CONTENUES DANS CE VOLUME
Paf«s.
Préface deréditenr fraaçais i
ATant-propM S
Cba». K ^ De» OofmmffliUlrfli d'AWay Nnftéc Gibéçii d« -
Vaca i3
Cbaf. Ih «^ Gomiileiit noof pardinet de llladn câp Vert. i^
Chap. III. — te gonremear et son escadre arriTent à SainteOithmiie an Brésili et il débarque krwQ tes trcMv
pes 33
Cbap. IY. -^ Neuf cbrétiei» arriTenI à Samte-CatheHne. 3;
Chat. Y. — Legouycrnenr se hâte de contintier son royage. 43
Chap. YI. — Le gonremetfr et ses tfonpes t'avancent
dans Vintérienr du pays ... 47
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DES MATliRBS. 5o3
Cbip. XX, — Le gonremeiir ordonne d'informer bot la plainte qn*on loi avait soumise is5
Chàp. XXI. — Le gouverneur et ses gens passent le 'fleuve. — Deux chrétiens se noyent i33
Chàp. XXn. — Le gouverneur envoie des espions à la recherche des Guaycurus iZj
Chip. XXIIL — En suivant Tennemi le gouverneur apprend pourquoi il se portait plus en avant et marchait pendant tout le jour 141
Chàp. XXIV. — De la frayeur qu'un tigre causa aux Espagnols et aux Indiens 146
Cflàp. XXV. — Le gouverneur et son armée atteignent l'ennemi 1 5 1
Chip. XXVI. — Comment le gouverneur poursuit les ennemis 157
Chàp. XXVII. — Retour du gouverneur et de tonte son armée à l'Assomption 161
Chàp. XXVIII. — Les Indiens Agazes rompent la paix. i65
Cbap. XXIX. — Le gouverneur fait mettre en liberté un des prisonniers Guaycurus , et envoie appeler les autres Indiens de cette nation 169
Chàp. XXX. — Le^ Indiens Guaycnms viennent faire acte de soumission envers sa majesté 173
Chah. XXXI. — Le gouverneur ayant fait la paix aveo 1» Guaycurus rend les prisonniers de cette nation. . 177
Chap. XXXII. — Les Indiens Aperus viennent contracter une alliance et se soumettre iB3
5o4 tâtu
CsAT. XXXUl. -^ On jufMMBt pwté cMm kl Agwn dapres l'aTis def religi«EKi det o«|Htom«t ai dai officien de sa majesté, .s i8^
Ca4P« XXXIV. — Le gouTemeur ea^oîe d«i secours a Bnenos-Ayres 19^
GaàP. XXXV. -^ Les trois Espagnols et les Indiens qui étaient allés à la décoiiTerte reriennent snr leurs pas. 199
Ghap. XXXVl. -* On prépare da bois de charpente pour deux brigantins et nne caraTelle so^
Gbap. XXXVII. -^ Les Indiens du pays oflk«nt encore lenrs secours * <..«.. loB
GaAP. XXXVIII. -^ Gomment la Wlle de l'Asson^ition fat incendiée < ... « .... ^ si5
Gbap. XXXIX. —ArrÎTée de Domingo d'Irala sij
Obap. XL. -* Message de Gonxalo de Mendooe. . . • « . saS
Gbâp. XLI. •<-* Le gouTerneor tfnToie 4vk seconr» «iDC gens qui étaient sous les ordres de Gonnlo de If eo*doce . « . . . ^ . . 4 . . 4 . . . . . ^ . . 2sd
Gaâp. XLII. — Gomment quatre chrétiens moururent de leurs blessures pendant cette guerre iSt
GiAP. XLIIL — Les moines prooMnt k fuite. aSg
Gbap. XUV. ^ lA g00T«CBear {Miri pour h déooufwle à la tâte de quatre cent» bommet. 945
Gvip. XLV. -^ LegoaTeraeur àbandowwi une partie des Tirres qtt*il portait^ . . » • 4 94g
Gsàp. XL VI. -*- Le gouverneur s*arr^ pour traiter «Yec les naturels du port d'Ytaqui 4 353
DES MATIÈRES. 5o5
Chap. XLVIl. — On envoie chercher Vinterprélc chez les Payagfuas. . . 261
