P1NU1KE OFFICINALE
ACTION PHYSIOLOGIQUE. — ■ Le Pissenlit, en qualité d'amer, est tonique et stomachique. Il est aussi diurétique, ce qui lui a valu son nom français. Par ces actions primitives, il amène à la longue des modifications dans la crase sanguine et la nutrition. S'il est mal digéré, le Pissenlit donne de la gastralgie, de la flatulence, des coliques et de la diarrhée.
Modes d'administration et usages. — Le Pissenlit est employé comme dépuratif, apéritif et tonique dans les maladies chroniques de l'appareil digestif, et spécialement du foie, dans celles de la rate, de l'utérus et dans les maladie cutanées.
On en prend le sac, la décoction extrait. Celui-ci à la dose de 60 centigrammes à h grammes, le suc à la dose de 60 à 120 grammes. En Angleterre, on fait entrer la poudre ou Y extrait de Dent-de-lion dans du café et du chocolat. Partout on le mange en salade.
pistachier, Pistacia vera, L. — Térébintiiacées-Anacardiées. Angl. Pistachia-tree. — AU. Pistazicnbaum.
Le Pistachier, originaire de l'Asie Mineure, est cultivé dans le midi de la France pour ses fruits, dont les amandes, de couleur verte, d'un goût agréable, rappellent cependant un peu celui de la Térébenthine, sont servies au dessert, et entrent comme condiment ou connue ornement dans plusieurs préparations alimentaires.
Les Pistaches contiennent de l'huile fixe, une fécule colorée, de l'amidon et une matière colorante verte. Leur saveur sensiblement térébenthinée fait présumer la présence d'une petite proportion d'huile essentielle et de résine.
On en prépare une émulsion et un sirop moins adoucissants que les préparations analogues d'amandes douces, mais convenant mieux dans la période catarrhale de la bronchite. Elles faisaient partie de plusieurs médicaments estimés aphrodisiaques, tels que Y Electuaire sttft/rion, et leur réputation n'était I eut-être pas tout à fait usurpée, puisqu'elles sont légèrement balsamiques.
PIVOINE OFFICINALE, Pœonia officinal i$, lletz. — Resonculacées- Pêo.m \< i'.i s.
^ngl. Piony. — \\\. Pfingstrose^ Pœonie.
dette plante, jadis appelée divine, croît spontanément dans les bois du centre et du midi de la France.
Elle possédait, au dire des anciens, les propriétés les plus admirables pour faire cicatriser les plaies les plus meurtrières, guérir la morsure des serpents venimeux, el conjurer les attaques épileptiques, ou rétablir dans sa normale la raison dérangée. Que reste-t-il de toutes ces merveilles? Peu de choses positives.
Composition. — L'analyse chimique de la racine fraîche, exécutée par Morin, ne dés mue pas cette partie de la plante comme devanl être douée d'une grande activité. Elle se d mposerail en maj< ure partie d'amidon et de ligneux,