‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de laChapitre 74 sur 158 · LIVRE LIX · texte numérisé non relu

LIVRE LIX

SOMMAIRE. — Les Numantins, réduits à l'extrémité par la famine, vienneot se rendre les uni après les autres et se tuer ensuite de k-nr propre main. Scipion l'Africain détruit la ville et en triomphe, quatorze ans après la ruine deCarthage. — Le

consul P. Rupliius termine la guerre des esclaves en Sicile

Aristonicus, fils du roi Eu mène, s'empare de l'Asie- Mineure, qui devait être libre, ayant été laissée en héritage au peuple romain par le testament d'Attale. — P. Licinius Crassus , consul et grand pontife (ce qui n'était jamais arrivé auparavant), sort de l'Italie pour combittre Aristonicus. Il est vaincu et tué. — Le consul M. Perpenua défait Aristonicus, qui se rend à discrétion. — Le lustre e>t fermé par les censeurs Q. Pompéius et Q. Métellus, choisis tous dtux pour la première fois parmi les plébéiens. — Le cens donne trois cent sept mille huit cent vingt-trois citoyens , outre les veuves et les pupilles. — Le censeur Q. Métellus propose de contraindre tous les citoyens à se marier pour avoir des enfants. Le discours qu'il prononça dans cette circonstance existe encore, et Cé»ar Auguste, quand il s'occupait d'encourager le mariage dans les différents ordres de l'Etat, le lut daus le sénat parce qu'il semblait composé pour la circonstance. — Le tribun du peuple , C. Atinius Labeo , veut faire précipiter de la roche Tarpélenne le censeur Q. Métellus qui l'avait omis sur les listes du sénat t il en est empêché f.ar l'intervention des autres tribuns. — Le tribun du peuple Carbon présente une rogation pour permettre au peuple de nommer le même tribun autant de fois qu'il voudra Se pion l'Africain s'élève contre cette proposition dans un éloquent discours où il disait que la mort de Tib. Gracchus était méritée. — Gracchus défend la rogation; mai* l'avis de Scipiou prévaut. — Guerres entre Antiochus, roi de Syrie, et Phraate, roi des Partbes. — L'Egypte n'est pas dans une situation plus calme. Ptolemée Évergète. i|ue son excessive cruauté rendait odieux aux siens, voit son palais incendié par le peuple, et s'enfuit à Chypre. Cléopâtre, sa tenir tt son épouse, qu'il avait répudiée pour épouser la fille de ce lie-ci. vierge encore , et * laquelle il avait fait violence, est appelée au trône par le peuple, Ptolemée irrité fait mettre à mort, en Chypre, le fils qu'il avait eu d'elle, et envoie à la mère la tète, les mains et les pieds de son enfant. — Troubles excités par Fulvius Flaccus. C. Gracchus et C. Paplrius Carbon, triumvirs nommés pour le partage dei terres. P. Scipiou l'Africain, qui s'était montré leur adversaire, est trouvé mort dans son lit. quand la veille 11 était rentré chez lui plein de santé et de vigueur. Des soupçon* d'empoisonnement se portent sur son épouse Semprooia, en raison sur out de ce qu'elle était sœur des Gracques, ennemis des Scipions. Cependant cette mort n'est l'objet d'aucune enquête. Scipion mort, les séditions triumvirales recommencent avec plus de fureur. — Le Iapydes font éprouver au consul Sempronius un revers qui est bientôt réparé par une victoire . due surtout au courage de D. Junius Brutu« , le même qui aval» soumis la Lusianie.

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