‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource] (volume 2)Chapitre 148 sur 276 · GUL5LER · texte numérisé non relu

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riodo forme; ils conseillent également riodoforme en cigarettes, en suppositoires, en pommade, en glycérolé, et Y huile iodo formée leur a paru pouvoir remplacer avantageusement l'huile iodée.

J'ai souvent employé avec succès des badigeonnages de solution saturée d'Iodoforme dans parties égales d'éther et d'alcool, sur des parties tuméfiées douloureuses, affectées d'inflammations chroniques, sur des engorgements ganglionnaires, des collections séreuses, des arthrites anciennes. Cette solution laisse instantanément se déposer riodoforme solide. La région était ensuite recouverte d'un taffetas ciré, quelquefois de collodion ou de baudruche gommée, pour empêcher l'évaporation.

lODURE DE POTASSIUM.

Ce sel est souvent impur. Il renferme du carbonate et de l'iodalc de potasse, des chlorures de potassium et de sodium et du bromure de potassium. On trouvera dans la Pharmacopée l'histoire thérapeutique de l'Iodure de Potassium (voy. ce mot).

LACTATE iE CHAUX, Lactas calcicus.

Le Lactate de chaux, sans usage par lui-même, peut servir à la préparation de l'acide lactique et des laclates (voy. Acide lactique, Lactate de Fer et Lactate de Zinc).

ïJtharoe. — Voy. Oxyde de Plomb fondu.

MAGNÉSIE BLANCHE. — Voy. CABBONATE DE MAGNÉSIE.

mercure. — Voy. Mercure purifié (Pharmacopée). minium. — Voy. Oxyde de Plomb bouge.

aphte, Naphta.

V Huile de Naphte] est isomère avec l'hydrogène bicarboné ou gaz oléifîant (C*H4). C'est un liquide pâte et très-léger, d'une odeur presque agréable : le plus pur de tous les bitumes. On le trouve en Calabre et en Perse, sur les bords de la mer Caspienne.

Le Naphte, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, l'éther, les huiles lixes et volatiles, possède les propriétés communes des essences (voy. Térébenthine, etc.).

NITRATE DE POTASSE. h\ 9

Il est ulile comme anticatarrhal, connue antispasmodique stimulant et comme anthelminthique. On l'a vante dans les affections chroniques des voies respiratoires, dans la diarrhée, et notamment dans le choléra (Ërn. Cloquet, Morétin, etc.).

L'Huile de ÎNaphtc se prend à la dose de quelques gouttes seulement contre les phénomènes spasmodiques de l'hystéricisme cl des affections nerveuses. Ou pourrait en donner bien davantage pour triompher de certaines névroses rebelles, comme on fait de l'essence de térébenthine. Dans le choléra et le catarrhe pulmonaire, la dose ordinairement employée est celle de 10 à 20 gouttes. On en donne jusqu'à 5 grammes comme vermifuge. Le Naphte est administré en potion avec de l'éther et des aromatiques pour correctifs.

L'Asphalte, le Bitume, le Malthe et même le Pétrole, qui sont d'un goût et d'une odeur beaucoup plus déplaisants, doivent être rejetés de l'usage interne, bien qu'ils produisent des effets physiologiques analogues à ceux de l'Huile de Naphte.

NITRATE ©E POTASSE, AZOTATE ©E POTASSE, SEL DE MITRE, MITRE, salpêtre. JSitras potassicus.

Angl. Nitrate of Potash, Potash Saltpetre, Prismatic Nitre. — Ail. Kali nitricum, Gereinigter Salpéter.

Le Nitre (Az05,KO) prend naissance, surtout dans les climats chauds, aux dépens des matières azotées qui se décomposent en présence de la potasse. Il se rencontre daus les caves] d'Europe et à la surface du sol dans les Indes, l'Egypte, la Perse, etc. Ce sel existe dans les plantes des terres riches en détritus organiques ; le Tabac, le Tournesol, les Ansérines, la Bourrache, l'Ortie, la Pariétaire, la Benoîte, etc., ainsi que dans les animaux qui, tels que les Cloportes, vivent dans les caves et dans les lieux salpètrés.

