CHAPITRE XXIV
Sor !«■ oiaenn des ludiem de ce peyi.
DiPDu l'Ile de Bltlhado» tous les naturels que nous vîmes, ont pour usi^ de ne pas coucher aTee leurs flemmes à partir du mo* Baient où elles sentent qu'elles sont enceintes, jusqu'à ce que deux ans se soient éoouJIés depuis leurs eouehef • Les mères allaitent
ikMDt en ctatdesr procsrcr^Es-Biè^i^ ne  ikOQfTitsre. 3Egg3 I#t^ (ksakikBCS p>iixr>i^B:i ib les dnaâent aina. ik bow» Rpaarr«s£ qoe c'était â cause de la nrdc des ilir^ Sourent il est arriré q.je doos les avens tss rester dienxoo trois ,V'Orsan3 ■Mrrq-.ct ^:n^ qiiHôts mciDe quatir. Vtxia poiirq:x:< ils ^ss nonrri^Aent si lor.gtemps à la BamcIIe. a^trem^nt il? sd-aieol exposés â iDourir de fkim a=T époques des disettes , et si oo les bissait scpporter ces privations , ils dericndrajciil d'un tempérament délicat et sans fore. Lorsque pahasard qndques-uus des leurs tombent ^talades, ils les abandoDiieiit dans b caatpagpe, à moins que ce ne soit leurs fils. Ceux qui ne peuvent pas suivre lesantres, rcstmt; mais Mc'estun de lem*s enfrntB ou de leurs frères» ils l'emportent sur ban épaules. Tous «it rumge de quitter leurs femmes lorsqu'ils ne Raccordent pas , et ib épousent qui ils veulent. Ceb a lieu bn-squlb n'ont pu d'en*
d'altar nuvbz cabbça de vaca. 187
fants y mais dans le cas contraire ils ne se séparent jamais.
Lorsque dans une peuplade il s'élève une querelle, ils combattent jusqu'à ce qu'ils' soient harassés de ûtigue , puis ils s'en vont chacun de leur côté : quelquefois les femmes les séparent en se mettant entre eux ; mais les hommes ne peuvent pas le faire. Quelles que soient leurs querelles particulières, jamais ils ne se servent d'arcs ni de flèches. Aussitôt qu'ils ont fini de se battre , et que leur rixe a cessé, ils enlèvent leurs maisons , leurs femmes et leurs enfants, et vont vivre loin des autres, jusqu'à ce que leur colère soit apaisée ; alors ils retournent dans leur village, et redeviennent amis comme si rien ne s'était passé , et sans qu'il soit besoin de les récon*cilier. Lorsque les Indiens qui ont eu une querelle ne sont pas mariés , ils vont dans une peuplade voisine et ils y sont bien reçus, quand même ils seraient ennemi^. On se réjouit de leur arrivée , on leur Tait tant de pré-
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aents, que lorsqu'ils retournent dans leurs villages, après que leurs chagrins soot passes 9 ils se trouvent fort riches.
Tous scmt guerriers, et aussi adroits pour se tenir en garde contre leurs ennemis que s^îls eussetat été élevés en Italie et habitués i une guerre continuelle. S*ils se trouvent dans un endroit ou les ennemis pourraient leur nuire, ils établissent leurs cabanes sur la lisière d'un bois épais , ils creusent tout auprès un fosaé où ils dorment, les guerriers se rebrandient derrière des branches d*arbres très-minces, ils y pratiquent des meurtrières, et se tiennent si bien cachés, qu'mi ûe les aperçoit pas, même étant tout près à^ux. Un chemin trèsétroit conduit au milieu -de la forêt, là ils préparent un endroit où s'établissent leurs femmes et leurs enfknts* Lorsque la nuit arrive ils font de la lumière dans leurs cabanes pour faire croire aux espions qu'ils j sont , et avant la pointe du jour ils retournent pour rallumer ces feux. Si par hasard les enne-
d'alyak MOina cabbça db vaca. 189
mis y vont , ceux qui sont en embuscade dans le fossé , les attaquent sans quitter leur poste, et leur font le plus grand mal aans être jiperçns. Lorsqu'il n'y a pas de forêt où ils puissent se cacher, ils s'établissent dans une plaine, à Tendroit qui leur semble le plus pro" pice, et ils s'environnent de tranchées re« couvertes de branches trés*minces : ils y pratiquent des ouvertures par lesquelles ils hat^ cent des flèches sur l'ennemi, ils font ee# travaux .dans la naît. Du temps que j'étais cbezMes Aguenes, leurs ennemis «rrivére&tà Timproviste au milieu de la nuit , les attaqué» rent , en tuèrent trois , et en blessèrent beaucoup d'autres. Les Aguenes abandonnèrent leurs maisons et s'enfuirent dans les bois; mais y quand ils eurent appris que les autres s'étaient en allés, ils revinrent chez euxy ramassèrent toutes les flèches que ceux-ci leur avaient lancées, ils se mirent à leur poursuite le plus secrètement possible, et arrivèrent la nuit même à leurs cabanes
190 RBLâTlON d'âLVâ^ NUNBZ CâBBÇA D£ VAGA.
saDS être aperçus. A la pointe du jour ils les assaillirent, leur tuèreut cinq hommes, en blessèrent un grand nombre, et les forcèrent d'abandonner leurs demeures, leurs arcs, et tout ce qu'ils possédaient. Quelque temps après les femmes des Indiens , nommés Quevènes , arrivèrent , se concertèrent avec les Aguenes, et firent la paix; cependant les femmes sont presque toujours la cause des guerres. Dans leurs inimitiés particulières ils se tuent en trahison pendant la nuit , et commettent les plus grands actes de cruauté; mais cela n'a pas lieu entre parents.