, U fait remonter Cléopâtre sur le trône d Bgypte; et Ptolémée lui ayant déclaré la guerre par les avis des mêmes hommes qui lui avaient conseillé le meurtre de Pompée, il le défait après avoir couru de grands dangers — Ptolémée s'enfuit dans une barque qui coule à fond dans le
Ni..— Marche pénible de M. Caton et de ses légions à travers les déserts de l'Afrique. — Guerre malheureuse de Cn. Domi tins contre Pharnace.
Prisicien . lib. vi , p. 686 sq. éd. Putsch.
» Castra quoque diversis pariibus Cassius et Bogud
« adorti , haud multum abfuere quin opéra perrumpe-
« rent. »
• Cassins et Bogud ayant aussi attaqué le camp par divers côtés, peu s'en fallut qu'ils ne détruisissent les ouvrages. • ,
« Quo tempore firmandi regni Bogudis causa? exerci-
• tunj in Africam velociter trajicere conatus sit. »
« Dans le temps où il cherchait à faire passer rapidement une armée en Afrique, pour affermir la puissance de Bogud. •
• Cassius gessisset cum Trebonio bellum, si Bogudem
• trahere in societatem furoris posset. »
• Cassius aurait fait la guerre à Trébonius , s'il avait pu entraîner Bogud dans son alliance. *
Sénèque, de Tranq. anim. % en. n. Cf. Orose, vi, t5 ; Dion Cassius, xlvi, ~% ; Freinsh. Suppl., ch.. xmii, Heyue Opmcul. Acad. 1. 1 , p. 119 seq.
« Quadringenta millia librorura Alexandrie arsertint, « pulcberrimum regia? opnlentia? monumentum. Alius
• laudaverit, sicut Livius, qui elegantiae regum ciirteque
• egregium id opus ait fuisse. »
• A Alexandrie, les flammes dévorèrent quatre cent mille volumes, splendide monument de l'opulence royale. Que d'autres le louent avec Tite-Live, qui dit que c'était l'œuvre la plus parfaite du goût et de la sollicitude des rois. •