LIVRE LXX
SOMMAIRE. — Manius Aquillius, accusé de concussion, refuse de prier lui-même ses juges. M. Antonhis , chargé de le défendre , déchire la tunique de son client pour montrer les honorables cicatrices dont sa poitrine est couverte. Cette
vue le fait absoudre san * ' ésitatlon. Ce fait ne s'appuie que sur le témoignage de Clcéron- — Le proconsul T. Didius obtient quelques avantages contre les Celtibériens.— Ptolémée. surnommé Apion, roi de Cyrène . nomme, en mourant, le peuple romain son héritier : le sénat donne la liberté aux villes qui avaient fait partie de son royaume. — Ariobarzane est rétabli , par L. Cornélius Sylla , sur le trône de Cappadocc. — Des députés parthes , envoyés par Arsace , leur roi, viennent trouver Sylla pour demander l'amitié du peuple romain. — P. Rutilius, s'étant attiré la haine de l'ordre équestre , en qui résidait le pouvoir judiciaire, parce qu'il s'était opposé, en Asie, aux injustices des publicains, lorsqu'il était lieutenant du proconsul Q. Mucius, est condamné comme coupable de concussion, malgré son extrême probité, et envoyé en exil. — Le préteur C. Sentius n'est pas heureux daos son expédition contre les Thraces. — Le sénat , fatigué des excès auxquels se livraient les chevaliers dans l'exercice du pouvoir Judiciaire, commence à faire tous ses efforts pour que ce pouvoir lui soit transféré. M. Livius Drusus ; tribun du peuple , appuie les desseins du sénat. Jl emploie, pour augmenter sa puissance, un moyen dangereux , en excitant le peuple par l'espoir des largesses. — Il est en outre parlé , dans ce livre , des guerres des rois de Syrie.