Le Petit Philosophe
2. Après ces mots : Socrate et Aristide ont été persécutés, Voltaire arrache la plume au secrétaire, et écrit de verve de sa propre main : Tout ce que f ai donc à faire, et ce qui suit, jusqu'à la fin du Discours. (A'ute du premier éditeur.)
LE TRIUMVIRAT
On ne vous a point dit de supprimer V article de M. Thieriot, qui finissait votre Discours d'une manière convenable et touchante ; il ne vous demande que de V amitié ; mais 771071 frère et inoi, 7ious voulons plus: 710US désirons que vous y joigniez les éloges que son cœur, son esprit et son talent rnéritent.
VOLTAIRE
Remettons-le de grand cœur !
Et ont signé au bas du 7nanuscrit original :
d'argental, pont-de-veyle, thieriot.
dans tous mes ouvrages, comme ces anciens qui se couvraient des armes fabriquées par leurs mains.
1 Vous, que l'amitié unit à moi depuis vingt ans (et tous mes amis sont de cette date ] ; vous, le dépositaire de mes pensées; vous, l'ami des arts et de la vérité comme le mien, recevez et confirmez ce témoignage que le devoir arrache à mon cœur blessé^ pour la première et la dernière fois de ma vie.
P. S. J'enverrai les corrections d'^^;2^w'e quand j'aurai de la santé.
Mille, tendres remerciements au triumvirat ^.
1. Ce passage, adressé à Thieriot seul, avait été retranché, et Voltaire, d'après l'observation des deux autres juges, n'hésite pas à le rétablir. (Noet du premier éditeur.)
2. Voltaire avait beaucoup à se plaindre de la tiédeur qu'avait montrée Thieriot lorsque tout lui faisait un devoir d'embrasser chaudement la défense de son ami contre le calomniateur Desfontaines, (kl.)
3. On retrouve quelques passages de ce Discours dans le Mémoire sur la Satire,