‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource]Chapitre 7 sur 293 · II AVANT-PROPOS DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS DE LA DEUXIÈME ÉDITION

Je citerai^ comme ayant reçu des développements plus ou moins considérables, l'histoire des médicaments dont les noms suivent : Absinlhe, d'après les travaux de MM. Magnan, Clialland et quelques autres expérimentateurs; Ergot; Fève du Calabar, suivant les belles études de mon savant ami le professeur Th. Fraser^, d'Edimbourg, et les recherches non moins remarquables de mon cher et éminent confrère M. le professeur Martin-Damourette ; Ipécacuanha, dont le principe actif a fait l'objet d'un mémoire du plus haut intérêt de la part de mon ami le docteur Antonio d'Ornellas; puis Moutarde, Opium, Quinquina, Acide arsénieux, îodoforme, Oxxjglne, Bromure de potassium. Morphine, Quinine, Aconitine, Alcool, Éther, Chloroforme et Digitaline, l^itituvellement, notre cadre s'est élargi surtout pour les principes immédiats, dont l'action physiologique se prête à une analyse plus exacte et vraiment scientifique.

Les atticles relatifs à VAcide phénique, au Phosphore, à V Atropine et à la Cicutine ont été entièrement refondus.

En outre, quelques agents thérapeutiques nouvellement introduits dans la matière médicale, ou bien omis dans la première édition, ont pris place dans celle-ci. Tels sont le Gelsemium nitidum et Xîi Buxine, parmi les succédanés du Quinquina; et parmi ceux du Chloroforme, le Protoxyde d'azote, VÉther méthylique, le Bichlorure de méthylène, le Croton-chloral, à côté desquels se placent Vliydrale et YAlcoolate de cbloral, dont j'ai tracé une histoire complète. Mentionnons au même titre la Diastase et la Pancréatine, qui seront fréquemment associées à la Pepsine dans les préparations eupeptiques; ]e Podophyllum pellalum, que j'emploie depuis longtemps à la suite de Trousseau, et dont l'usage commence à se répandre depuis la publication de M. le docteur C. Paul; la Triméthylamine et la Propylamine, trop vantées par John M. Gaston, par le regretté Namias et par quelques médecins français; enfin V Eucalyptus globulus, introduit par M. Ramel, essayé d'abord par un médecin espagnol, le docteur Tristany, préconisé ensuite par M. le docteur Rcgulus Carlotti, d'Ajaccio,

AVANT-PROPOS DE LA DEUXIÈME ÉDITION. Hî

et qui tient journellement les promesses que j'ai faites en son nom.

D'ailleurs, fidèle à mes principes physiologiques, je n'ai rien changé, ni dans l'interprétation des phénomènes, ni dans la méthode d'exposition, généralement approuvée et imitée déjà par quelques écrivains; et je puis me flatter de n'avoir eu à faire le sacrifice d'aucune, de mes opinions sur un point important de la science. Loin de là : les investigations cliniques et les recherches de lahoratoire n'ont fait que confirmer ou démontrer plus rigoureusement les doctrines émises dans les Commenïaikes thébapeu-

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