OD'Z
Sur le portrait de M. de Lassé et de madame de Beaune.
La mort seule les sépara.
Leur amitié tendre et fidèle Au monde à jamais servira Ou de reproche, ou de modèle.
Sur l'inégalité des saisons.
Jupiter, fais finir la guerre De ces éléments orageux :
Ne peux-tu faire dans les cieux Ce que Fleury fait sur la terre ?
Pensées détachées.
On fait toujours trop d'honneur aux desseins des hommes. L'établissement des jésuites semble le chef-d'œuvre de la politique : c'était l'ouvrage d'un fou et d'un imbécile fanatique (Ignace de Loyola) ; mais toutes les circonstances se sont réunies en faveur des jésuites. Ils ont tous les tourments de l'ambition, sans en avoir les agréments. Un jésuite gouverne presque un royaume, mais il n'a pas un valet, et sa cellule est sans cheminée; il passe sa vie dans la politique et dans la misère, et se sert de tous les ressorts de la prudence pour conduire sa folie.
On pourrait (au moins poétiquement) comparer deux hommes puissants, qui paraissent ennemis en public et qui en secret sont réunis, à deux arbres plantés à grande distance l'un de l'autre, mais dont les racines se joignent sous terre.
Apprendre plusieurs langues, c'est Taffaire d'une ou deux années ; être éloquent dans la sienne demande la moitié de la vie.
On ne craint pas les ridicules que personne ne peut découvrir ; voilà pourquoi nous faisons hardiment des vers latins et nous chantons des motets, parce que la cour d'Auguste n'est pas là pour se moquer de nous.
.Iules César subjugua trois cents nations en Gaule ; s'il n'y en avait eu qu'une, il n'eût rien subjugué peut-être.
La religion juive, mèredu christianisme, grand'mère dumahométisme, battue par son fils et par son petit-fils.
La plupart des hommes sont comme la pierre d'aimant : ils ont un côté qui repousse et un autre qui attire.
Pour avoir quelque autorité sur les hommes, il faut être distingué d'eux. Voilà pourquoi les magistrats et les prêtres ont des bonnets carrés.
Les deux plus grands protecteurs des belles-lettres ne savaient pas le latin : .AI. Colbert et Louis XIV.
Dans la passion, on reçoit un bon conseil d'un homme trèspeu sage, comme un corps robuste attaqué de maladie peut être guéri par un médecin infirme.
Les pensées d'un auteur doivent entrer dans notre âme comme la lumière dans nos yeux, avec plaisir et sans effort; et les métaphores doivent être comme un verre, qui couvre les objets, mais qui les laisse voir.
Le TcUmaque est une espèce bâtarde : ni vers ni prose. Qu'estce qu'un style qu'il serait ridicule d'imiter ?
Un historien français ou anglais est, à Tégard de Tite-Live et de Tacite, ce qu'un homme qui conte les nouvelles de son quartier est à un ministre qui parlerait des affaires de l'Europe.
On n'est de bonne compagnie qu'à proportion qu'on a de la coquetterie dans Pesprit.
La plupart des partis qu'on prend ne sont guère que des ressources.
L'Académie française est comme P Université : l'une et Pautre étaient nécessaires dans un temps d'ignorance et de mauvais goût ; elles sont aujourd'hui ridicules.
On ne voit en France que des contradictions. Le chancelier est le premier officier de la Couronne, et ne mange pas avec le roi, le parlement lui écrit: Monseigneur, et au premier prince du sang : Monsieur. Un gentilhomme qui écrit à M. de Bouillon : Monsieur, écrit au secrétaire d'État : Monseigneur, et le secrétaire d'État : Monseigneur, à M. de Bouillon.
Un président est méprisé à la cour pour la môme charge qui lait sa grandeur à la ville.
Les comédiens sont entretenus par le roi et excommuniés par le curé.
5o4 APPENDICE.
Les magistrats ordonnent le carnaval, et les religieuses se fouettent pour en demander pardon à Dieu.
