‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 455 sur 574 · Pièces inédites de Voltaire · texte numérisé non relu

Pièces inédites de Voltaire

La tendre et charmante imposture

En doux propos promet et jure

La chaleur éternelle et pure

D'un feu par l'Amour attisé?

Auriez-vous quelque conjecture

Que son cœur se soit embrasé ?

Moins scrupuleuse, a-t-elle osé,

De son bec tendrement baisé,

Rendre baisers avec usure ?

Et sur sa gorge ronde et dure

Avez-vous un peu reposé

Votre frétillante figure ?

Je yeux sur l'heure être écrasé

Si je ne serais amusé

De me voir en telle posture.

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