SCENE L
Vers \ I . S'il m'aime, il doit aimer celte digne arrogance Qui brave ma fortune, et remplit ma naissance.
On est toujours étonné de cette foule d'impropriétés, de cet amas de phrases louches, irrégulières, incohérentes, obscures, et de mots qui ne sont point faits pour se trouver ensemble ; mais on ne remarquera pas ces fautes, qui reviennent à tout moment dans Pertharite. Cette pièce est si au-dessous des plus mauvaises de notre temps que presque personne ne peut la lire. Les remarques sont inutiles.
Vers 25. Son ambition seule.... — Unulphe, oubliez-vous Que vous parlez à moi, qu'il étoit mon époux? — Non, mais vous oubliez que, bien que la naissance Donnât à son aine la suprême puissance, 11 osa toutefois partager avec lui Un sceptre dont son bras devoit être l'appui, etc.
Cette exposition est très-obscure. Un Unulphe, unGundeberl, un Grimoald, annoncent d'ailleurs une tragédie bien lombarde. C'est une grande erreur de croire que tous ces noms barbares de Goths, de Lombards, de Francs, puissent faire sur la scène le même effet qu'Achille, Iphigénie, Andromaque, Electre, Oreste, Pyrrhus. Boileau se moque avec raison de celui qui pour son