VIOLETTE ODORANTE
Angl. Vittie-vayr or Cuscus. — AU. Vetiverwurzel.
Le Vétiver est commun le long de la côte de Goromandel et du Bengale. Sa racine est importée à Bombay sous le nom de Cuscus.
Composition. — D'après les analyses de Vauquelin, Henry et Geiger, cette racine est composée de : fibre ligneuse, amidon, extractif amer, résine, hnile volatile, acide chlorhydrique et sels calcaires. Gap est même parvenu à dédoubler l'huile volatile par la distillation.
Action physiologique. — Le Vétiver, d'une odeur extrêmement fragrante, ne possède qu'un goiit amer et faiblement aromatique. Pour l'homme, ce n'est qu'un léger excitant et diaphorétique; mais pour les animaux inférieurs, les émanations odoriférantes de cette racine paraissent être vraiment toxiqnes.
Usages. — Aussi l'infusion du Vétiver est-elle usitée dans les Indes à la fois comme antispasmodique et comme sudorifique, stimulant diffusible et emménagogue. On a cherché aussi en France et ailleurs à utiliser ses vertus excitantes contre le choléra. Foy a conseillé l'infusion de cette racine contre le rhumatisme et la goutte. j
Le Vétiver est aussi employé pour chasser les poux et pour éloigner les insectes des vêtements et des fourrures. Dans l'Inde on en fabrique des stores qu'on humecte pendant la grande chaleur du jour, ce qui a l'avantage de rafraîchir et d'embaumer l'air.
Modes d'administration et doses. — La poudre de Vétiver se prend à la dose de 1 à 2 grammes en pilules. Uinfusion théiforme se prépare avec 4 k 8 grammes de substance pour un litre d'eau. Uinfusion concentrée exige 50 grammes de racine dans 300 à 400 grammes d'eau, et se prend par cuil lerées à soupe. La teinture alcoolique se donne par cuillerées k café.
L'huile essentielle de Cuscus est très-recherchée dans la médecine des Hindous, comme stimulant aromatique. Elle se prend par gouttes.
VIOLETTE ODORANTE, Viola odorata, L. — Violariées.
Angl. Sioeet Violet. — AU. Wohlriechendes Veilchen, Marzveilchen.
La Violette est une charmante fleur indigène, dont on cultive des champs entiers dans le midi de la France. On emploie les fleurs et les racines.
Composition. — Dans l'infusion des fleurs, Pagenstecher a découvert: principe odorant, matière colorante bleue, sucres cristallisable et incristallisable, gomme, albumine, sels de potasse et de chaux.
De la racine comme des semences, des feuilles et même des fleurs, BouUay a retiré un principe âcre qu'il a nommé Violine.
La Violine, ou Éméline indigène, est une poudre d'un goût amer et âcre, légèrement soluble dans l'eau, insoluble dans l'éther et précipitée de sa solution par la Noix de GaUe. Son action est semblable à celle du principe actif de l'Ipécacuanha.
Action physiologique et usages, — Gomme celles de toutes les fleurs, les émanations des Violettes, dans un espace confiné, peuvent produire des
symptômes toxiques, depuis la céphalalgie, les étourdissementsetla tendance syncopale, jusqu'aux accidents qui simulent l'apoplexie cérébrale.
Prises à l'intérieur, les lleurs sont adoucissantes et laxatives. Quant aux racines, elles deviennent vomitives et purgatives, à la dose de 2 k 4 grammes, et peuvent être substituées îi l'Ipécacuanha. Il est à remarquer que celte propriété éméto-cathartique est considérablement développée dans un autre groupe de la famille des Violariées, et que les lonidium Ipecacuanha, I. microphyllum et I. parviftorum peuvent être employés comme succédanés de V Ipécacuanha officinal.
L'infusion des fieurs sert encore de moyen d'épreuve pour constater la réaction acide ou alcaline.
Le Sirop de Violette est fréquemment employé comme adoucissant pectoral en dissolution dans de l'eau chaude.
VIPÈRE, Vipera Berus, Daud. — Reptiles Ophidiens. Ang], Viper. — AU. Viper ^ Oiter, Natter.
