ACTE II, SCÈNE I
;««7, font de Thésée un héros de CUUe, Les raisonnements d'ahner ou n'aimer pas achèvent de gâter cette scène, qui d'ailleurs est bien conduite ; mais ce n'est pas assez qu'une scène soit raisonnable, ce n'est que remplir un devoir indispensable ; et quand il n'est question que d'amour, tout est froid et petit sans le style de Racine. Cette scène surtout manque de force, les combats du cœur y étaient nécessaires. Thésée, perfide envers une princesse à qui il doit sa vie et sa gloire, devrait avoir plus de remords.
SCÈ\E IV.
Vers 8. Vous pouvez là-dessus vous répondre vous-même, etc.
Phèdre devait là-dessus parler avec plus d'élégance. Cette scène est ennuyeuse, et l'amour de Phèdre et de Thésée déplaît à tout le monde. L'ennui vient de ce qu'on sait qu'ils s'aiment et qu'ils sont d'accord ; ils n'ont plus rien alors d'intéressant à se dire. Cette scène pouvait être belle ; mais quand Phèdre dit que la gloire est le secours d'un cœur bien né, et qu'avoir dit une fois qu'on aime, c'est le dire toujours, on ne croit pas entendre une tragédie.