Les vendredis, il est défendu aux bouchers de vendre de la viande, el les rôlisseurs en peuvent vendre.
Les dimanches on fermetés boutiques de tableaux et on vend des estampes.
L'Opéra cesse la semaine sainte, et les danseurs de corde jouent.
Le dimanche, qui est le jour du Seigneur, il y a opéra et comédie ; il n'y en a point le jour de la Vierge.
Un prêtre est du premier ordre de l'État, on l'appelle messire ' il fait descendre Dieu sur l'autel. Le même prêtre vient dire la messe pour 20 sols, et on le fait manger avec les laquais.
Le vendredi païen, le samedi juif, le dimanche chrétien.
Quand on ne voyage qu'en passant, on prend les abus pour 1 es lois du pays.
Si les prêtres s'étaient contentés de dire : a Adorez un Dieu et soyez justes », il n'y aurait jamais eu d'incrédules ni de guerres de religion.
Nous sommes malheureux par ce qui nous manque, et point heureux par les choses que nous avons : dormir, etc., n'est point un bonheur ; ne point dormir est insupportable.
Il n'y a que les faibles qui fassent les crimes : le puissant et l'heureux n'en ont pas besoin.
Tous ceux qui ont écrit pour prouver la religion sont la mouche du coche : ils se battent sur la matière et sur l'esprit. C'est se battre de la chape à l'évêque.
Toutes les religions, hors la nôtre, sont l'ouvrage des hommes: c'est pourquoi elles diffèrent. La morale est la même : elle vient de Dieu, et est une comme lui.
Si la lumière vient des étoiles en vingt-cinq ans, Adam fut vingt-cinq ans sans en voir.
Ceux qui ont trop scrupuleusement recherché les principes d'un art se tirent quelquefois tellement du vulgaire qu'ils ne peuvent plus juger de l'effet qu'un ouvrage fera sur le commun des hommes : car, à force de méditations, on ne sent plus, et on ne peut plus, par conséquent, deviner les sentiments des autres.
Les gueux et les voleurs ont un argot ; mais quel état n'a pas le sien ? Les théologiens et surtout les mystiques n'ont-ils pas leur argot? Le blason n'en est-il pas un? Et est-il plus beau de dire gueules ou sinopîe au lieu de ronge et vert, que pitancher du pîvois au lieu de dire boire du vin?
D'où Tient que les Italiens sont de si mauvais philosophes et de si fins politiques ; les Anglais, au contraire? N'est-ce pas que, la politique éîant l'art de tromper, de petits esprits en sont plus capables?
Ceux qui ont écrit sur l'homme n'ont jamais écrit sur l'homme en général. Le Père Malebranche regarde l'homme comme une âme chrétienne ; La Bruyère, comme un Français qui a des ridicules, etc. Celui qui ferait un traité des chiens devrait-il ne parler que des épagneuls? Il y a des hommes noirs, blancs, jaunes, barbus, sans barbe ; les uns nés pour penser beaucoup, les autres pour penser très-peu, etc.
On appelle avare celui qui garde son argent, non celui qui le met en meubles riches et les garde. Cependant celui qui garde cent mille écus en espèces, ou des lustres et des tableaux pour la même somme, est également avare ; mais Tun est utile au public, l'autre non.
La mémoire et l'esprit sont comme la pierre d'aimant, qui devient plus forte en augmentant petit à petit le poids qu'on lui fait porter.
Sermon prêché devant les puces.
Mes chères puces, vous êtes l'ouvrage chéri de Dieu, et tout cet univers a été fait pour vous. Dieu n'a créé l'homme que pour vous servir d'aliment, le soleil que pour vous éclairer, les étoiles que pour vous réjouir la vue, etc.
Il paraît que la Nature nous a donné V amour-propre pour notre conservation, et la bienveillance pour la conservation des autres. Et peut-être que, sans ces deux principes, dont le premier doit être le plus fort, il ne pourrait y avoir de société.
Quand on cherche à traduire, il faut choisir son auteur, comme on choisit un ami, d'un goût conforme au nôtre.