La Vipère, ainsi nommée parce qu'elle est vivipare, est commune dans les contrées sèches et rocheuses de la France; sa morsure venimeuse cause assez souvent des accidents graves chez l'homme et chez les animaux domestiques.
Ce n'est pourtant pas son venin qui a joué le rôle le plus important en thérapeutique. A la vérité, Demathis l'a proposé comme remède de la rage, d'après ce fait, qu'un chien enragé avait pu boire après avoir été mordu par une Vipère, ce qui d'ailleurs ne l'avait pas empêché de mourir ; mais les tentatives faites dans ce sens n'ont jamais réussi, et l'idée en est oubliée depuis longtemps. Au contraire, l'ancienne réputation de la chair de cet Ophidien survit à son usage, et personne n'ignore les merveilleuses propriétés dont on la gratifiait dans les premiers âges de la médecine.
La Vipère n'avait pas seulement une chair échauffante, stimulante et aphrodisiaque, utile aux sujets phlegmatiques, engourdis et impuissants; elle possédait en outre des vertus alexipharmaques, sudorifiques et dmrétiques. Bien plus, elle était souveraine contre les dartres invétérées, les ulcères réputes incurables, contre le scorbut, la syphilis, la variole maligne, les paralysies, et généralement contre les affections les plus profondes et les plus rebeUes. Tout cela ai-je besoin de le dire, n'est qu'un tissu de préjugés ou d'erreurs, fondés sur la doctrine des signatures et propagés à travers les siècles par la crédulité des médecins, aussi robuste parfois que celle du vulgaire.
On employait de vingt manières différentes ce merveilleux agent : en voudre, en trochisques, en bouillon, en gelée, en vin, en sirop. On en administrait isolément la graisse liquide ou le fiel. Le foie et le cœur dessèches formaient le bézoard animal. Avec les têtes enfilées, on faisait des colliers préservatifs du croup. Enfin la Vipère entrait dans l'Orviétan, la Poudre d'Écrevisse composée et la Thériaque.
De tous ces usages un seul subsiste encore maintenant : mais nous pou-
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vons affirmer sans crainte qu'il n'est pas moins irrationnel que les autres. Si la Vipère commune tient aujourd'hui la place de la Vipère d'Egypte dans la formule compliquée de la Thériaque, c'est qu'une tradition, respectable par son antiquité même, la protège encore contre les sévérités de la science moderne.
l'iPÉRiiVE COMMUIVE, Echium vulgare, L. — Borraginées,
Angl. Viper-Bugloss. — AU. OUernkopf, NattErwurz.
La Vipérine, très-vulgaire en France, dans les lieux secs, doit son nom à sa prétendue efficacité contre les morsures de Vipère. La vertu antiépileptique de sa racine n'est pas moins illusoire, et nous ne pouvons accorder à cette plante que les qualités mucilagineuses de la Bourrache et de quelques autres espèces de la famille des Aspérifoliées.
VIPÉRINE DE VIRGINIE. — Voy. SERPENTAIRE^ DE VIRGINIE.
VULVAIRE, Chenopoclium Vulvaria, L. — Chénopodacées.
Angl. Stinking Orach or Goosefoot. — AU. Stinckender Gansefuss, Hundsmelde, Stinckende Melde.
Cette plante remarquable vient très-communément autour des habitations, dans les lieux incultes, mais abondamment pourvus de détritus animaux.
Composition. — D'après Chevalier et Lassaigne, la Vulvaire contient de l'albumine, de l'osmazôme, une résine aromatique, de la chlorophylle, de la cellulose, une grande quantité de nitrate de potasse et des sels divers , plus du sous-carbonate d'ammoniaque. Mais Dessaignes, guidé par l'analogie d'odeur, a recherché et trouvé la propylamine dans cette Ghénopodée, en sorte que les réactions observées par Chevallier devraient être attribuées, à cet alcaloïde artificiel et non à l'ammoniaque elle-même.
