‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 199 sur 384 · TUÉ · texte numérisé non relu

TUÉ

nutritives. Les auteurs ne sont pas d'accord sur les proportions relatives de tannin, dans les deux sortes principales du Thé. H. Davy et Franck eu indiquent une plus forte dans le Thé noir, tandis que, selon Brande et Pereira, il y en aurait davantage dans le Thé vert.

Malgré l'identité de composition, la théine ne se comporterait pas exactement de même que la caféine dans l'économie vivante. Son action, au dire de Leven, est moitié moindre que celle de l'alcaloïde du café, et pourtant elle détermine des mouvements convulsifs des membres que ne produit pas son isomère. Ce sont là des faits difficiles à admettre. Et l'on peut se demander si Leven a fait ses expériences avec un produit bien pur. 0:i pense généralement que la théine et la caféine sont tout aussi identiques physiologiquement que chimiquement. Les autres propriétés lui sont communes avec la caféine d'après Leven. Ainsi elle n'abolit pas la contractilité musculaire, stimule le cerveau et la moelle épinière, produit même le tétanos, excite les mouvements respiratoires ainsi que les contractions cardiaques, et, par là, augmente la tension vasculaire.

Action physiologique. — Les effets du Thé sont fort analogues à ceux du café (Voy. ce mot). Le tannin, dont il renferme 8,5 pour 100, lui donne des propriétés astringentes et toniques; la théine ou caféinelui communique des qualités stimulantes qui se traduisent par l'accélération des battements du cœur, du tremblement, du malaise général; l'accroissement de l'activité cérébrale et l'insomnie.

Toutefois, dans certaines conditions, le Thé semble exercer un pouvoir sédatif sur le système vasculaire, et augmente la diurèse à la manière de la digitale. Le premier effet me semble alors une conséquence de l'action exercée sur le rein.

A haute dose et chez des sujets prédisposés, le Thé donne lieu à des sensations pénibles, et agit comme narcotique, ou bien il provoque des secousses convulsives, des tremblements excessifs, de la dyspnée, et une grande agitation.

On cite encore une intoxication chronique par le Thé, chez les sujets qui abusent et surtout chez les dégustateurs, caractérisée d'abord par de l'excitation générale, avec congestion de la face, céphalalgie, etc., puis par de la dépression, comme dans l'alcoolisme; et c'est alors que les sujets ont l'intelligence obtuse, dormentmal, ont des hallucinations, perdent l'appétit et sont atteints de polyurie.

Une forte infusion de cette plante introduite dans l'abdomen d'une grenouille, a causé laparalysie du train de derrière (Lettsom). Malgré la différence de ces effets, le Thé, ou plutôt la théine me semble une de ces substances dynamop/iores, type des véritables corroborants, qui cèdent de la force aux appareils d'innervation, et remplacent momentanément les aliments de la combustion respiratoire.

Substances synergiques. — En qualité de dynamophore, le Thé a pour synergiques le café, le cacao, le guarana ou pauUinia, le maté, la coca, l'électricité, et pour analogues, les alcooliques, les stimulants, la chaleur.

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