Voulez-vous avoir, en écrivant, de la réputation? Imitez les négociants, qui se gardent bien de se charger de marchandises
oo6 APPENDICE.
comuuuies. Choisissez un genre nouveau, et, s'il n'y en a point, ne faites rien, car il n'y a point de réputation pour vous.
On admire Marot, Amyot, Rabelais, comme on loue des enfants quand ils disent par hasard quelque chose de bon. On les approuve parce qu'on méprise leur siècle, et les enfants parce qu'on n'attend rien de leur âge.
La science de la cour est comme la chirurgie, qui s'apprend par les blessures d'autrui.
Le Père Malebranche apportait les résurrections des insectes en preuve de la résurrection prétendue de l'âme. Il se trompait sur le premier fait aussi bien que sur le second.
Les termes les plus bas sont souvent les expressions les plus nobles. On appelait le maréchal de Luxembourg le tapissier de Notre-Dame.
Les calomniateurs sont comme le feu, qui noircit le bois vert, ne pouvant le brûler.
Un vieillard est un grand arbre qui n'a plus ni fruits ni feuilles, mais qui tient encore à la terre.
Les paroles sont aux pensées ce que l'or est aux diamants ; il est nécessaire pour les mettre en œuvre, mais il en faut peu.
Un imitateur est un estomac ruiné, qui rend l'aliment comme il le reçoit.
Les pensées usées sont les haillons du Parnasse ; mais à présent il y a bien peu d'étoffes neuves.
Un imbécile a dit : a J'ai envie de me faire appeler Virgile et Cicéron, afin que la postérité parle toujours de moi. » Il avait plus raison qu'il ne pensait : la renommée, qui n'est rien, lui appartenait comme à ceux qui ne sont plus, et réellement n'est à personne.
Il y a à présent une inquisition sévère sur les livres ; mais un ministre, en défendant un livre, l'accrédite. Le vrai secret serait de le faire réfuter par un auteur sage et homme de bien.
Un li^re défendu est un feu sur lequel on veut marcher, et qui jette au nez des étincelles.
11 en est de la conversation comme des licences : tout est devenu lieu commun.
SUPPLÉMENT AUX ŒUVRES EX PROSE. bo7
Un livre doit être, comme un homme sociable, fait pour les besoins des hommes.
Quand un homme se porle bien, il a toutes les passions, c'est un vaisseau à toutes voiles. Dans la maladie, il n'a que la passion de guérir, tant la nature est sage.
Les politiques ne sont pas les inventeurs de la religion. Ceux qui ont mis les taureaux au joug ont trouvé leurs cornes toutes faites.
Il n'y a que les ouvriers qui sachent le prix du temps ; ils se le font toujours payer.
Il semble que les Européans soient tous médecins : tout le monde demande comment on se porte.
Trois fameux scoliastes ne sont pas d'accord sur la forme de
la manche des Dacier, Graevius, Saumaise. On se demande
si c'étaient trois tailleurs.
Un simple mécanicien comme l'abbé Xollet, qui ne sait autre chose que les expériences nouvelles, est meilleur physicien que Démocrite et Descartes ; il n'est pas si grand homme, mais il sait plus et mieux.
Les grandes affaires entre les princes, les guerres, les révolutions, sont des orages dont on sent les coups sans connaître les vapeurs qui les ont formés.
Les bienfaits font sur le cœur le même effet que le feu sur nos corps : il échauffe, et, quand il est éteint, on sent encore un peu de sa chaleur, qui s'évanouit bientôt.
Suile des Contradictions.
L'empereur est assez puissant pour faire la guerre aux Turcs ; il ne l'est pas assez pour faire venir un vaisseau à Ostende.
La reine d'Espagne a conquis Oran et la Sicile, donné des lois à l'Amérique, et ne peut jouir de la ville de Gibraltar.
Jésus-Christ envoya ses apôtres pour chasser les démons expressément, et les ordonnances de France et d'Angleterre empêchent de croire aux démoniaques.
