LAITUE OFFICINALE
Angl. : Cabbage Lettuce, var. of garden, or Coss-Leltuce. — AU, : Lattich.
La Laitue pommée était pour Linné une simple variété du Lactuca sattva. Son amertume prononcée justifierait, autantque ses caractères botaniques, l'élévation de cette race au rang d'espèce. Elle la doit à un suc propre, laiteux, plus abondant et mieux formé dans la plante arrivée à son entier développement, lequel brunit et se concrète à l'air en une substance solide, connue dès l'antiquité sous le nom de Thridace, et appelée, plus récemment, Lactucarium.
Je rappelle que les deux substances se distinguent complètement l'une de l'autre par leur préparation et leurs propriétés. La Thridace s'obtient en contusant les tiges et faisant évaporer le suc ainsi obtenu à l'étuve, tandis que le lactucarium, ou latex épaissi, se récolte à la façon de l'opium. La première est sans activité ; le second est sédatif.
Action physiologique. — La Laitue est calmante, légèrement anodyne, émolliente et diurétique. Elle a passé autrefois pour antispasmodique et anapbrodisiaque, ce qui n'est rien moins que démontré.
Usages. — La Laitue, qui se mange en salade, est recommandée de temps immémorial aux personnes affectées d'éréthisme nerveux, pour les calmer et les inviter au sommeil. C'était le plat favori des anciens Romains à la fin de leurs soupers.
Elle n'a guère aujourd'hui que des af)plications médicales sans importance et personne ne croit plus à son efficacité contre la mélancolie ou d'autres vésanies.
Tout au plus a-t-elle encore quelques usages externes, servant à faire des cataplasmes émoUients et résolutifs, utiles contre les ophtalmies simples et pour le pansement des plaies ; des décoctions résolutives et calmantes pour fomentations ou lavements.
Modes d'administration et doses. — Pour les usages médicaux, on emploie les feuilles en nature, le suc et Veau distillée de la plante.
Les premières servent à faire des cataplasmes et des décoctions Le suc se donne à la dose de 60 à 120 grammes. Veau distillée constitue le véhicule de la plupart des potions calmantes ou narcotiques; elle contient la matière odorante et jouit de propriétés hypnotiques assez prononcées chez les enfants. On n oubliera pas toutefois, dans les prescriptions, qu'elle précipite 1 opium de ses solutions et peut ainsi troubler une potion à l'extrait thébaïque auquel on voudrait l'associer.
La Thridace se prescrit aux doses de 1 à 2 grammes, en nature ou en
IJhuile de semences, préparée en Arabie et très usitée en Égypte est réputée antiaphrodisiaque. Les semences mômes sont au nombre W»l froides mineures. •jcmcjitei,
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