Chap. XLVlll. — Les cheyaux sont embarqués. ..... sGÔ
Chap. XLIX. — Gomment Juan d'Ayolas fat tué avec ses comparons après avoir débarqué dans ce port. . . 269
Chap. L. — L'interprète et les naturelsqui avaient promis de revenir ne tiennent pas leur parole 277
Chap. LI. — Comment les Guaxarapos parlèrent au gouverneur .".... 287
Chap. LU. — Comment les Indiens de Vintérieui^ s établissent sur le bord de la rivière 291
Chai». LUI. — On érige trois croix à rembotochure de la rivière Ygatu 297
Chap. LIY. — Comment les Indiens du port des Rois cultivent la terre 3o6
Chap. LY. — Gomment les Indiens de Garcia s'établirent dans ce pays , 3i3
Chap- LVl. — Entretiens du gouverneur avec les Chanes. 3 1 7
Chap. LYII. — Le gouvemenr envoie à la recherche des Indiens de Garcia 321
Chap. LYIII. — Le gouverneur tient conseil avec les officiers; il leur fait part de ce qui se passait 325
Chap. LIX. — Message du gouverneur aux Xarayes ... 329 Chap. LX. Retour des interprètes des Xarayes ^41
Chap. LXI. — Le gouverneur se détermine à pénétrer dans Tintérienr 349
GaAP. LXU. — Arrivée du gouverneur au Rio^^liente. -S53
f)o6 TABLE
Pages.
CsâP. LXIll. — Le gouvameur envoie à la découverte 4e la maisoti qui était plus avant dans les terres 35 7
Chap. LXIV. — Retour de l'interprète qui avait été envoyé à Vbabitation indienne 36 1
Gbâp. LXV. — Retour du gouverneur et de sa troupe au port des Rois • 36;
Gbâp. LXYI. — Les Indiens veulent massacrer ceux qui ëlaiciit restés au port des Rois 37 1
Ghap. LXVIL — Le gouverneur envoie le capitaine Mondoce pour chercher des vivres 37S
Gbâp. LXYIII. — Le gouverneur envoie un brigantin monté par le capitaine Ribera pour découvrir la rivière des Xarayes • 38i
Ghâp. LXIX. — Retour dn capitaine Francisco Ribera. . 389
GvA.p. LXX. — ^Le capitaine Francisco Ribera rend compte de son voyage de découverte 39$
Ghàp. LXXI. — Le gouverneur rappelle le capitaine Gozalo de Mendoce 4o3
Gbàp. LXXII. — Hemando Ribera revient du voyage d'exploration entrepris dan» la rivière 411
Ghâp. LXXIII. — De ce qui arriva au gouverneur et a tes gens dans le port des Rois 418
Gbap. LXXiy. — Le gouvernem* étant arrivé à TAssomption, l'on s'empare de sa personne 419
Gbâp. LXXV. — La population se rassemble devant la porte d*lrala .... 417
Çbap. LXX VI. — Des insurrections qui eurent lieu dans U pays il$
DES MATIÈRES. 607
Pagn.
Gbàp. LXXVII. Gomment le gouTerneur était renfermé dans une prison cruelle 43$
Ghap. LXXVllI. — Les insurgés ravagent le pays et s*emparent du bien des habitants 44^
Ghâp. LXXIX. Les religieux quittent le pays 449
Ghap. LXXX. — Gomment les insurgés tourmentaient ceux qui n'étaient pas de leur parti iSS
Ghap. LXXXI. — Les insurgés veulent tuer un régidor qui leur présentait une requête 4^7
Ghap. LXXXIL -^ Les alcades donnent aux Indiens la permission de manger de U chair humaine. .*.... 461
Ghap. LXKXIII. — Gomment les insurgés doivent écrire à sa majesté et lui envoyer un rapport 465
Gba». LXXXI V. — Les révolta font prendre trois fois de l'arsenic au gouverneur pendant son voyage 47S
Relation de Hemando Ribera 483
FIN DS LA TABLB DM MAnSBXS.