En France, les femmes sont régentes, et non reines ; ailleurs, reines, et non régentes.
Je crois que les Romains, avec leur urbanité, n'avaient rien de notre politesse. Des magistrats venaient demander leur dîner, à la porte des riches. On ne buvait point du même vin. Les convives avaient chacun leur portion. Horace loue son ami de ce qu'il ne se fâche point de ce que son ami a pissé sur ses meubles, etc.
Le plaisir donne ce que la sagesse promet.
Les passions sont au goût ce que la faim canine est à l'appétit.
Les États, les lois, tout est fait de pièces et de morceaux.
Ceux qui ne sont qu'éloquents se moquent volontiers des savants : Cicéron osa se moquer de la correction du calendrier par César.
Miracles. ^
Celui du sang de saint Janvier, tous les ans, à Naples. Celui du feu des Grecs au saint Sépulcre, en présence des mahométans, le jour de Pâques.
La sainte ampoule, l'oriflamme ; tous ceux de Tliistoire romaine; toutes ces guérisons innombrables au temple d'Épidaure et à nos Notre-Dame ; tous les sortilèges chez les païens et les chrétiens.
Une chose très-remarquable, c'est que, dans toutes les disputes qui ont partagé les chrétiens, Rome a toujours pris le parti le plus opposé à la raison humaine.
Le lit découvre tous les secrets.
Juifs.
Saint François tua le fils d'un médecin pour avoir le plaisir de le ressusciter.
Marthe dit à Magdelon : « L'abbé Jésus prêche aujourd'hui, allons l'entendre. » Magdelon se met à sa toilette, va ensuite au sermon, donne à dîner au prédicateur.
Dans leur Talmud, il est dit que Dieu se maudit trois fois toutes les nuits pour avoir abandonné son peuple ; gr.,^ Qu'il n'y aura de damnés que ceux qui ont voulu se faire dieux.
On fait tous les ans, à Saint-Jean en Grève, une procession en mémoire d'une prétendue hostie qu'un juif perça à coups de couteau, et qui resta toute sanglante. Même chose à Bruxelles.
Peuple grossier et qui a imité dans ses livres les fables ingénieuses des Chaldéens et des Égyptiens, comme les auteurs barbares de la Légende dorée ont attribué à leurs saints toutes les fables dès Grecs. Par exemple, la boîte de Pandore, inventée en Egypte, l'œuf créé par Orosmade, percé par Arimane, qui y introduisit le mal moral et le mal physique, sont les tableaux d'après lesquels on a fait la copie misérable d'Eve et de la pomme.
Xota que les peuples de la Thébaïde reconnaissaient un seul Dieu, un seul principe, nommé Knef, et qu'ils sont les premiers qui aient imaginé le système de l'immortalité de l'àme. Cependant Moïse, qui admit un seul principe, à l'imitation de ce Knef, n'osa. jamais admettre cette immortalité. Il y a grande apparence qu'il était fort mal instruit, etquil mena un peuple plus grossier que lui.
Ils se coupaient le prépuce en l'honneur de Dieu, chose trèsconséquente. Les Hottentots sont bien plus dévots : ils se coupent une c
Nous cherchons tous le bonheur, mais sans savoir où, comme des ivrognes qui cherchent leur maison, sachant confusément qu'ils en ont une.
Sobiesky, en partant pour secourir Vienne, embrasse le prince Constantin au berceau ; sa femme pleurait : « Pourquoi pleurez-vous? — De ce que cet enfant ne peut vous suivre.» Gela vaut bien les adieux d'Hector.
Physique,
Le mouvement des corps est toujours le produit de leur vitesse par leur masse.
Les fluides résistent aux solides, comme le carré des vitesses.
Les corps ne peuvent peser que selon le plus ou le moins de matière.
La gravité agit en proportion de la matière : c'est pour cela qu'une plume et un louis d'or tombent en même temps dans le récipient purgé d'air. Si c'était la matière subtile qui les fît
tomber, Gomment cette matière subtile, supposée remplir tout espace, ne repousserait-elle pas autant qu'elle pousserait ?
