‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 527 sur 574 · I. Presque indccljiiïrable · texte numérisé non relu

I. Presque indccljiiïrable

que Henri de Condé naquit treize mois après la mort de son père. Cela n'est fondé que sur la chanson :

Prince, grâce à la Faculté.

Il dit que les batailles de Constantin sont de Lebrun. Il prend le Père Riquetpour un ingénieur, et Bonrepos pour son fils.

Louis XIV dans sa minorité fut toujours nourri à crédit. Il ne trouva qu'un chenet dans sa chambre, et point de vaisselle d'argent.

En 1672, Turenne commande aux maréchaux de France. Ils ne veulent pas obéir : on l'exile.

« Sire, dit M. de Vendôme au roi, je me flatte que vous me permettrez d'aller dans mon gouvernement. — Monsieur, quand vous saurez gouverner vos affaires, je vous donnerai à gouverner les miennes. »

M"^^ de Schomberg disait au roi des choses très fines. « Madame, lui dit le roi, je vais vous dire une chose bien vaine : j'aurais juré que vous auriez répondu cela. »

Homme à la Bastille avec un masque de fer.

En 1671, la tragédie de Bellérophon^ donne à Racine l'idée de Phèdre.

La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l'esprit humain.

168/t. Louis XIV se levait à huit heures et un quart.

Dès qu'il était habillé, il travaillait avec ses ministres jusques à midi et demi ; ensuite il entendait une messe en musique.

Au sortir de la messe, il allait chez M'"* de Montespan, puis dînait dans l'antichambre deM^^^la dauphine.Les gentilshommes servants le servaient. Monseigneur, M'"^ la dauphine. Monsieur, Madame, Mademoiselle, M"^*= de Guise, quelquefois les princesses du sang, mangeaient avec lui. Après dîner, il travaillait encore. A huit heures du soir, il allait chez M'"' de Maintenon, de là souper, puis chez M'^'^de Maintenon jusqu'à minuit.

1. Tragédie de Quinault, représentée à l'hôtel de Bourgogne en 1670. Le privilège pour l'impression est du mois de février 1671. Dans les OEuvres de QuwauJt, elle a été classée à tort en 1665.

Mai 1685. A onze heures, le doge et quatre sénateurs ^ Il s'appelait Lescaro Impériale.

MotteviUe, 1686. Le roi, amoureux de La Motte d'Argencour, eu fait confidence à la reine, qui le fait confesser et communier.

Jeunesse du roi. — Anecdotes des mœurs.

L'esprit de désordre était partout. Les processions se battaient : Je chapitre de la Sainte-Chapelle contre celui de Notre-Dame, chambre des comptes contre parlement.

Le doge reçu dans la galerie, en velours rouge ; les quatre sénateurs, en velours noir.

Il parla couvert, et ôtait souvent son bonnet de velours rouge.

Le roi parla à chaque sénateur.

Il regardait M"'^ la princesse de Conti avec tant d'application qu'un sénateur lui dit : « N'oubUez pas que vous êtes doge. »

Les quatre sénateurs: Lomellino,Garibaldi,Durazzo,Salvago^ Ce qu'on lui fait dire du roi et des ministres : « Le roi nous

ôte la liberté par ses bontés et par ses vertus ; mais ses ministres

nous la rendent. »

L'évêque de Munster ne fit la guerre aux Hollandais qu'avec l'argent de l'Angleterre.

Parlement. — Le peuple regardait le parlement de Paris comme un corps aussi ancien que la monarchie, fait pour servir de milieu entre le roi et ses sujets, tuteur des rois, père du peuple. La cour le regardait comme un tribunal de justice, et rien de plus. La vérité est que l'autorité et les fonctions de ce corps n'ont jamais été bien réglées, qu'il n'a été puissant que sous les ministres faibles, et il est ridicule de dire qu'il représente la nation. Ce mot seul de parlement fait une partie de sa force. L'exemple du parlement d'Angleterre, et le nom de parlement, qui était autrefois en France tout l'État, nous en impose. Si on ne Pavait appelé que premier président, il aurait eu moins de crédit et moins d'ambition.

On peut faire en France plus qu'ailleurs : car Allemagne et Italie divisées, Espagne dépeuplée, Angleterre troublée, etc., etc.

1. De la république de Gènes; voyez tome XIV, page 290 et suiv.

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