La Propylamine esiMn liquide excessivement volatil, d'une odeur analogue à celle de rammoniaque,''mais moins forte et moins pénétrante, et qui, par sa diffusion dans l'atmosphère, devient assez semblable à celle de la saumure de harengs ou de sardines. Elle se. dissout dans l'eau, qu'elle rend fortement alcaline ; se combine énergiquement avec les acides, et forme des sels généralement solubles dans l'eau et dans l'alcool, et susceptibles d'exhaler une odeur de poisson, soit qu'on les chauffe ou qu'on les traite par un alcali fixe. Cet alcaloïde se rencontre dans les fleurs d'Aubépine et les fruits du Sorbier, dans plusieurs C/ienopodium, dans l'ergot, le sang et l'urine de l'homme, et dans l'huile de foie de Morue.
La propylamine et la triméthylarnine sont isomères, leur formule est C^H'Az, seulement on admet une structure différente dans chacune de ces substances. La première serait représentée par de l'ammoniaque, AzH', dont une molécule d'hydrogène serait remplacée par une molécule de propylène, CH'; tandis que dans la seconde, trois molécules de méthyle, C'H', se seraient substituées aux trois molécules d'hydrogène.
Ces différences de groupements sont nécessairement en rapport avec des différences de propriétés physiques, chimiques et physiologiques.
Les deux formes de G'H'Az s'accompagnent habituellement dans la nature ce qui, joint à l'extrême volatilité de ces substances et à la iacilité de leurs métamorphoses, en rend l'extraction et l'isolement très-difficiles.
Aussi n'est-on parvenu jusqu'ici qu'à les obtenir à l'état de mélange et vraisemblablement associées à beaucoup d'autres produits analogues, c'est-àdire à d'autres ammoniaques composées. En outre, on n'a pu les recueillir qu'en dissolution aqueuse plus ou moins concentrée, soit en raison du procédé d'extraction, soit à cause de l'impossibilité de conserver en liberté des liquides aussi volatihsables que la propylamine et la triméthylamine, dont la première bout à -)-45 degrés, et la seconde à -f 5 degrés et peut-être même à une température un peu inférieure. Ge n'est donc, à vrai dire, ni de la propylamine, ni de la triméthylamine pure, qui ont été administrées par les thérapeutistes. Dès lors on comprend quels doutes et quelles objections soulèvent les résultats annoncés, quand il s'agit de les attribuer à l'un quelconque des alcaloïdes artificiels supposés actifs. Les liqueurs complexes, employées à diverses 'reprises, depuis une vingtaine d'années, d'abord par Avi^enarius, puis par Gruibert, Kaleniczenko, et tout dernièrement par Gaston, Namias et quelques médecins français, présentent encore une autre source d'incertitudes que je viens de reconnaître, c'est la métamorphose graduelle des alcaloïdes composés en ammoniaque proprement dite. Ge phénomène est rendu manifeste par l'altération progressive de l'odeur qui, de douceâtre et de légèrement aromatique en même temps qu'ammoniacale, devient de plus en plus vive, piquante, irritante pour les yeux, en un mot identique à celle de l'alcali volatil.
Ce n'est pas tout. Un de nos pharmaciens les plus habiles et les plus instruits, A. Petit, vient de se livrer à des recherches d'où il résulte que les solutions propylamiques employées actuellement à Paris, offrent les titres alcalimétriques les plus divers et que la proportion des alcaloïdes artificiels réunis varie du simple au décuple et même dans des limites plus étendues encore.
Que conclure de tout cela? G'est que l'expérimentation vraiment scientifique ne pourra commencer que le jour où nous serons en possession de produits toujours identiques et comparables, tels que le Chlorhydrate de trime</iî/k?7îme préparée par Adrian. En attendant ces conditions favorables, nous allons donner, sous toutes réserves, les résultats obtenus jusqu'ici par les cliniciens.
Je n'ai moi-même observé jusqu'ici qu'une action physiologique douteuse et des abaissements insignifiants du pouls. Ge qu'il y a eu de plus marque dans un cas, c'était les phénomènes de stimulation générale et d'excitation cutanée.
