SULFURE DE POTASSE. FOIE DE SOUFRE
chlorée, les chlorures de soude et de potasse, le peroxyde de fer hydraté, le sulfate de la même base, «t généralement toutes les substances susceptibles de décomposer les sulfures alcalins et de donner naissance à des combinaisons insolubles.
Ces substances sont donc incompatibles avec le Trisulfure de Potassium lorsqu'on veut obtenir l'action spéciale de ce composé.
Usages. — Modes d'administration et doses. — On conçoit, d'après cela, de quelle utilité les bains sulfureux artificiels doivent être dans les paralysies, les rhumatismes chroniques, les affections de langueur, la chlorose, l'anémie et diverses cachexies apyrétiques.
En revanche, on sent qu'il faut les éviter toutes les fois qu'il existe un état aigu et de la fièvre, ou bien des éruptions cutanées à forme inflammatoire.
La dose du Trisulfure, pour chaque bain, varie beaucoup. Souvent on en prescrit 125 grammes (Rayer). Trousseau et Pidoux n'en accordent que 16 à 30 ; seulement ils évitent d'ajouter de l'acide chlorhydrique, afin de ménager l'intégrité du Polysulfure alcalin et de conserver au bain toute son énergie spéciale.
L'addition de l'acide donne lieu à la précipitation d'une partie du soufre et à l'évolution d'une autre partie sous forme d'hydrogène sulfuré, en sorte que le bain ainsi traité irrite moins vivement la peau, mais agit plus efficacement sur les voies respiratoires.
\ Le Trisulfure de Potasse, en dissolution dans l'eau, laisse également précipiter une portion de soufre. Il constitue le véritable Bain sulfureux, bien différent du Bain de Baréges artificiel, avec lequel il est généralement confondu par les praticiens.
Celui-ci se compose de : Sulfure de sodium cristallisé, cristaux de soude, et chlorure de sodium, ââ 64 grammes, qu'on jette dans l'eau du bain, ou qu'on fait dissoudre préalablement dans 32 grammes d'eau et que l'on conserve pour l'usage dans un flacon bien bouché. Le bain de Baréges artificiel reste limpide et n'exhale qu'une légère odeur sulfhydrique, parce que le carbonate de soude, saturant le soufre, en empêche la séparation. Il est plus agréable à la vue et à l'odorat, ma's rien ne prouve qu'il soit plus actif que le bain sulfureux proprement dit.
Avec l'addition de 500 grammes de colle de Flandre pour représenter la sulfuraire ou la barégine des eaux naturelles, on obtient le Bain sulfxhrogélatineux recommandé par Dupuytren.
En raison de ses eflets irritants locaux, le Trisulfure de Potassium est rarement administré à l'intérieur. Cependant on l'a prescrit en pilules, à la dose de 10 à 30 centigrammes par jour, contre les maladies invétérées de ia peau, les engorgements strumeux, le rhumatisme chronique, le catarrhe bronchique. Plus souvent on l'applique à l'extérieur en pommade ou en otion contre les afiections dartreuses anciennes, principalement celles de orme sèche et squameuse. La pommade se compose de : Polysulfure de Potassium, i partie; savon mou et axonge balsamique, ââ 2 parties. La
lotion se prépare avec : Sulfure de Dotasse sec, 96 grammes, et eau, 500 grammes. On ajoute, au moment de s'en servir, 4 grammes d'acide sulfurique concentré qu'on a soin d'étendre d'un peu d'eau.
aUIlXTISULFlinE DE I>UTAS»>IUJM liHPUH SOLllTIOK , FOIE
DE SOUEKE ElQL'iDE SATUUÉ, Quiritiml/urclum potassicum.
Angl. Quiniisulphurel oj Potassium. AU. batomiges Sclmefelkalium.
L'action physiologique et médicamenteuse du Quintisulfure de Potassium (KS'') ne diffère pas notablement de celle du trisulfure. Ge composé sert aux mêmes usages que le précédent^ , et s'emploie à peu près- aux mêmes doses.