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AVERTISSEMENT

Beuchot par le prince Labanof en 1844, c'est-à-dire une dizaine d'années après qu'il eut achevé son édition, et elle est encore dans la collection de cet éditeur conservée à la Bibliothèque nationale ^. Nous avons fait quelques suppressions, bien moins nombreuses que celles opérées par M. Jouaust, ou du moins par l'auteur de la copie qu'il a suivie; mais, nous ne le dissimulons pas, nous en avons fait quelques-unes. Ce n'est pas en publiant les œuvres de l'auteur de la Pucelle et de Candide qu'il eût été à propos de faire acte de pruderie exagérée; cependant, nous croyons qu'il y a en toutes choses une mesure qu'il ne faut point dépasser. Pour ne pas laisser ignorer au lecteur ce qui a déterminé nos suppressions, disons que nous avons éliminé tout ou presque tout ce qui a trait au libertinage contre nature dont on faisait alors un sujet de fréquentes plaisanteries qui aujourd'hui ne paraissent plus tolérables. Ceux qui aiment les grivoiseries en rencontreront encore de quoi copieusement se satisfaire.

Monsieur

Monsieur BEUCHOT,

il 6, rue de l'Université.

Paris, ce 29 avril 1844.

Monsieur,

11 y a bien des années, je vous ai fait mention d'un inanuscrit de la main de Voltaire, qui se trouve à la Bibliothèque de l'Hermitage à Saint- Pétersbourg. Un de mes amis en ayant obtenu une copie, je l'ai apportée ici, afin de vous la communiquer. Veuillez me dire, je vous prie, si vous désirez l'examiner ; je me ferai un plaisir de mettre cet exemplaire à votre disf)Osition pour quelque temps. Ce manuscrit est intitulé le Sottisier.

Enchanté de saisir cette occasion de me rappeler à votre souvenir.

Le prince Labanof,

52, rue Neuve-Saint-Augustin.

i. Réserve, Z. Beuchot, 68 bis.

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