D'après les expériences tentées sur lui-même, V. Guibert conclut que la Propylamine est pour la peau un léger excitant, pour la muqueuse un caus-
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tique et pour le système artériel un hyposthénisant. Le fait est qu'elle fait un peu rougir le tégument externe, qu'elle cause une sensation de chaleur ou de brûlure dans les premières voies et qu'elle ralentit le pouls. Seulement, de nouvelles expériences sont nécessaires pour permettre d'assigner à ce ralentissement sa véritable signification.
Les récentes observations de Namias sur ce sujet ne résolvent pas le problème. Le savant médecin de Venise a cependant constaté non-seulement la diminution du nombre des battements du cœur, mais encore l'abaissement de la température et l'accroissement de la diurèse aqueuse, si bien qu'il a cru pouvoir assimiler la propylamine à la digitale sur laquelle elle aurait même, selon lui, une supériorité incontestable. Seulement, il reconnaît que le pouls, ralenti par la propylamine, a perdu en même temps de sa force et de sa plénitude, ce qui exprime la diminution de tension vasculaire et doit faire penser que le ralentissement circulatoire n'est pas obtenu par le même mécanisme dans les deux cas.
Awenarius a, le premier, fait des applications de la propylamine à la thérapeutique. Il l'emploie dans les rhumatismes articulaire et viscéral, aigu et chronique, dans les prosopalgies, ainsi que dans les hémiplégies et les paraplégies.
Malgré les bons résultats obtenus, dès 1854, par notre éminent confrère de Saint-Pétersbourg et l'importance accordée aux médicaments propylamiques en général, dans l'intéressante monographie publiée par son compatriote le docteur Kaleniczenko, la propylamine était demeurée sans emploi dans les autres pays jusqu'en 1872, où elle fut soumise à une nouvelle expérimentation en Italie et en Amérique.
Le docteur John M. Gaston (de l'Indiana), suivant l'exemple d'Awenarius, a appliqué l'alcaloïde artificiel au traitement du rhumatisme articulaire aigu. Namias (de Venise), guidé, au contraire, par ses propres recherches, en a fait le succédané de la digitale et de son principe actif, dans les cas où il s'agit de modérer la circulation et d'augmenter le flux urinaire, c'est-à-dire dans les affections organiques du cœur et les hydcopisies qui en dépendent. Plus rarement la propylamine lui semblerait appelée à stimuler la sécrétion sudorale.
A la suite de ces travaux parurent les recherches de Dujardin-Beaumetz, Besnier et de plusieurs autres médecins français. S'il fallait s'en rapporter aux succès obtenus par le premier de ces observateurs, la propylamine ne serait pas seulement, comme le croyaient ses devanciers, un sédatif de l'inflammation et de la fièvre à la manière de la Quinine, mais un agent de ' sidération pour la douleur, un moyen <c d'éteindre le rhumatisme sur place » et de réprimer les nouvelles poussées. Malheureusement, l'étude plus attentive et plus prolongée des faits ne nous permet pas de partager les convictions de notre distingué collègue. Mon expérience, bien restreinte encore, mais fortifiée de celles de Pidoux et d'autres praticiens des hôpitaux ou de la ville, me fait entrevoir dans la propylamine un palliatif de la phlogose ar-
ticulaire et de la pyrexie rhumatismale^ qui n'empêche par les rechutes et n'a pas, tant s'en faut, la puissance héroïque que nous aurions souhaitée.
Gomme topique à appliquer sur la peau, Guibert conseille de se servir de la Propylamine pure. Pour les muqueuses, elle doit être plus ou moins diluée.
A l'intérieur, Awenarius la donne en potion, à la dose de 1 à 4 grammes et davantage dans 125 grammes d'eau distillée, aromatisée avec un oléosaccharure de Menthe poivrée.
Cette dose maxima n'a guère été atteinte par les autres cliniciens. Toutefois le docteur J. M. Gaston donne de 50 à 100 gouttes dans 250 grammes d'eau distillée, par cuillerées de deux en deux heures. Mais Namias n'a pas dépassé 2 grammes en vingt-quatre heures, et Dujardin-Baaumstz s'est arrêté à 1 gr. 50 dans une potion aromatisée. J'ai, de mon côté, prescrit des doses variant de 1 à 3 grammes d'une solution titrée à 0,075 milligr. d'alca- ,loïdes par gramme (A. Petit), dans une potion constituée par de l'eau distillée de Menthe et du sirop d'écorce d'orange amère.
