‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource]Chapitre 216 sur 293 · SULFATE DE SOUDE PURIFIÉ, SEL DE GLAUBER · texte numérisé non relu

SULFATE DE SOUDE PURIFIÉ, SEL DE GLAUBER

ploie comme caustique pour réprimer les granulations charnues des plaies, les excroissances de chair ou fongosités connues sous le nom de verrues, de choux-fleurs, de polypes, les marisques ou hêmorrhoïdes flétries, ou même les hêmorrhoïdes flaentes.

La Pommade anti-hémorrhoïdale de Valiez, usitée dans ce dernier cas, renferme 50 centigrammes d'Alun calciné, avec 1 gramme d'extrait de feuilles de Sureau dans 16 grammes d'onguent populéum.

SULFATE DE SOUDE PURIFIÉ, SEL DE GLAUBER, Sulfas SOdicUS.

Angl. Sulphate of Soda. — AU. Schwefelsdures Natron, Natrum sulphuricum, Glauber Salz.

Le Sulfate de Soude (NaOSO%10HO) existe dans la thénardite, dans nombre d'eaux minérales et dans quelques plantes maritimes telles que le Tamarix. D'une saveur froide, salée et amère, ce sel est très-soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool.

Action physiologique. — Il excite la sécrétion muco-séreu se de la membrane interne de l'estomac et du canal intestinal, et détermine par là des selles liquides et répétées. On a cru pouvoir expliquer cette action par une propriété exosmotique, en disant que, la solution saline étant plus dense que le sérum, il y a transsudation de celui-ci au travers des parois des capillaires. Cette circonstance n'est ni la seule ni la plus importante, il faut y ajouter l'influence prépondérante de l'impression faite sur la muqueuse intestinale et de l'excitation sécrétoire réflexe. (V. Sulfate de Magnésie, p. 525.)

Le Sulfate de Soude fait normalement partie des sels neutres du sérum, dont il reproduit les propriétés communes, comme moyen de maintenir la liquidité, ou plutôt d'empêcher la coagulation de la fibrine, en même temps que de favoriser les échanges gazeux entre le sang et les gaz de la respiration.

Usages. — Modes d'administration et doses. — Le Sulfate de Soude est un purgatif doux et certain, qui convient aux sujets dont les entrailles sont irritables et dans les maladies inflammatoires et fébriles. Il agit comme tempérant et antiphlogistique. C'est le purgatif du pauvre. On l'emploie comme tel, à la dose de 30 à 40 grammes et au delà, en solution, soit dans du bouillon d'herbes, soit dans de l'eau pure. On rendrait le médicament moins désagréable au goût en ajoutant à sa solution de l'eau de Seitz ou un mélange gazogène .

Le Sel de Glauber entre dans VAposème purgatif ou Médecine noire, dans la Tisane royale et le Lavement purgatif du Codex.

Substances synergiques et antagonistes. — Ces dernières sont les stimulants, les narcotiques et par dessus tout l'opium. Les synergiques sont les tempérants et les cathartiques, principalement les sels neutres dont les plus actifs sont ceux qui ont la Magnésie pour base. Je citerai aussi le Phosphate de Soude et le Sel de Seignette.

Le Sel de Guindre, qui est, selon le Codex, un mélange de Soude et de Chlorure de Potassium dans la proportion de 250 parties du premier contre

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une seule partie du second, est Ibrraé, d'après d'autres autorités, de : Sulfate de Soude, 24 grammes; Sel de Nitre, 60 centigrammes, et émélique, 3 centigrammes, pour une dose. On le prend également dans de l'eau et du bouillon d'herbes en qualité de purgatif.

On a beaucoup vanté depuis quelque temps, comme purgatif le Sulfovinate de Sodium^ combinaison de Soude et d'acide sulfovinique ou éthylsulfurique (K0,G''H''0,2S0'), qui joint efi'ectivement une saveur douceâtre et nullement désagréable, dans les échantillons que Limousin m'a présentés, à une action cathartique bien manifeste. Rabuteau remarque en outre que ce sel n'expose pas, comme ceux de magnésie à acides organiques, à l'inconvénient d'accroître les dépôts phosphatiques des urines chez certains sujets alfectés de catarrhe vésical. Mais toutes ces qualités se retrouvent dans une vieille préparation injustement délaissée: le phosphate de Soude dont il sera question plus loin et qui l'emporte sur le Sulfovinate de Soude par une stabilité et une innocuité absolues.

