LIVRE LVL
SOMMAIRE. — Dans l'Espagne ultérieure D Juniut Bru tu» remporte uue victoire sur les Gallèques. Moins beureux dans uu coiultat contre les Vaccéens. le proconsul 11. >£milius Lépnlus renouvelle le désastre nunsantin. Pour délier le peuple romain de la foi due au traité conclu par ilancinua, on livre son auteur aux Numautins qui ne veulent pas le recevoir. — Clôture du lustre par les censeurs trois cent vingt-trois mille neuf cent vingt-trois citoyens inscrits. — Le consul Fuivius Flaccus soumet les Vardéeos, peuple d'Illyrie. — En Tbraee, le préteur M. Cosconius défait les Scordisques. — Pour nu ttre un terme a cette honteuse guerre des Nomantins, que faisait durer l'impéritie des généraux, le sénat et le peupe romain défèreut spontanémeut le consulat à Scipion l'Africain. Comme il ne pouvait le pr< ndre saus violer la loi qui défendait de nommer le même homme deux fois consul, il est exempté des lois, comme à son premier consul jt. — La guerre des esclaves . qui avait commencé eu Sicile, n'ayant pu être étouffée par les préteurs, est confiée aux soins du consul C. Fulvius. Le promoteur de cette guerre était un esclave nommé Eunus, Syrien de naissance, qui commença par rassembler quelques esclaves de la campagne, ouvrit les ergastules et parvint à se former u-.e armée. Un autre esclave, nommmé Cléon, rallia autour de lui jusqu'à soixante-dix mille hommes; et les deux troupes réunies commencèrent une longue guerre contre le peuple romain et ses armées.
Prisci'n , liv. xviu, p. H 98 , éd. Putsch..
« Qui Pompeium morbum excusasse feruot, neqoum • inieressetdedilioni,animo8 Numanlinorum initaret. s
« Q. Pompée prétexta, dit-on, une maladie; de peur que sa présence, au moraeut où Manciuus serait livré, u'irrilât l'esprit des Nuniantins. •