Action physiologique et Usages. — A part l'odeur nauséabonde de marée ou de poisson pourri qui a valu son nom vulgaire à la plante qui nous occupe, nous ne savons rien de positif sur ses propriétés physiologiques, dont l'étude emprunte pourtant un nouvel intérêt à la découverte de la Propylamine parmi ses principes constituants.
La croyance populaire, d'accord avec l'expérience de quelques cliniciens (Houlton, Churchill), attribue au Chenopodium Vulvaria des propriétés emménagogues. Cullen le considère comme un puissant antispasmodique dans l'hystérie. De telles vertus sont assez vraisemblables. On peut aussi supposer que la Vulvaire rendrait quelques services dans les cas où la Propylamine est décidément utile, mais nous ne pouvons là-dessus que nous en référer à l'expérimentation ultérieure.
En raison de la volatilité de son alcaloïde, on devra employer la plante fraîche, soit Vinfusion, soit le suc exprimé. Gullen administrait leswc épaissi ou l'extrait à la dose d'environ 30 centigrammes à 1 gramme.
■ WINTER (ÉCORCE DE), Drimys Winteri, R. Brown. — Magnolu-
CÉES.
Angl. Winter-bark tree.
Le Drimys Winteri est un arbre du Chili, du Pérou et de la Nouvelle- Grenade,
Composition. — Son écorce, analysée par Henri, adonné: huile volatile, résine, matière colorante, tannin, acétate et sulfate de potasse, chlorure de potassium, oxalate de chaux et oxyde de fer.
L'huile volatile, plus légère que l'eau et décomposable en deux substances,
ZÉDOAIRE RONDE.
l'une fluide, jaune verdâtre, l'autre de consistance graisseuse, possède une saveur âcre et brûlante.
Action physiologique et usages. — L'action physiologique de VÉcorce dt; Winter est en rapport avec la présence du tannin, et surtout avec celle d'une essence aromatique très-puissante. Elle est donc tonique et principalement stimulante à la manière de la Cannelle de Ceylan et de la Cannelle blanche. On l'emploie du reste dans les mêmes cas, c'est-à-dire comme stomachique, sudorifique, tonique, alexipharmaque, etc., dans la dyspepsie atonique, les paralysies, le scorbut et beaucoup d'autres affections.
Ses feuilles infusées peuvent servir aux mêmes usages que Vécorce. Celle-ci se donne en poudre, à la dose de 2 à 4 grammes.
TEUX D'ÉCBEVISSE. — Voy. ÉCREVISSE.
\ ZEDOAIRE LONGUE, Curcuma Zedoarîa, Roscoë. — Amomacées.
Angl. Lovg Zedoary. — AU. Zitwerwurzel. ^ Le Curcuma Zedoaria croît dans l'Inde et à Ceylan. Ses propriétés et ses ] usages sont les mêmes que ceux du Curcuma aromatica.
ZÉDOAIRE KoivDE, Curcumù aromatica, Roscoë, Amomacées. Angl. Round Zedoary.
La lédoaire ronde est originaire des mêmes contrées que la précédente. ''.
Composition. — Les constituants de la Zédoaire ronde, d'après l'analyse ' i deMorin, sont: huile volatile, résine, gomme, amidon, fibre ligneuse, ma- . tières azotées, acide acétique libre, acétate dépotasse, soufre, sels dépotasse
Iet de chaux, alumine, silice, oxyde de fer et de manganèse. Action physiologique et usages. — La Zédoaire ronde est un stimulant aromatique moins chaud que le Gingembre ou le Galanga, mais encore très- I puissant et fort estimé des Arabes, qui l'emploient comme stomachique, ver- I mifuge, sudorifique et alexipharmaque.
La dose est de 2 à 4 grammes en poudre, et de 4 à 8 grammes en infui sion. ]
La Zédoaire ronde entrait dans une foule de préparations officinales, dont | les moins oubliées sont YOrviétan et la Thériaque céleste.