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Chapitre VIIL — De la religion civile

« ... Ainsi des divisions nationales résulta le polythéisme, et déjà l'intolérance théologique... »

Très-faux. Il n'y eut d'intolérance d'abord que chez les Égyptiens et chez les Juifs.

a ... Mais c'est de nos jours une érudition bien ridicule que celle qui roule sur l'identiié des dieux de diverses nations... »

C'est toi qui es ridicule. Il est constant que le Jupiter, la Junon, le Mars, la Vénus des Romains, étaient les dieux des Grecs.

« ... Les peuples de ce vaste empire se trouvèrent insensiblement avoir des multitudes de dieux et de cultes, à peu près les mêmes partout... »

Non sans doute. Les dieux de Syrie et d'Egypte, ceux du Septentrion, étaient fort différents ; ceux des Perses et des Indiens, encore plus.

« ... Et voilà comme le paganisme ne fut enfin dans le monde connu qu'une seule et môme religion... »

Très-faux.

« ... Ce fut dans ces circonstances que Jésus vint établir sur la terre un royaume spirituel.... Telle fut la cause des persécutions. »

La vraie cause fut la désobéissance de Marcel, de Laurent et de tant d'autres.

« ... Alors la division entreles deux puissances recommença; quoiqu'elle soit moins apparente chez les mahométans que chez les chrétiens, elle y est pourtant, surtout dans la secte d'Ali; et il y a des États, tels que la Perse, où elle ne cesse de se faire sentir. »

Très-faux.

« ... II y a donc deux puissances, deux souverains en Angleterre et en Russie, tout comme ailleurs... »

Point du tout.

«... Telle est la religion des Lamas, telle est celle des Japonais, tel est le christianisme romain. »

Les Lamas et les Japonais sont cités ici mal à propos. Le grand Lama est souverain comme le pape; le Daïra n'est qu'un mufti.

« ... Par cette religion sainte, sublime, véritable, les hommes enfants du même Dieu se reconnaissent tous pour frères, et la société qui les unit ne se dissout pas même à la mort... »

Je suis venu apporter le glaive et non la paix, diviser le père et la mère, le frère et la sœur.

« ... Le christianisme est une religion toute spirituelle... »

Les premiers chrétiens étaient comme les esséniens, les thérapeutes, les quakers.

«... Il y a donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas précisément comme dogmes de religion, mais comme sentiment de sociabilité, sans lesquels il est impossible d'être bon citoyen ni sujet fidèle. »

Tout dogme est ridicule, funeste; toute contrainte sur le dogme est abominable. Ordonner de croire est absurde. Bornezvous à ordonner de bien vivre.

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