‹ Commentaires et lettres (volume 3)Chapitre 32 sur 98 · Probablement Sainte-Christie · texte numérisé non relu

Probablement Sainte-Christie

leurs maisons; et m'asseurant que vous et eulx estes tant afFectionnés au service du roy, ne vous feray plus longue lettre, priant Dieu, Monsieur mon cousin, vous donner ce que désirés '.

D'Agen, ce XXV™^ d'octobre 1567.

Vostre meilheur cosin et amy,

de Moniuc'.

(Copie; Arcb. miin. d'Auch ; Reg. cons. , f" 250.)

DE LECTORE.

[Agen, 26 octobre 1567.]

Monsieur de la Cassaigne, j'ay prié monsieur l'arcediacre Delas, mon cousin, présent porteur, ^ous dire quelque chose de ma part. Je vous prie le croire comme à moy-mesmes, et sur le tout ne laisser poinct sortir aucung de voz soldalz, pomce que le cappitaine Gimont s'en vient avecques moy. Et me re-mectant du tout sur la suffisance du dit sieur arce-

I . Moniuc avait envoyé au baron de Montesquieu, dès le commencement d'octobre, une commission qui lui confiait le gouvernement d' Auch . Montesquiou la renvoya , mettant en avant sa mauvaise santé. Cette charge fut alors présentée au s. de Belloc, qui l'accepta. Mais les consuls refusèrent de reconnaître ce capitaine pour chef, alléguant que la ville était investie du droit de n'être gouvernée que par un de ses quatre barons, dignité qui manquait à Belloc. Ils donnèrent avis de ce refus à Moniuc, qui désigna Montaut (Reg. cons. d'Auch, f" 245). Le bai-on do Montaut écrivit le 4 novembre aux consuls d'Auch pour leur Hf^mander s'ils voulaient le recevoir comme gouverneur {ihid., f» 252).

diacre, ne vous en feray la présente plus longue, priant Dieu, Monsieur de la Cassaigne, vous donner ce que désirez.

D'Agen, ce XXVI"'' jour d'octobre 1567.

Vostre meilleur cousin et amy,

De Monluc.

(Lettre originale; signature autographe; collection de M. le comte deLupé.)

DE LECTORE.

[Thiviers, 7 novembre 1567.]

Monsieur de la Cassaigne, les consulz de Lectoure m'ont escript que vous ne vous voulez contenter de cent livres le moys, que je vous ay ordonné. Je voys bien que vous n'avez pas grand envie de tenir la charge que je vous ay baillée; si est-ce que je ne vous puys en ordonner davantaige, que préalablement je n'aye entendu la volonté du roy, s'il veult mettre un gouverneur dans la ville pour y estre perpétuellement maintenu. Cependant, je vous prie, ne vous faschez point jusques à ce que je seray par delà, que sera bientost. Cependant je vous advise que je ne veux poinct que vous .ayez enseigne. Qui sera fin. Je prie Dieu, Monsieur de la Cassaigne, vous donner ce que désirez le plus.

De Thiviers, ce VII™* jour de novembre 1 567. Vostre meilleur cousin et amy.

(Lettre originale; signature autographe; collection de M. le comte de Lupé.)

^75. — A MONSIEUR l'ÉVESQUE d'aCQS*, A DACQS.

[Limoges, 11 novembre 1367.]

Monsieur, j'ay esté adverty que vous avez accordé à monsieur de Montant, mon nepveu, à la requeste et prière de monsieur le chancellier, ung bénéfice, nommé Villeneufve, que son feu frère tenoit, et qu'à présent vous estes en vollunté de pourveoir dudict bénéfice monsieur de Lisle, vostre frère, et bailler récompense audict sieur de Montault ailleurs d'autre bénéfice de pareille valleur. J'ay bien voullu vous escrire la présente pour vous faire prière et requeste de mectre à effect pour l'amour de moy la promesse qu'il vous a pieu faire audict sieur chancellier et pourveoir celuy que ma niepce, madamoiselle de Montant, vous nommera, dudict bénéfice de Villeneufve, duquel vous en pourrez disposer tousjours à vostre vollunté : vous asseurant. Monsieur, que j'estimeray ce bien et plaisir autant comme s'il avait esté faict à moy-mesmes, et duquel je me revencheray ez endroicts ou j'auray moien m'emploier pom- vous : priant m'acorder ce dessus. Et sur ce je me recommande de bon cueur à vostre bonne grâce, priant Dieu en bonne santé vous donner. Monsieur, longue et heureuse vie.

