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Chapitre IX. — Du domaine réel

« ... Car l'État, à l'égard de ses membres, est maître de tous leurs biens par le contrat social... »

Maître de leur conserver tous leurs biens, et tenu de les maintenir.

« ... On respecte moins dans ce droit ce qui est à autrui que ce qui n'est pas à soi... »

Oui, quand ce premier occupant n'a pris que ce qui n'est à personne, et qu'il n'est pas un premier ravisseur.

{( ... Pour autoriser.... le droit de premier occupant, il faut : P que le terrain ne soit encore habité par personne... »

Bon.

« 2° Qu'on n'en occupe que la quantité dont on a besoin pour subsister... »

Pourquoi? S'il n'appartient à personne, je puis le prendre pour mes descendants.

« ... Quand Nunez Balbao prenait sur le rivage possession de la mer du Sud et de toute l'Amérique méridionale, au nom de la couronne de Gastille, était-ce assez pour en déposséder tous les habitants et en exclure tous les princes du monde? »

Contradiction. Ces terrains appartenaient déjà à d'autres.

«... Ceux d'aujourd'hui s'appellent plus habilement rois de France, d'Espagne, d'Angleterre... »

Bien faux. Les rois d'Angleterre ne sont que rois des Anglais.

A la suite de la note qui termine le chapitre IX, Voltaire écrit : Au contraire, les lois protègent le pauvre contre le riche.

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