PAR CORBEILLE
J'aurai de quoi me satisfaire, si cet ouvrage est aussi heureux à la lecture qu'il l'a été à la représentation; et, si j'ose ne vous dissimuler rien, je me flatte assez pour l'espérer.
Il se flatte beaucoup trop. Cet ouvrage ne fut point lieureux à la représentation, et ne le sera jamais à la lecture, puisqu'il n'est ni intéressant, ni conduit théâtralement, ni bien écrit. 11 s'en faut beaucoup.
On a prétendu que ce grand homme tombé si bas n'était pas capable d'apprécier ses ouvrages; qu'il ne savait pas distinguer les admirables scènes de Cinna, de Polyeucte, de celles d'Agisilas et lV Attila. J'ai peine à le croire. Je pense plutôt qu'appesanti par ïkge et par la dernière manière qu'il s'était faite insensiblement, il cherchait à se tromper lui-même.