VOYAGES
ORIGINAUX
POUR SERVIR A L^HIÎSTOIRB DE LÀ DtoODVIRTB
DE L'AMÉRIQUE
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DE L'AMÉRIQUE
PUBUiS POUR LA PRBMIÉRB FOIS EN FRANÇAIS,
RELATION ET NAUFRAGES 'A&TAH IVVnrSX OABSÇA BS TAOA,
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M. OCCC XZXVl I.
L'avant-propos des commentaires d'Alvar Nunez Cabeça de Vaca , qui forment le tome sixième de cette collection , contient tout ce que j'ai pu découyrir sur la biographie de ce conquérant. Sa relation de la Floride, quoique moins importante relativement à l'histoire 9 est peut-être encore d'un plus grand intérêt sous le point de vue ethnographique. Elle nous fait connaître la position exacte , les mœurs et les coutumes d'un grand nombre de peuplades qui n'existent plus aujourd'hui; renseignements d'autant plus précieux pour nous, que quelques années après , les Français tentèrent à plusieurs reprises de former un établissement
dans ce pays. La véracité du fécît de Gabeça de Vaca, est confirmée par Herrera(Décad. ni, liv. n, ch. 4; <iécad. nr, liv. iv, ch. 4-*; décad. VI, liv. i, ch. 3-8), et par tous les historiens espagnols. On voit à la fin de cette relation de la Floride , que les deux Espagnols qui accompagnaient Cabeça de Vaca revinrent dans leur patrie : le nègre Estevaoieo resta au Mexique , et plus tard il servit de guide à Francisco Marco de Nizza dans l'expédition entreprise pour décou?rir Qbola. Ce malheureux Estevanico fut massacré par les Indiens qui le prirent pour un imposteur parce qu'il s'annonçait comme l'envoyé d'un peuple blanc, lui qui était noir(i).
Les Espagnols qui abordèrent ajMrès Cabe^ de Vaca dans la Floride, trouvèrent des traces de son passage. On peut consulter k cet égard la relation manuscrite du voyage
(i) La relation de Francisco Marco de Nizza le trouTe dan» •ottaetîon de Ramw» el dans odle d'Haolihiyt.
MiBACB. 3
de FpaDoiseo Vazquez de Coronado, par D. Pedro deGastafteda Nagera, qui attiûbve plusieurs fois aux bons traitements exercés par Gabeça de Yaca ^ la canfianee que témoignaient les Indiens : voyez ausai I!histoire également inédite de la Nouvelle -Galice, par D, Matias de la Mota Padilla.
Alvar Nu&ez Gabeça de Vaea fut certainement un ; homme d'une grande énergie , et 50O voyage xà travers le eontinent.septentrional de rAmérîque est une des entreprises les plus hasardeuses* qui jamais aient été tentées. Quant à ses miracles , D. Antonio Ardoino , marquis de Sorito, a publié une Icmgue et lourde dissertation pour eu prouver l'authenticité (i). Cet écrivain y après avoir rassemblé soigneusement toutes les histoires fabulauses que l'on trouve dans les auteurs anciens ou modernes 9 conclut que ces événeinents ayant pu arriver , ceux que raconte
(i) Cette diflMrtation a été inaérée par Barcîa dans les &uiùriadorei primitùfos de las Indias,
Gabccâ de Yaca méritent la même croyance; pour ma part, je le loi accorde bien volontiers.
n .n'est peut-être pas hors de propos <le rappeler en peu de mots les expéditions qui ont précédé celle dont Alvar fit partie.
Quelques auteurs ont prétendu que le continent de la Floride avait été aperçu en 1496 par Sébastien Cabot ; mais ce fut Jean Ponce de Léon qui le premier y aborda. Ponce avait accompagné Christophe Colomb dans son second voyage , et il était devenu gouverneur de File de Boriquen ou de Porto-Rico. Ayant entendu dire aux Indiens que Ton trouvait la fontaine de Jouvence dans File de Biminiy Fune des Lucayes; il équippa deux navires pour aller à sa recherche.