Tous les Sulfovinates renferment de l'eau de cristallisation et tous, selon la remarque de Berthelot, s'altèrent au bout d'un temps plus ou moins long. En présence de l'eau, surtout à chaud, le Sulfovinate alcalin se décompose partiellement en bisulfate et en alcool, l'altération pourrait se produire dans une bouteille de limonade et même dans une potion, ce qui justifie les réserves faites par la Société de pharmacie au sujet de l'emploi de ce nouveau purgatif. D'ailleurs quelques accidents ont déjà été signalés et s'expliquent sans doute en partie par la présence d'une proportion plus ou moins forte de Sulfovinate de Baryte, composé dangereux formé pendant la préparation du Sulfovinate de Sodium, et qu'une opération méthodique ne réussit pas toujours à éliminer.

Par ces motifs je ne puis recommander l'usage du Sulfovinate de Soude, et je conseille tout au contraire de revenir à l'emploi du Phosphate de la même base dans la médecine infantile. Je l'ai cependant prescrit quelquefois avec succès et sans inconvénient, à la dose de 25 ou 30 grammes chez des adultes, et de 10 grammes chez des enfants, en dissolution, soit dans de l'eau de Seltz, soit dans 'de l'eau de fontaine édulcorée avec du sirop de groseille.

SULFATE DE CUIVUE AMMONIACAL, Sulfas ammonico-cupricus.

Angl. Cuprum ammoniacale, Ammoniacal Copper,Cupro-sulphate of Ammonia. — AU. Ammoniacum cuprico-sulphuricum, Kupfersalemiak.

D'un bleu d'azur et d'un goût métallique et styplique, le Sidfate de Cuivre, ammoniacal (Gu0,2AzH=S0\H0) exhale une odeur d'alcdi volatil, il est soluble dans l'eau.

Action physiologique. — Elle est analogue à celle du Sulfate de Cuivre, sauf peut-être une légère stimulation due à la présence de l'alcali volatil. H produit moins aisément des nausées et des vomissements, mais son action émétique est certaine h doses plus élevées. Injecté dans les veines ou absorbe

SULFITE DE CHAUX.

en forte proportion, il empoisonne, accélère la respiration et la circulation, amène la résolution des forces, la paralysie et la mort.

A doses minimes et répétées, le Sulfate de Cuivre ammoniacal produirait sans doute les effets des préparations cuivreuses en général, que je vois ressortir d'un certain nombre de travaux cliniques; savoir : l'accroissement de l'appétit et des forces générales, l'augmentation de la richesse du sang et de l'embonpoint, la diminution des sécrétions et la sédation du système nerveux, phénomènes très-voisins de ceux qui caractérisent l'action de l'arsenic.

Les substances synergiques, auxiliaires, les incompatibles, antidotes et 'contre-poisons du Sulfate de Cuivre ammoniacal sont ceux qui jouent les mêmes rôles vis-à-vis du Sulfate de Cuivre (voy. ce mot).

Usages — Modes d'administration et doses. — Le Sulfate de Cuivre ammoniacal se donne intérieurement à la dose de 5 à 25 centigrammes par jour dans les grandes névroses : hystérie rebelle (Brodie), épilepsie (Hawkins), chorée ; dans l'asthme nerveux et dans quelques autres circonstances.

Schrœder Vander Kolk a employé avec succès les préparations de Cuivre dans la manie chronique, idiopathique, et nous a transmis sur ce sujet des remarques intéressantes. Il a vu des sujets amaigris^ affaiblis, cachectiques, reprendre de l'embonpoint, de la force et une bonne apparence en mêrhe temps que leur névrose était avantageusement modifiée. De tels faits conduisent à envisager le cuivre comme un tonique-reconstituant, je dis eutrofMqm, et me portent à le considérer comme pouvant jouer un rôle utile dans la cure recorporante ou d'engraissement.

On l'administre en pliures de 2 à 5 centigrammes, rarement en solution. Une atténuation plus grande des doses convient davantage lorsqu'on doit continuer longtemps le médicament pour en obtenir l'action altérante.

A l'extérieur, la Solution de Sulfate de cuivre ammoniacal, ou Eau céleste (eau distillée, 30 grammes ; sulfate de Cuivre, 5 centigrammes, avec quelques gouttes d'Ammoniaque) , sert à lotionner les ulcères indolents ; c'est un collyre usité pour dissiper les taches de la cornée. Enfin elle s'emploie en injections contre la leucorrhée et la blennorrhée. L'eau céleste doit être étendue d'eau pure lorsqu'on s'en sert en collyre et en injections uréthrales.

SULFITE DE CHAUX, Sulfite calcicus.

Le Sulfite de Chaux (GaOSO^) est à peine soluble dans l'eau, puisqu'il en exige 800 fois son poids pour se dissoudre. Néanmoins il jouit comme l'acide sulfureux de propriétés décolorantes, antizymoliques et antiputrides. Mais ce n'est pas à la manière de l'acide cyanhydrique, par une simple action de présence que le Sulfite de Chaux s'oppose aux fermentations. En qualité de corps désoxydant ou réducteur, il supprime l'oxygène libre, 1 une des quatre conditions indispensables de toute fermentation, et s'empare

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probablement de l'oxygène combiné faisant partie intégrante des ferments et des matières fermentescibles.