Action physiologique. — A la dose de 30 grammes, le Nitrate de Potasse a pu causer la mort en produisant une double série de phénomènes, les uns symptomatiques d'une irritation vive des organes digestifs : coliques, vomissements et diarrhée; les autres exprimant des désordres nerveux: étoutdissements, convulsions, tendance syncopale, dilatation pupillaire, insensibilité et paralysie du mouvement. En quantité beaucoup plus faible, le Sel de Nitre produit des effets analogues à la fois à ceux de la Digitale et à ceux des sels neutres. Il occasionne dans la bouche une sensation de fraîcheur qui se continue dans l'estomac et s'accompagne d'un abaissement réel de la température, quand celle-ci est préalablement élevée au-dessus du chiffre normal. La fréquence du pouls diminue d'une manière remarquable en même temps que son développement et sa résistance augmentent. Il s'ensuit une diurèse plus abondante.

De même que les autres sels neutres, notamment le chlorure de sodium et le sulfate de soude, le Nitrate de Potasse relarde la coagulation du sang extrait de la veine, et communique au sang noir une couleur rutilante qui se manifeste

dans le cruor de la saignée chez les sujets empoisonnés par ce sel. A la longue, il produit un état anémique et hydrémique caractérisé par la pâleur des hématies, l'accroissement du nombre des globules incolores, la diminution de la matière grasse et l'augmentation de l'eau (Lôfîler). Le Nitrate de Potasse sollicite aussi l'exosmose du sérum au travers des parois des capillaires sanguins, et agit conséquemment comme purgatif hydragogue, lorsqu'il est ingéré en quantité suffisante ou suffisamment répétée.

Le Nitre passe rapidement dans les urines, sans décomposition, et l'excitation qu'il exerce sur les reins est nécessairement une condition de son action diurétique favorisée d'ailleurs par l'augmentation de la tension vasculaire.

Au résumé, l'Azotate de Potasse est diurétique, contre-stimulant, antiplastique et altérant. Ses autres effets n'ont qu'une importance secondaire.

Substances synergiques, auxiliaires. — Le Nitrate de Soude est le succédané du Nitrate de Potasse, qui trouve des analogues dans le Chlorate de Potasse, le Bromure de Potassium et les sels neutres en général, soit comme sédatif de la circulation, soit comme modificateur de l'hématose, de la crase sanguine et de la nutrition, soit enfin comme diurétique. La Digitale elle-même est un auxiliaire du Sel de Nitre.

Substances antagonistes. — Antidotes. — Les stimulants diffusibles aromatiques, alcooliques et opiacés, les astringents et les sudorifiques, ont une action contraire à celle du Nitrate de Potasse, et peuvent lui être opposés lorsqu'il a été introduit en masse trop forte dans la circulation. Le contre-poison chimique reste à trouver.

Usages. — Modes d'administration et doses. — Le Nitrate de Potasse est ordinairement employé comme diurétique à la dose de 2 à k grammes par jour dans un ou deux litres de tisane de Chiendent ou de Pariétaire, ou de quelque autre boisson rafraîchissante : limonade, décoction d'orge, etc.

Si l'on veut obtenir ses effets sédatifs généraux, on élève la dose à 10 grammes et parfois à 20 grammes par jour, pris de la môme façon. Cependant on peut également administrer le Sel de Nitre en poudre, mêlé à du sucre et de la gomme et enveloppé dans du pain azyme, ou bien délayé dans de l'eau, ce qui constitue la tisane sèch°. Comme diurétique, le Nitrate de potasse est indiqué dans les hydropisies, les épanchements séreux inflammatoires, l'hydrothorax, etc., ainsi que dans les inflammations de l'urèlhre et des organes génitourinaires; mais il ne faut y recourir qu'avec précaution toutes les fois que le rein est congestionné ou enflammé, comme dans la néphrite albumineuse aiguë, l'albuminurie scarlatineuse et même le diabète albumineux chronique. En qualité de contre-stimulant, le Nitrate de Potasse trouve son emploi dans les phlegmasies et les pyrexies, c'est-à-dire dans les affections caractérisées non-seulement par l'exaltation circulatoire et calorifique, mais encore par l'augmentation de la plasticité du sang. La contre-indication se tire du mauvais état des reins, de celui des organes digestifs et du sang. C'est ainsi qu'il a rendu des services dans la période inflammatoire de la fièvre typhoïde

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