‹ Commentaires (volume 2)Chapitre 1 sur 105 · II AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

II AVERTISSEMENT

seconde. Ce n'est pas qu'il ait été un fanatique de religion : les querelles religieuses lui déplaisaient ; mais il avait le tempérament fougueux : une fois lancé, il ne savait plus se contraindre. « Encore que les gens de guerre ne soient pas fort religieux, dit-il quelque part, ils prennent parti, et étant engagés, ils suivent puis après. » Il s'engagea pour son compte et suivit aussi loin qu'on puisse malheureusement faire. A la fin de son quatrième livre, il annonce qu'il va écrire les combats où il s'est trouvé durant les guerres civiles « dans lesquelles, ajoute-t-il expressément, il m'a fallu, contre mon naturel, user non-seulement de rigueur , mais de cruauté. » Terrible époque où les passions politiques, sociales même, ont contribué, autant pour le moins que les passions religieuses , à déchirer pendant quarante années la France ! Les intrigues politiques dont Montluc avait en partie démêlé les trames, l'exaspéraient par-dessus tout. « Les enfants, dit-il, pourront juger à qui il a

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