De Limoges, le 11 novembre 15G7.

Vostre cousin, amy et serviteur.

De Monluc.

(Lettre originale; signature autographe; Bibl. nat., f. fr., vol. 69(4, f" iH.)

1. François de Noailles, ëvêque de Dax (t. I, p. 242. note 2).

[Limoges, 12 novembre 1567.]

Monsieur, j'ay receu vostre lettre et ne double poinct que, en quelque part que vous soyez, vous ne faictes tout le bon debvoir que ung bon subjeet du roy peult et doibt faire, et mesmes vous qui estes des plus affectionnés serviteurs de sa Majesté et que cognoissés le besoing qu'il a d'estre fidellement servy en la callamité de ce temps. Et en cella vous ne faictes que suyvre la coustume de monsieur de Noailhes, vostre frère, duquel j'aime la maison, enfans et tout ce que luy apertient comme les miens propres. J'ay aussi entendu la créance du cappitaine Borde pour le faict du prieuré que vous scavez. Je vous prie que vous faictes de vostre part ce qui est en vous, et je vous asseure que je vous porte sur ma teste, et vous assisteray de tout en ce que je vous pourray aider en cest affaire, de sorte que je ne vous defaudré poinct. Aussi je vous prie que vous faictes pour le cappitaine Montault, mon nepveu, ce que je vous ay escript ce jour d'huy. Qu'est la fin après m'estre recommandé à vostre bonne grâce pour nostre Seigneur vous donner. Monsieur, en santé longue vie.

De Limoges, ce 12 de novembre 1567.

Vostre cousin, amy et serviteur.

De Monluc.

(Lettre originale; signature autographe ; Bibl. nat., f. fr. , vol. 69<4, f° 143.)

[Saint-Julien, 13 novembre 1567.]

Monsieur mon nepveu, les députés de la conté de Fezensac, Aux, Vie et Jegun me sont venus treuver et m'ont monstre la coppie d'une lettre, que vous leur avés escripte, concernant la cottisation de la contribution de Lectoure, me priant les en exempter, tant pour les frais et despens qu'ils ont souffert et souffrent ordinairement, que n'auroyent accoustumé contribuer audict Lectoure mesmement aux troubles arrivés ; à quoy je n'ay volu toucher, ains les ay renvoyés jusques à ce que je seray par dellà pour y entendre le tout. Toutesfoys je vous veulx bien advertir que je ne prétans poinct avoir baillé commission pour ladicte contribution, sinon suivant la dernière cottisation que feust faicte aux autres troubles. Que sera fin, me recommandant de bon cœur à votre bonne grâce, priant Dieu en bonne saincté vous donner, Monsieur mon nepveu, ce que plus désirés \

De Sainct Jullien, ce XIII"*^ de novembre 1567. Vostre meilheur oncle et amy.

De Monluc.

(Copie; Arch. mun. d'Auch; Reg. consul., f» 255.)

1. L'ambassade que les consuls d'Auch avaient envoyée à Monluc, pour le supplier d'épargner cette réquisition à la ville, arriva à Agen pendant l'absence de l'auteur des Commentaires. Sa femme prit sur elle d'accorder aux consuls d'Auch un sursis que Monluc ratifia plus tard (Reg. cons., f<" 240 et 254, v"»).

DE LECTORE.

[Sainte-Foy, 20 noA^embre 1567.]

