ACTE IV, SCÈNE IL
qui, pendant près de trois actes, n'a presque rien eu de noble et de grand. Tous les discours artificieux que tient Othon pour se débarrasser de l'amour de Camille, toutes ses craintes de l'avenir, ne peuvent faire naître d'autre sentiment que celui de l'indifTérence. Camille, à la fin de la scène, est jalouse de Plautine ; mais elle est froidement jalouse. Othon ne peut guère intéresser personne en parlant de sa première femme Poppée, qui a été maîtresse de Néron. Camille peut-elle intéresser davantage, en disant qu^elle ne sait point faire valoir les choses, qa^elle ne sait pas quel amour elle a pu donner, mais qyHOlhon aime à raisonner sur V empire? Elle Vy trouve assez fort, et même dune force a montrer qu'il connaît ce que l'empire a d'amorce?
Je crois que cet acte était impraticable.fTout manque quand ( / l'intérêt manque. C'est précisément ce que dit l'auteur de VHis- \ toire du Théâtre français S à l'article Othon : a La partie la plus 1 1 nécessaire y manque ; l'intérêt est l'àme d'une pièce, et le spec- 1 \ tateur n'en prend ici pour aucun des personnages. )>