GOUDRON VÉGÉTAL
Substances synergiques, auxiliaires. - Ce sont l'Aloès le Jalap, la Scammonée l'extrait de Coloquinte, et les autres purgatifs résuieux et
^Tu^sta'nces ANTAGONISTES. - ANTIDOTES. - Les émoHients et les mucila- .ineux le narcotiques, sont, jusqu'à un certain point, contraires à 1 action ^ f .P de la Gomme-gutte, mais ne méritent pas d'être appelés ses antidots Hahne^^^^^^^ l'alcali du tartre, à savoir le sou.-carbonate
notasse atténue ses effets irritants.
USAGE - La Gomme-gutte est indiquée toutes les fois qu'i s ag> d ob- . nP forte purgation, de congestionner l'utérus et la fin de 1 intestm, 1^ et de provoquer le flux cataménial chez un
liet dont le tube digestif est languissant et dont l'aménorrhée est torpide. Dan les conditions opposées, ce drastique peut être dangereux.
Tantôt on effets directs et primitifs, lorsque, par exemple,
i Homoher d'une constipation habituelle ou accidentelle. Tantôt on ^'^T p1 indkectement par le mécanisme de la révulsion ou delà dérin orrltté" fluxion ou d'un travail morbide quelconque. ' t l^résorpUrd'épancbements dans le tissu cellulaire et les séreuses, soit la résorption ^ ep ^^^^^^^ ^3 la thérapeu-
C'est a^"^^ ^'^^"^^^'X et des hydropisies liées aux maladies du
tique des affecuons céiébr^^^^^ P eomme
cœur ou ^^'^ ^^^^tcZllt^^^^^^^ remède de madame Nouffer. vermifuge, et fait paitieconsiiiuaniu p„^^„„yt,te prise isolément,
constitue unlaxatu ûoux, d .g,„jices alcalines et carminatives ; un
' '"ur z e'rotnu ^ au aei.. o„ ...pic^
purgatif puissant, a a u d'autres drastiques. Je prescris souvent
Gomme-gutte : ââ 10 centigrammes.
On en fait un savon qui s'emploie de même Gomme-gutte.
cette substance entre dans la composition »^ ^^^^^^ avec le sous-carbonate ^^^l^^:^^^^^^^^^^^^ comécossaises (Anderson) avec 1 aloès et 1/"^^' ^ en désuétude.
posées, et d'un certain nombre de préparations tombées enue
GOMME DU SÉNÉGAL. Fournie par les Acacia Verek, Adans. ; A. Seyal, Delile- A. veva, WiUd. - Légumineuses-Mimosees.
'd^^^^e.o^or.e du Sénéyal offre les mêmes propriétés et la La chimique que la Gomme arabique vraie.
"^^;::°r;e Se èue'n eLcU»e„.au. n,..e. usage.
roCDiVO. VÉGÉTAL. - Provenant du Pinu. mariU.na. L. - Comptes. é.!:bte!:é;i7e'"peu'veut .ourn'ir du Goudron par leur con.bu.Uon
GOUDRON VÉGÉTAL. 165 incomplète. En France, c'est du Pin maritime, qui couvre les Landes, que nous l'extrayons.
Composition. — Le Goudron est une matière très complexe, dont les principaux ingrédients sont : une résine empyreumatique (pyrétine), une huile pyrogénée (pyroléine), de la colophane, de l'huile de térébenthine, de l'acide acétique et de l'eau. Il faut y joindre un certain nombre de produits pyrogénés, décorés des noms les plus bizarres et les plus sonores, dont le plus important est la Créosote, découverte par Reichenbach. Soumis à la distillation, il laisse dégager de Vacide pyroligneux, de Vhuile volatile de Goudron, et donne pour résidu de la poix. Dans l'huile volatile, Pereira a distingué trois substances qu'il nomme : résinone, résinéone et résinéine.
Tous ces divers produits sont d'ailleurs eux-mêmes complexes. Poussée assez avant, l'analyse du Goudron, d'après les travaux récents, donnerait en définitive les composés suivants : Phénol, Crésol, A. phlorylique, Ac. oxyphénique ou pyrocatéchine, Hémopyrocatéchine, dont le mélange constituerait notre créosote ; en outre, des hydrocarbures et des dérivés méthyliques dont voici les principaux : acétate de méthyle, acétone, alcool méthylique, benzine, toluène, xylène, sans parler de divers alcaloïdes, etc.
Il se sépare spontanément du Goudron une solution aqueuse, très chargée des principes actifs de ce composé, laquelle, d'après Derlon fils, remplacerait avantageusement toutes les liqueurs de Goudron préparées en pharmacie. Le Goudron est soluble dans l'alcool, l'éther, les huiles fixes et volatiles.
Action physiologique. — Analogue à celle des balsamiques, spécialement de la térébenthine, elle en diffère cependant par la présence de l'acide acétique, de la créosote et des produits pyrogénés, qui sont fortement styptiques. Aussi le Goudron est-il plus astringent et moins stimulant que la térébenthine.
Localement et à petite dose, le Goudron stimule la contractilité des capillaires, resserre les tissus et les fait pâlir. A cette action positive peut succéder une réaction qui ramène une dilatation exagérée des vaisseaux sanguins et un accroissement de volume et de chaleur dans la région ; ce sont les effets négatifs du Goudron. En masse plus considérable, il détermine d'emblée une vive irritation. Dans la bouche, il excite la sécrétion salivaire et donne une sensation d'astriction. Dans l'estomac, il produit des phénomènes analogues ; mais, s'il est ingéré en trop grande quantité, il en résulte des vomissements, des douleurs de ventre et de reins. La vapeur de Goudron, chauffée, occasionne l'irritation de la muqueuse respiratoire et une hypercrinie de cette membrane. Absorbés, les principes actifs du Goudron stimulent le centre circulatoire, réduisent le calibre des capillaires, et produisent d autres modifications dans les organes sécréteurs par lesquels se .nf "il diminuent la sécrétion des muqueuses et augmen-
tent celle d autres organes, tels que les reins.
ni* 7 ^ """®P'"f dre, durant l'usage du goudron, une teinte rougeâtre et une odeur caractéristique qui se retrouve également dans d'autres pro-