Jean Ponce de Léon partit du port de San-German de Porto^ico , navigua dans la direction du nord , et découvrit » le 27 mars , un continent auquel il donna le nom de Florida : les naturels l'appelaient Jaquara. Cette
PKBPAGE. 5
nouvelle terre fut ainsi nommée, dit Herrera, soit à cause de l'aspect fleuri du pays , soit parce qu'on l'aperçut le dimanche des Ra* meaux , que les Espagnols appellent Pascua Florida (i).
Ponce essaya en vain d'aborder en plusieurs endroits : les Indiens le repoussèrent vaillamment, et lui tuèrent plusieurs soldats. If ayant pas assez de monde pour former un établissement, il se décida a retourner à Porto-Rico, et de là en Espagne, où il obtint en i5i4, de Ferdinand le Catholique le titre d'adelantade des îles de Bimini et de. la Floride (a). Il quitta Séville avec trois caravelles, et se dirigea de nouveau vers Porto» Rico. Il aborda d'abord dans quelques-unes des Antilles , et notamment dans File de Guacana(la Guadeloupe), où les Caraïbes lui tuèrent beaucoup de monde. Cette perte l'obligea
(i) Herrera, décade i , Ht. ix , ch. io« (i) Gomara , ffUt, de las Indiai. Médina del Campo , i553, f* f p. s3.
de rester quelque temps à PortcwRico ^et ce ne fut qu'en 1 5n i qu'il put mettre à la voîle . pour Itt Floride. PoDee de Léon avait à peine mis pied à tetre , qu'il ftit vigoureusement attaqué par les Indiens qui massacrèrent la plus grande partie des Espagnols : leur chef lui-même, blessé d'un coup de llécfae k la cuisse y eut la plus grande peine à gagner rtle de Cuba y où il mourut bientôt après des suites de sa blessure (i).
Francisco de Hernandez de Cordova avait tenté un débarquement en i5i7, entre les deux expéditions de Ponce de Léon , sans être plus heureux (2). L'entreprise de Lucas Vazquez de Ayllon faite en i Sno, n'avait d'autrebutque d'enleverdes naturels pour les faire travailler aux mines de Saint-Domingue. H réussit par des présents à en attirer à bord de ses navires; néanmoins il ne recueillit pas de grands avantages de cette trahison, car ces
(1) p. Martyr, dëcad. tu , ch. lo.
(s) Herrera* décade ii , Ut. ii , ch. 18.
PRBFAGB. 7
Indiens aimèrent mieux se laisser mourir de faim que de travailler pour leurs tyran» (i).
Jean de Verrazano , pilote italien^ au ser» vice de François r% visita en i5a4 la côte de la Floride , et lui donna le nom. de Nouvelles- France (2). Un pilote de Cuba., nMnmé Mîr* vélo, probablement le même dont parie Gabeça de Vaca , y fut jeté par une tempête quelques années après. La description que cet homme fit du pays encouragea Lucas Vazquez de Ayllon à entreprendre en i5a5 une nouvelle expédition qui ne fut pas plus heureuses que les précédentes : il perdit presque tout sou monde , et ne s'échappa qu'avec bien de la peine (3).
Pamphile de Narvaez, qui avait autrefois commandé Tarmée envoyée par Valazquez pour enlever à Fernand Cortez le gouver-
(i) GarcillaMO, de la Vega. Eût, delà Florida , \vr, i, ch. 3.
(i) La relation de Jean de Verrazano , datée de Dieppe , le 8 juillet 1 5 14 , a été insérée par Hacklnyt dans le troisième ▼olome de sa collection ; voyez aussi Ramusio , t. UI.
(3) Garcillasso , \\y, i, ch. m ; Herrera , décad. m, Iît. tiii » chap. 8.
nement du Mexique , soIHcitait depuis long*temps à la cour d'Espagne un dédommagement des pertes qu'il avait éprouvées dans cette occasion , lorsqu'en iSsG il obtint le gouvernement de toutes les terres qu'il pourrait découvrir depuis Tile des Palmes , jusqu'aux confins de la Floride. Il partit pour cette expédition sans se laisser décourager par le mauvais succès de ses devanciers : on verra , par la relation de Gabeça de Yaca , le mauvais succès de cette tentative.
RELATION ET NAUTRAGES
VALLADOLIDf
Dï LIMPRIMEIIB DB PRÂNCISCO FERNARDEZ