Pièces inédites de Voltaire
dJsl^ToZlfl'T ?P''^'^^"^ ^°^t I^^belais n'a pas fait difficulté de se servir aans le prologue de quelques-uns de ses livres.
XIP.
A M. DE LA GOxNDAMlNE.
Vos vers servent à me confondre :
Je sens que je ne puis répondre
V votre style séducteur ;
C'est en vain que je veux semoudre
Le dieu du peuple rimailleur ;
Lui qui m'inspire trop d'ardeur,
A présent me laisse morfondre.
Ma muse, lasse et sans chaleur.
De grands vers ne saurait plus pondre.
Je deviens un sec raisonneur,
Un métaphysique hypocondre.
Avec Pascal un chicaneur,
Un vrai philosophe de Londre.
Et je vous prierai de refondre
Et mou esprit et mon humeur ;
Mais ne blâmez jamais mon cœur,
Car sur un œuf ce serait tondre.