SOUS-ACÉTATE DE PLOMB LIQUIDE
forte et communique aux doigts une aprelê remarquable. Sa saveur est à la fois styptique et douceâtre. Versé dans du mucus ou une solution d'albumine, il se combine avec la matière protéique et forme un précipité blanc. Son action chimique sur lés tissus vivants s'explique de cette manière. On l'a vu produire sur la cornée transparente une tache opaque à laquelle succédait parfois une cicatrice et un albugo. Les effets du SoUS-Acélate de Plomb sur tout le Système Sont semblables a ceux de l'Acétate neutre (voy. ce mot) et des sels de Plomb en général (vôy. Plomb). Ainsi son usage externe en lotions sur les ulcères, en injections vaginales, peut entraîner à la longue la cachexie saturnine et une paralysie spéciale, ou d'autres troubles du système nerveux.
Substances auxiliaires et substances antagonistes. — Ce sont généralement les mêmes que pour l'Acétate neutre. Je rappellerai cependant qu'il lie faut f)as l'associer aux acides capables déformer avec le Plomb des combinaisons insolubles : ainsi au tannin, à l'acide suîfurique et aux sulfates solubles. il faut éviter de même l'alcool et les préparations dont il constitue le véhiculé, à l'albumine et aux substances qui en renferment. Toutefois cette précaution n'est de rigueur que si l'on veut obtenir avant tout l'action styptiqùe primitive.
Usages. — Modes d'administration et doses. — L'Extrait de Saturne est réservé pdur l'usage externe. On ie prescrit dans le même but que les autres astringents pour resserrer les capillaires et les tissus, résoudre l'inflammation, favoriser la cicatrisation tics plaies molles et baveuses, réduire la Sécrétion purulente des muqueuses et des ulcères.
Il est employé en lotions, dilué dans une plus ou moins grande quantité d'eau, ou eu onctions à l'état de céràt ou de pommade ; on en arrose aussi des cataplasmes. Dans le premier cas, on Obtient YEau blanche, parce que les carbonates et les sulfates en dissolution dans l'eau impure des sources et des rivières dorment; pat1 double décomposition, du carbonate et du sulfate de plomb insolubles qui se [irêcipiteui. Cette poiidre, inerte d'abord, constitue une sorte de réserve qui se dissout peu à peu au contact des acides du pus oxydé ou de ceux de la transpiration cutanée, et entretient les effets stypiques dit médicament en même temps que son aptitude à s'introduire par absorption dans l'économie. Il se passé quelque chose d'analogue dans l'injection antibleiinorrhagique, composée de Sulfate de Zinc et d'Acétate de Plomb (voy. Acétate de ZincT).
VEau Végëto-minénde de Gaillard, qui est laiteuse, contient 20 grammes de Sous-Acétate de Plomb liquide, 900 grammes d'eau de rivière et 30 grammes d'alcoolat vulnéraire.
Le Cénit dè GvdaM, du Céraï satumU est formé de : Sous-Acétate de Plomb, 10 grammes; cérat de Galicu, 90 grammes.
Dans Yînjection astringente à l'Kïtrait de Saturne, o:j met 5 grammes de ce dernier polir 500 grammes d'eau de rose.
Le collyre d'Acétate de Plomb doit être rejeté, à cause des incrustations qu'il forme et des opacités cornéales parfois indélébiles qu'il laisse à sa suite.
ACÉTATE DE POTASSE, TERRE FOLIÉE DE TARTRE, AcetQS
potassicus.
Angl. Acétate of Potash. — Ail. Kofi aceticum.
V Acétate de Potasse (KO,C4H303) se rencontre dans quelques eaux minérales, selon Geiger. 11 existe dans la séve d'un grand nombre de végétaux, dans la graine de Lin, les feuilles de Séné, l'écorce de Winter et le Gingembre.
Inodore, mais d'un goût savonneux, salé et piquant, il est extrêmement déliquescent, soluble dans l'alcool et dans l'eau : celle-ci en dissout sensiblement son poids.
Action physiologique. — L'Acétate de Potasse, à petites doses, est un léger diapborétique et un bon diurétique. A la dose de 8 à 16 grammes, il détermine des coliques et une purgalion. Dans le sang il se transforme, du moins partiellement, en carbonate et communique en conséquence aux urines une réaction alcaline. Comme la poitrine s'irrite chez les personnes délicates qui font usage de ce sel, on a lieu de penser qu'il est excrété en nature par la muqueuse bronchique en même temps que par les reins, dont il constitue, ainsi que les autres sels neutres, un stimulant efficace, et dont il peut devenir un irritant s'il est employé très-longtemps et en trop grande quantité. Il est vraisemblable que l'Acétate de Potasse s'échappe également avec la sueur.
Les synergiques de l'Acétate de Potasse sont, d'une part, l'Acétate de Soude, les Nitrates alcalins et les autres sels neutres; de l'autre, les sels de Potasse et de Soude à acides organiques, ou les carbonates des mêmes bases. Ses auxiliaires sont les sédatifs du système sanguin, et spécialement la Digitale. Ses antagonistes sont les stimulants difîusibles, les diaphorétiques et les excitants en général.
Usages. — La 7 erre foliée de Tartre s'emploie principalement comme diurétique. Elle convient dans les mêmes cas que le Nitrate de Potasse, c'est-àdire quand les reins sont torpides et lorsqu'il faut augmenter la proportion d'eau sécrétée par ces glandes, soit pour résoudre les hydropisies, soit pour laver les voies génito-m inaires et diminuer la phlogose, comme dans la maladie calculeuse, la blennorrhagie (Hilton, Ambmsoli). De plus, l'Acétate de Potasse a sur le Sel de Nitre l'avantage d'alcaliniser les urines, ce qui le rend utile dans la diathèse urique ; mais, pour la même raison, on doit l'éviter chez les sujets affectés de catarrhe vésical, d'urines ammoniacales et de gravelle phosphatique.
On l'a conseillé avec succès (Easlon) dans le psoriasis, l'eczéma et d'autres dermatoses chroniques rebelles. Son action dans ce cas est sans doute multiple. En excitant la diurèse, il favorise l'élimination des matériaux de la sécrétion rénale ; en se brûlant et alcalinisant l'urine, il assure la dissolution de quelques-uns d'entre eux. Enfin peut-être va-t-il porter son action modifica-