‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 426 sur 574 · DE LA TRAGÉDIE · texte numérisé non relu

DE LA TRAGÉDIE

La tragédie a ceci de particulier que, par la pitié et la crainte, elle purge de semblables passions.

Nous avons dit un mot de cette prétendue médecine des passions ^ dans le Commentaire sur le premier discours. Nous pensons avec Racine, qui a pris le PJiobos et VEleos pour sa devise, que, pour qu'un acteur intéresse, il faut qu'on craigne pour lui, et qu'on soit touché de pitié pour lui. Voilà tout. Que le spectateur fasse ensuite quelque retour sur lui-même, qu'il examine ou non quels seraient ses sentiments s'il se trouvait dans la situation du personnage qui l'intéresse; qu'il soit purgé, ou qu'il ne soit pas purgé, c'est selon nous, une question fort oiseuse.

Paul Bény peut rapporter quinze opinions sur un sujet aussi

Page 1