‹ Commentaires d'Alvar Nuñez Cabeça de Vaca (volume 2)Chapitre 85 sur 130 · ag · texte numérisé non relu

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Domingo dlrala y afin qu'ils leur donnassent la permission et les secours nécessaires pour se rendre à la côte du Brésil. Ceux-ci y consentirent pour les satisfaire, parce que ces gens étaient ennemis du gouverneur, car il. les avait empêchés de faire un voyage qu'ils voulaient entreprendre : on leur accorda donc cette permission , et ils reçurent des officiers tout ce qu'ils désiraient pour se rendre au Brésil. Ils emmenèrent six Espagnols et des Indiennes qu'ils instruisaient dans la religion.

Pendant sa captivité , le gouverneur avait demandé plusieurs fois aux révoltés de le laisser nommer un lieutenant du gouverneur au nom de sa majesté « afin de faire cesser les révoltes 'et les malheurs qui avaient lieu chaque jour I et pour ramener la paix et la justice dans ce pays. Après avoir fait cette nomination , il consentait à se rendre devant le roi pour lui rendre compte de tout ce qui s'était passé et de sa conduite actuelle. Les officiers lui répondirent que, du moment de son arrestation ,

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ses lettres de nomination avaient perdu toute leur foroe , qu ils ne pouvaient en faire usage , que la personne qu'ils avaient choisie suffisait. Chaque jour ils se présentaient dans sa prison , le menaçaient de le poignarder et de lui couper la téte« Le gouverneur leur dit que , quand ils seraient déterminés à le faire, il les jHriaity et même s'il était nécessaire, il les requérait , au nom de Dieu et de sa majesté, de lui donner un religieux ou un prêtre pour le confesser. On lui répopdit que s'il y avait un cottfbsseur à lui donner , ce serait Francisco d'Andrada ou un autre prêtre biscaien ( c'étaient deux chefs de l'insurrection ) , que s*il ne voulait pas d'eux il n'en aurait point ; car ils regardaient tous les autres comme leurs ennemis à eux, et ses intimes à lui. En effet ,

ils avaient emprisonné les prêtres Anton d'Escarera, Rodrigo d'Herrera et Luys de Miranda , parce qu'ils leur avaient dit et disaient encore , que l'arrestation du gouverneur était

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de fouet; il fut proclamé traître , et l'on prétendit qu'il avait été infidèle au service de sa majesté parce qu'il avait voulu délivrer le gouverneur.

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comment ils conspiraient, et si Ton pratiquait des mines sous terre. Un grand nombre furent estropiés des mains et des jambes par les tourments. Q>mme Ton écrivait sur les murailles de la ville des inscriptions disant : Tu dois mourir pour ton roi et pour ta loi^ les oflSciers , Domingo dlrala et ses magistrats firent des recherches pour en découvrir les auteurs, jurant et menaçant de les fiiire punir y et ils arrêtèrent nombre d'habitants qu'ils mirent à la question.

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