Monsieur de la Cassaigne, le cappitaine Arné a receu la commission du roy pour faire cinquante hommes d'armes, suivant le pouvoir que je luy en avois baillé. Il m'a dict qu'il vous gardoit la lieutenance comme il vous a promis, toutesfois qu'il seroit bien ayse que vous l'ailliez trouver le plus tost qu'il sera possible, comme il vous escript. Vous adviserez ce que debvez faire en ce faict, car je vois que la compaignie du dict Arné est asseurée et le gouvernement est incertain, de tant que la royne de Navarre taschera par tous moyens à ce que la ville soit remise soubs son auctorité et puissance et qu'il n'y ayt poinct de gouverneur. Je ne vouldroys estre cause que vostre fortune fust retardée et que à mon occasion vous perdiez la lieutenance. Si vous estes en voullonté d'accepter la dite lieutenance et d'aller trouver le cappitaine Arné, j'ay prié mon cousin, monsieur de Panjas, se mectre en vostre place, entre les mains duquel vous remectrez les clefs jusques à ce que je sois par dellà pour y donner ordre. Qu'est tout ce que je vous puis escrire pour le présent, me recommandant de bon cueur à vostre bonne grâce, et prie Dieu, Monsieur de la Cassaigne, en bonne santé vous donner longue vie.

De Sainte Foy, ce XX"" de novembre 1 567. Vostre meilleur cousin et amy,

De Monluc.

(Lettre originale; signature autographe; collection de M. le comte de Lupé.)

[\gen, 31 décembre 1567.]

Monsieur, Martineau à son arrivée de par deçà m'a dit que monsieur le maresehal, vostre frère, a tenu quelques proppoz de moy, disant que j'avoys escript des lettres à la royne, à monsieur de Valence et autres, contre l'honneur de monsieur le connestable; ce que, je vous asseure, ne se trouvera jamais que j'aye escript lettre à sa Majesté par laquelle l'honneur dudict seigneur soict en rien intéressé; et espère, dans peu de jours, envoler ledit Martineau ou autres devers leurs Majestez; par lequel je vous envoyeray la coppie des instructions que j'ay escript à la royne, affin que vous voyez le tout. Quant à monsieur de Valence, il ne se trouvera poinct aussi que je luy aye escript des lettres dans lesquelles il soict fait mention de monsieur le connestable. Et ce que luy ay escript, c'est que j'estoys bien ayse qu'il ne s'estoict poinct trouvé à Meaulx, lorsque le roy en partist, pource que ceulx qui venaient de la cour disoient qu'il y en avoit plusieurs au conseil qui conseillaient le roy de ne desloger dudit Meaulx ; et que moy, pensant que sa Majesté eust oppinion que ceulx qui luy donnoient tel conseil s'entendoient et avoient intelligence avec ses ennemys pour le faire prendre, j'avoys peur que ledit seigneur de Valence s'y fût trouvé; et j'aymeroys mieulx estre mort que sy sa Majesté le taschoit à luy, à moy, ny à aucung de ceulx qui nous apartiennent, de telle intelligence : mais de nommer personne, je ne l'av poinct faict.

i04 LETTRES

ny ne sçay qui sont ceulx-là, pource que je n'estoys poinet en ce conseil, comme vous-mesmes sçavez.

Que je n'aye esté mal content, sci ay; et pensoys que ce fût monsieur le connestable qui m'eust donné une charité, c'est de m'avoir baillé monsieur de Candalle pour contrescarre au gouvernement de Bourdeaulx \ Vous savez. Monsieur, que ce que plus nous devons avoir en recommandation c'est l'honneur; et si à présent me baillent ung contrescarre, ce ne se pourroict faire sans que je feusse touché de desloyauté à l'endroict de mon roy. Et pouvez pencer si j'avoys rayson d'estre mal content, ayant servy ceste couronne l'espace de quarante neuf ans sy fidellement comme j'ay; et pensoys que ce fust le dit sieur connestable qui me eust donné ceste charité. Toutesfoys depuys, ayant entendu que vous et monsieur le mareschal, vostre frère, aviés mandé le dit sieur de Valence que ce n'estoict pas luy, trouverez, sy vous faictes monstrer une lettre que j'ay escripte à monsieur de Villeroy ^, me plaignant de ce fait, que j'en demande pardon audit sieur connestable, le genoil en terre, tout mort ; et que c'est contre quelque autre, m'asseurant, quant vous et le dit siem* mareschal , vostre frère , aurez entendu le tout ,

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