‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 441 sur 574 · FAUSTUS · texte numérisé non relu

FAUSTUS

Je sers les rois, mon fils, et non pas les tyrans ; Ce n'est point avec vous que je dois me contraindre ; Tout est prêt d'éclater, il n'est plus temps de feindre : Vous pouvez de mon sort parer les rudes coups, Mon innocence enfin ne dépend que de vous. Parlez, vous sentez-vous cette vertu suprême Qui vous fait immoler tout jusques à vous-même?

RO.MULUS.

Seigneur, si jeune encor, je sais mal imiter Vos vertus, qu'aujourd'hui l'envie ose insulter ; Mais s'il faut dans mon sang laver la calomnie, Je préfère du moins votre gloire à ma vie ; Parlez, je promets tout, bien sûr que de ma foi Vous ne demanderez rien d'indigne de moi.

l. Ce héros est probablement cet ancien guerrier à qui Amulius parle dans le fragment qui précède, et qui se trouve compromis aux yeux du roi par ses liaisons avec Faustus. {Xote du premier éditeur.)

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