‹ Commentaires sur les lois du Bas-Canada; ou, Conferences de lEcole de Droit liée au collége des RR.PP. Jesuites; suivis dune notice historiqueChapitre 94 sur 102 · CV · texte numérisé non relu

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d'une affiliation avec l'université Laval, que les Ecoles étaient les meilleurs juges de leurs propres besoins. On n'a pas davantage consulté M. le docteur Meilleur, qui est Patron, comme le prouve notre pétition présentée au Conseil Législatif par Sir Narcisse Belleau et un compte-rendu de la collation de degrés honoraires par le Collège universitaire de Fordham, dans le True-Witness.

Voici à présent les principes, selon nous incontestables, qu'il est de notre devoir de libeller.

L'Ecole de Droit a existé sans le Collège Ste- Marie, puisque l'ouverture s'en est faite solennellement dans la Salle de Lectures de l'ancienne bâtisse de l'Ecole de Médecine, en présence du Bâtonnier de l'ordre des avocats, et qu'elle y a été depuis le mois de Mai jusqu'au mois de Septembre 1851. Quoique liée actuellement au Collège Ste. Marie, elle a une existence distincte de cela seul qu'elle à des Patrons, dont deux sont toujours ex-officio, l'Evêque et le Recteur. Mais par cela même qu'ils sont Patrons, ils ne sont pas les chefs ostensibles et immédiats de l'Ecole de Droit et le Supérieur des Jésuites n'est pas le Recteur de l'Ecole, mais bien du Collège. Pour donner l'authenticité au Diplôme, qui a été rédigé d'un commun accord, le Recteur du Collège le signe, mais son seing serait de nul effet sans le contre-seing du Doyen de l'Ecole. Il en serait toujours ainsi quelle qu'eût été l'intention véritable et primitive des RR. PP. Jésuites ; mais le R. P. Martin nous avait bien déclaré dès le principe, qu'on avait voulu que la Chaire établie fut aussi distincte que que possible du Collège Ste. Marie ; si les élèves eussent été plus nombreux, il aurait même tenu di sait-il, à cequ'un loyer fût payé pour la salle. Il n'est donc pas douteux qu'en dépouillant la correspondance entre les autorités de la Compagnie, on trouverait de quoi s'édifier là-dessus, et nous

avons effectivement demandé d'en venir-là au R. P. Sache.

Ce ne sont pas les RR. PP. Jésuites qui ont fondé l'Ecole de Droit, qui a existé dans l'Ecole de Médecine ; c'est le Barreau, comme le prouvent le posts-criptum d'une lettre de M. le chanoine Paré, écrite au nom de Monseigneur, et le discours du R. P. O'Reilly à la collation de degrés précitée. Qui dira que le Barreau a eu en vue une classe d'écoliers des RR. PP. Jésuites et que sa demande n'a pas été plutôt une demande d'hospitalité pour l'étude libre des professions légales. Quelle a été cette hospitalité, on ne le peut dire dans le cadre de ce Mémorandum.

M. Huguet Latour a reçu des Jésuites même l'article de son Annuaire ; si les professeurs en Droit y son placés contrairement à toute étiquette, après les professeurs de dessin et de Musique, il y a du moins en titre tc Collège Ste." Marie et Faculté de Droit " et cela distingue suffisamment les deux institutions. L'Ecole de Droit a d'ailleurs un cadre spécial dans le dit Annuaire,

Finalement, l'Ecole de Droit fonctionne régulièrement, suivant un règlement qui a été transmis officiellement au Comité des Examinateurs sur sa spéciale demande par le R. P. Sache, lequel règlement est par là en quelque sorte consacré, le dit comité n'y ayant imprimé aucune marque d'improbatian.

Nous ne devons pas oublier de dire que l'Ecole de Droit a valu au Collège Ste. Marie son acte d'Imcorporation.

Le Doyen de l'Ecole de Droit

BlBAUD.

Montréal 12 septembre 1865.

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