Action physiologique. — Ce sel, insipide d'abord, développe au bout de quelques instants dans la bouche, sans doute par le fait d'une décomposition partielle, une saveur un peu sulfureuse. C'est, de tous les sulfites, celui qui peut être administré aux doses les plus massives, jusqu'à 15 grammes à la fois chez un chien, sans produire aucun eflet nuisible sur le tube digestif. A l'autopsie, on a seulement constaté parfois une légère injection de la muqueuse intestinale.

Les sujets qui ont pris un sulfite alcalin n'exhalent ni par le haut ni par le bas du gaz à odeur sulfureuse, excepté lorsque le sulfite a été ingéré dissous dans une trop faible quantité de liquide (Polli) ; le phénomène se produirait donc plus facilement avec le Sulfite terreux, qui est à peu près insoluble et difficilement absorbable.

Le Sulfite de Chaux, comme ses congénères, semble communiquer au sang, aux tissus et aux sécrétions une résistance marquée à la putréfaction (Polli).

Ce sel parcourt d'abord sans altération le torrent circulatoire et se retrouve à l'état de Sulfite dans l'urine. Ce n'est que le lendemain , qu'ayant eu le temps de s'oxyder, la dernière portion passe à l'état de sulfate dans la sécrétion rénale. On décèle la présence du Sulfite par le procédé de Fordos et Gélis, en exposant au-dessus d'un tube contenant le liquide à examiner, préalablement additionné d'acide sulfurique, un papier amidonné bleui par l'iode. La vapeur sulfureuse décolore l'iodure d'amidon.

La proportion du Sulfite qui passe inattaquée dans les sécrétions est d'autant plus grande qu'il en a été porté des quantités considérables dans la cir-. culation.

A doses élevées (30 grammes) les Sulfites produisent des effets purgatifs (Dupasquier) .

Les propriétés réductrices du Sulfite de Chaux lui communiquent une action désinfectante et antizymotique qui s'exerce naturellement sur les matières alimentaires contenues dans les premières voies, ainsi que sur les sécrétions, et généralement sur tous les liquides organiques avec lesquels il se trouve en contact.

Substances synergiques, auxiliaires. — Gomme désinfectant, antiputride, le Sulfite de Chaux a pour congénères tous les antizymotiques connus, et spécialement l'HyposuIfite de la même base, l'acide sulfureux libre ainsi que les Sulfites et Hyposulfîtes de Soude , de Potasse, d'Ammoniaque et de Magnésie. Ces divers sulfites ont même sur celui à base de chaux l'avantage d'une grande solubilité permettant leur passage rapide dans la circulation sanguine et dans les différents organes d'élimination. Aussi donne-t-on généralement la préférence, pour l'usage interne, au Sulfite de Soude ou bien au Sulfite de Magnésie (adopté par Polli et C. Paul). Au reste, il est vraisemblable que, par suite des décompositions qu'il subit au contact des

SULFITE DE CHAUX.

acides et des bases alcalines contenues dans les premières voies, le Sulfite de Chaux est en partie métamorphosé en Sulfite de Soude avant de pénétrer dans le sang. Il est donc plus rationnel de recourir directement à ce dernier sel, lorsqu'on veut agir par l'intermédiaire de la circulation.

Substances incompatibles. — Antidotes, contre-poisons. — Les matières oxydantes : permanganate de potasse, acide nitrique, transformant sur place le Sulfite en Sulfate de Chaux, neutralisent ses effets physiologiques et toxiques ; elles sont, par conséquent incompatibles avec le Sulfite de Chaux et lui servent de contre-poison. Dans la doctrine de PoUi, les antidotes de ce composé, au sein de la masse sanguine, seraient encore les moyens capables de fournir au sang de plus fortes proportions d'oxygène et surtout d'oxygène naissant ou ozonisé .

Usages. — Le Sulfite de Chaux, ainsi que les autres sulfites, peut être employé avec avantage : 1° pour neutraliser l'action de l'oxygène atmosphérique et réaliser en quelque sorte, pour les plaies, les avantages de la méthode sous-cutanée et des pansements par occlusion; 2° pour arrêter la fermentation, particulièrement la putréfaction; 3" pour détruire, en leur enlevant l'oxygène essentiel à leur constitution, les matières putrides déjà formées; 4» pour tuer les organismes inférieurs, voisins des ferments proprement dits, qui caractérisent les affections parasitaires. Les sulfites ont, d'ailleurs, sur les autres moyens désinfectants, l'avantage d'être peu odorants par eux-mêmes.

