Dans Vcnceslas
veut mourir, parce qu'il ne peut vivre avec la duchesse d'Irton ; il lui dit :
Mais vivre, et voir sans cesse un rival odieux... Ah ! madame, à ce nom je deviens furieux.
Ce sont là de bien mauvais vers, il est vrai. 11 ne faut pas dire ' ^ je deviens furieux, il fautfaire voir qu'on l'estji^mais si cet Essex avait, dans les premiers actes, parlé en effet avec fureur de ce rival odieux, s'il avait été furieux en effet ; si l'amour emporté et tragique avait déployé en lui tous les sentiments de cette passion fatale ; si la duchesse les avait partagés, que de beautés alors, que d'intérêt et que de larmes! Mais ce n'est que par manière d'acquit qu'ils parlent de leurs amours. î^e passez point ainsi d'un objet à un autre, si vous voulez toucher. Cette interruption est nécessaire dans l'histoire, admise dans le poëme épique, dont la longueur exige de la variété ; réprouvée dans la tragédie, qui ne doit présenter qu'un objet, quoique résultant de plusieurs objets, qu'une
ipassion dominante, qu'un intérêt principal. L'unité en tout y est
»une loi fondamentale.
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