LIVRE CXIV
SOMMAIRE.— Cédlios Bassus, chevalier romain du parti de Pompée, fait la guerre en Syrie, après avoir attiré sous ses drapeaux une légion qui abandonne et tue Sex. César. — Le dictateur défait à Thapsus le préteur Scipion, Afranius et Juba , et reite mattre de leur camp. — En apprenant cette nouvelle à Utique* Caton se perce de son épée. Son fils acconrt et lui donne ses soins; mais , pendant qu'on s'empresse autour de lui, il rouvre sa blessure et expire, âgé de quarante-huit ans. — Pétreïas tue Juba et se donne ensuite la mort. — P. Scipion , enveloppé sur son vaisseau . finit f>es jours par une mort honorable et avec des paroles dignes de sa mort. Les ennemis criant: Où est le général? il répond : Le général est en sûreté. — Paustus et Afranius sont mis à mort. — Clémence de César envers les fils de Caton. — Victoire remportée dans la Gaule par Brutus , lieutenant de César, sur les Bellovaques révoltés.
Appien, Guerre civile, III, 77, où il faut probablement
lire At€i(4 au lieu de Atëovt , comme l'ont pensé avec raison
Schweighsuser, et avant lui Perizonius , Animado. ffitt . ch. îv Cf. Freinsh. Suppl. . ch. i.
• Voilà ce que plusieurs racontent de Bassus ; mais Tite-Live dit qu'il fit la guerre sous les auspices de Pompée ; qu'après la défaite de celui-ci il rentra dans la vie privée à Tyr : et qu'il corrompit quelques légionnaires, qui le prirent pour leur chef, après avoir tué Sextus. »
Saint Jérôme . Prol., lib. il, in Hoseam.
• Optarem mini con tin gère, quod T. Livius scribit c de C atone; cujus glorise neque profuit quisquam lau- « dando , nec vituperando quisquam nocuit , quum « utruraque summis prediti fecerint ingeniis. Significat • autem M. Ciceronera et C. Caesarem, quorum alter « hiudes, alter vituperationes supradicti scripsit fin. ■
« Je voudrais qn'il pût m'arriver ce que Tite-Live écrit de Caton, que la louange ne fit rien pour sa gloire, que le blâme ne put rien contre elle, quoique des esprits supérieurs s'employassent à l'un et à l'antre. 11 faisait allusion à M. Cicéron et à C. César, dont l'un a fait l'éloge, l'autre la critique de Caton. »