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Remarques sur Pobjeucte, acte IV, scène ii

2. Palissot, dans ses Commentaires sur les Commentaires de Voltaire, ne revient pas d'étonnement qu'une idée aussi bizarre, aussi destructive de toute poésie, ait pu se former dans la tète d'un poëte. (G. A.)

Vei-s 71. Et qui, réunissant l'une et l'autre maison,

Tire chez vous l'amour qu'on garde pour son nom.

On a déjà repris ailleurs cette expression tirer Vamour; on ne tire l'amour chez personne.

Vers 74. Si pour en voir l'effet tout me devient contraire.

Tout me devient contmin pour en voir l'effet n'est pas français; c'est un solécisme.

Vers 77. Et les aversions entre eux deux mutuelles Les font d'intelligence à se montrer rebelles

n'est pas français, des aversions qui font d'intelligence! Que de barbarismes !

Vers 81. Le souvenir des siens, l'orgueil de sa naissance, L'emporte à tous moments à braver ma puissance.

remporte à braver, autre barbarisme.

Vers 85 Ce que je vois suivre

Me punit bien du trop que je la laissai vivre

est d'une prose familière et trop incorrecte. Vers 87. Il faut agir de force avec de tels esprits.

On dit entrer de force, user de force; je doute qu'on dise agir de force. Le style de la conversation permet agir de tête, agir de loin; et s'il permet agir de force, la poésie ne le souffre pas.

Vers 91 . Je l'ai mandée exprès, non plus pour la flatter,

Mais pour prendre mon ordre et pour l'exécuter.

C'est une faute de construction ; il faut mais pour lui donner des ordres, car la je doit gouverner toute la phrase. Ne nous rebutons point de ces remarques grammaticales ; la langue ne doit jamais être violée. Phocas parle très-bien et très-convenablement; je ne sais si on en peut dire autant de Pulchérie.

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