On devra les conseiller pour imbiber les pièces de pansement des plaies suppurantes, pour désinfecter et modifier les plaies gangréneuses , les ulcères sanieux, fétides ; pour détruire les champignons des herpès tonsurant et circiné, des éphélides hépatiques, et arrêter le développement du Muguet. Porté dans le tube digestif, le Sulfite de Chaux détruirait l'odeur repoussante des fèces dans certaines espèces de diarrhée.

On doit à Kurz et Manuel, dans le choléra de 1832, le premier emploi interne et à Burgraeve la première application topique des sulfites. Mais Polli et les médecins italiens ont cru trouver dans le Sulfite de Chaux et ses congénères un spécifique contre les fermentations morbides qui se passent au sein de l'économie animale, et considérant toutes les affections spécifiques : morve, fièvre typhoïde, etc., comme le résultat de fermentations particulières, ils ont employé dans une foule d'affections graves les sulfite ^ à l'intérieur. La théorie n'est pas acceptable par deux raisons : la première, c'est que la nature zymotique de l'infection putride et même de l'infection purulente étant admise, il est au moins prématuré de leur assimiler la morve et les maladies virulentes ; la seconde, c'est que les agents capables de s'opposer aux fermentations morbides dans le sang le sont également d'arrêter les actes chimiques indispensables à l'entretien de la respiration et de la vie (voy. Chlore). Ces vues, que j'ai émises à l'occasion de l'épidémie de choléra (1865) conmiencent à pénétrer dans les esprits et j'ai eu la satisfaction de les voir adoptées par Vulpian et quelques autres physiologistes.

670 SULFATES, SULFITES, HYPOSDLFITES.

Toutefois les faits invoqués en faveur de la doclrine semblent témoigner que par un mécanisme ou par un autre, le Sulfite de Chaux et les composés analogues exercent une heureuse influence sur la marche et l'issue des maladies virulentes ou infectieuses contre lesquelles ils ont été préconisés. Mais avant de chercher l'explication de cette influence, de nouvelles observations- sont indispensables pour établir définitivement la réalité du fait pratique.

Si je ne partage pas les espérances de Polli, de Semmola, relativement à l'efficacité des sulfites contre les maladies à poisons morbides, je ne vais cependant pas jusqu'à considérer comme vaine leur administration à l'intérieur; car, d'une part, ils peuvent agir autrement que comme antizymotiques, et, d'autre part, ils peuvent, après avoir été masqués par l'albumine du sang, retrouver leur puissance dès qu'ils passent dans les émonctoires et sont rendus, pour ainsi dire à la liberté. De cette manière, ils pourraient désinfecter les urines dans le catarrhe vésical avec fermentation ammoniacale de l'urée, mais non les matières putrides de la bronchite fétide, etc., parce que le Sulfite de Chaux ne serait pas éliminé par les voies respiratoires, ou que s'il l'était par la muqueuse bronchique, il demeurerait emprisonné dans le mucus et l'albumine.

Enfin, le Sulfite de Chaux peut agir en qualité de préparation sulfureuse dans les maladies générales où précisément l'expérience a prouvé que le soufre est très-utile.

Modes d'administration et doses. — Les sulfites et hyposulfites se donnent à hautes doses, de 8 à 20 grammes par jour, par la voie stomacale. Ceux de Soude, de Potasse et de Magnésie s'administrent en solution aqueuse dans des tisanes aromatiques et amer es, dans des teintures alcooliques de Quinquina, Quassi, Gentiane, ou bien en potion ou en sirojJ (G. Paul, Em. Delpech).

Le Sulfite de Chaux, quasi insoluble, ne comporte pas ce mode d'administration. On peut le faire prendre dans du pain azyme, ou délayé dans une boisson aromatique et sucrée ; cependant la chose n'est pas facile en raison de l'énorme quantité (20 grammes) qu'il en faut ingérer dans les vingt-quatre heures. Un enfant d'un an a pu en avaler 4 grammes sans inconvénient.

On peut également l'incorporer dans des pastilles pour l'usage interne, dans du miel ou du sirop pour collutoire ; le tenir en suspension dans un véhicule mucilagineux pour gargarisme ou lavement; enfin, le faire entrer dans un glycérc et dans une pommade. L'action topique serait plus aisément obtenue dans quelques cas en appliquant simplement la poudre de Sulfite de Chaux sur les parties qu'il s'agit de désinfecter.

HlfPOSULFITE DE SOUDE, SULFITE SULFUHÉ DE SOUDE,

Hxjposulfis sodicus.

Ce sel, découvert par Vauquelin dans les résidus de la fabrication de la

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