La lumière a une vitesse dix mille fois plus grande que celle d'une balle de canon. Elle vient du soleil environ en huit minutes ; des étoiles fixes, environ en six mois. Huyghens et Hartsoeker ont imaginé de déterminer la distance des étoiles fixes, en diminuant à leurs yeux la grandeur du disque du soleil, jusqu'à ce qu'il ne fût pas plus grand qu'une étoile, etc.
La ligne de direction des corps pesants va au centre de la terre.
Par l'expérience d'une chandelle, on fait voir que la loi de la gravitation agit en raison inverse du carré des distances, c'est-àdire agit neuf fois moins si je suis trois fois plus loin, quatre fois moins si je suis deux fois plus loin, etc. On met un cube d'un pouce, à la lueur, à un pied, d'une chandelle; un cube de deux pouces, à deux pieds : celui qui est deux fois plus loin reçoit quatre fois moins de lumière.
Trois grandes lois du mouvement.
1° Tout corps tend à conserver l'état où il est.
2° Le changement, augmentation, diminution du poids, est proportionnel à la force imprimée.
3° L'action et la réaction sont égales. Il est évident que la réaction de l'eau contre les rames fait avancer un bateau.
Le ressort des corps est une suite de l'action et de la réaction. Descartes tâchait en vain de l'expliquer difficilement par la matière subtile.
Il ne faudrait qu'un point fixe et un poids d'une demi-once pour enlever la terre.
On peut enlever un homme avec un cheveu appliqué à la branche d'un levier.
Il n'y a point d'homme qui ait la force de se lever de son séant sans changer le centre de gravité de son corps.
Il n'y a point d'homme qui ne soulève cinq ou six cents pesant, la force étant bien appliquée, et qui ne puisse résister à l'eflort de plusieurs chevaux qui le tireraient avec une corde.
Les philosophes malabares disent qu'autrefois le soleil avait sept yeux ; ce sont les sept couleurs de Newton.
Toutes les sciences sont à présent comme la lanterne magique : ce fut d'abord une invention admirable ; actuellement les Savoyards la montrent pour cinq sols aux servantes.
Il est faux que ce fiit Jacques Métius qui eût trouvé les lunettes à longue vue ; le journal de Henri IV fait mention de cette invention en 1609, une de ces lunettes ayant été donnée au prince Maurice, qui récompensa l'ouvrier de trois cents écus.
Capra, Galilée, Burgus, se disputent le compas de proportion ; Hautefeuille, Huygliens, la pendule; Serven et Harvey, la circulation du sang : Gutenberg et Coster d'Harlem, l'imprimerie.
Faits détachés et bons mots.
La devise de la maison de Bourbon est : Qui qu'en grogne.
Saunderson, aveugle-né, professeur de mathématiques à Cambridge, a fait un beau traité d'optique.
Luc de Gombrossi S aveugle-né, était bon sculpteur, et, quand il tirait quelqu'un en marbre, il le faisait très ressembler.
Un dominicain demandait une grâce au roi d'Espagne. Le roi lui dit : « J'en parlerai à mon conseil. — Sire, reprit le moine, une dame me demandait hier, à confesse, à quel saint il fallait se vouer pour avoir des enfants : u Madame, lui dis-je, je ne (( m'adresse jamais à d'autres pour les choses que je puis faire (( par moi même. >^
Un capitaine de vaisseau se confessait, en mourant, d'avoir juré toute sa vie. « Mais je me flatte que Dieu voudra bien considérer que j'étais homme de mer. »
La maréchale de Brissac : « Dieu y pensera à deux fois à damner une personne de ma quahté. »
La perte du temps au jeu : « Oui, on perd tant de temps à mêler les cartes ! )>
Madame de Longueville à M. de *** : « Je viens de confesse ; j'y ai été trois quarts d'heure, et j'ai eu le plaisir de n'y parler que de vous. »
Les deux pontifes des deux lois ont commencé tous deux par une apostasie.