TORMENTILLE
ble, que Mérat et de Lens conseillent de substituer à celle du Thé de Chine pour l'usage alimentaire.
Les fleurs de Tilleul sont fréquemment associées à la fleur ou à la feuille d'Oranger, pour servir à la préparation d'une infusion calmante et antispasmodique. On en met une pincée pour 150 à 200 grammes d'eau bouillante.
De plus on les prescrit en infusion pour préparer des bains calmants dans les états hystériques (Rostan) et les convulsions infantiles.
Ces mômes fleurs, l'écorce et les fruits fournissent un mucilage émollient qui rendrait les mêmes services que la décoction de guimauve à l'extérieur et calme bien les irritations intestinales.
VEau distillée de Tilleul est souvent employée comme excipient en potion, à la dose de 60 à 120 grammes.
Enfin le bois de Tilleul fournit un charbon léger, très absorbant, qui a toutes les applications de la poudre de charbon de Belloc.
TONKA (FÈVE). Semence du Coumarouna odorata, Aublet. — Légumineuses-Dalbergiées.
Angl. : Tonka beau.
Le Coumarou des Galibis est un arbre de Cayenne, dont la semence ou haricot offre une saveur amère avec l'odeur exaltée du Mélilot.
Composition. — D'après BouUay et Boutron-Charlard, la Fève Tonka renferme : matière sucrée fermentescible, acide malique libre, malate acide de chaux, gomme, matière grasse ou coumarin, amidon, sel ammoniacal et ligneux. Le coumarin ou coumarine, C^H^O^, est un principe odorant, voisin des huiles essentielles, et primitivement confondu avec l'acide benzoïque On croit l'avoir trouvé dans différentes plantes : aspérule odorante, feuilles de faham, fleurs de mélilot, ce qui n'est pas absolument
certain. , , ,
Toujours est-il que la coumarine cristallise, possède une odeur agréable, une saveur brûlante, se dissout mal dans l'eau froide, mieux dans l'eau chaude et subit au contact des acides et des bases diverses transformations : nitro-coumarine, acide picrique, acide coumarique, etc.
Usages. — La Fève Tonka sert de parfum. On en met dans le tabac à priser et dans les bardes pour les préserver des insectes.
TORMENTILLE, Potentilla Tormentilla, DC. — Rosacées-Fragariées.
Angl. : Common Tormentil, Upright Septfoi/. — AU. : Avfrechte Rolhivurz, Jiuhrwurz, Heilwurz.
La Tormentille est commune dans les bois et les pâturages secs. Sa racine est la partie usitée en médecine.
Composition. — Meissncr y a constaté : huile volatile, résine, cérine, mvricine tannin, matière colorante, gomme ou pectine, extractif et fibre ligneuse.En outre, Rembold en a retiré, sous forme d'une poudre cristalline, de Vacide quinovique identique avec celui des quinquinas.
TUSSILAGE OU PAS-D'ANE. '^'^ ACTION PHYSIOLOGIQUE. UsAGES. - La racino de Tormentille doit au nin dont elle renferme un cinquième de son poids, ses P^^f ^ 1"^^ génies et toniques. C'est un des meilleurs astringents '«^f^f "J^ ^^/Jj^^ ^loie dans la diarrhée et la dysenterie chroniques, passives et l'hématurie des troupeaux, ainsi que contre la Y^^^; tente. Elle peut servir également à favoriser la diurèse dans les oligunes
par congestion rénale.
A l'extérieur, on en fait usage contre la leucorrhée, les ulcères baveux, le ramollissement des gencives, les contusions et les épanchements san-
Suins. , „ , ,
La racine de Tormentille se prend en poudre, à la dose de 2 à 4 grammes.
La décoction de 60 grammes de substance dans un litre d'eau se prend à la
dose de 30 à 60 grammes, comme tonique astringent et diurétique. On
s'en sert aussi en lotions, fomentations et injections. La Tormentille entre dans la composition de la Thériaque et du Diascor-
dium.
TRÈFLE D'EAU. — "^oy. MÉNYANTHE.
TURBITH VÉGÉTAL, Ipomœa Turpethum, Brown. — CONVOLVULACÉES.
Angl. : Indian Jalap Turpeth. — Ail. : Turbethwurzel.
Le Convolvulus Turpethum croît dans les Indes occidentales.
Composition. — La racine, analysée par Boutron-Charlard, a donné : huile volatile, résine, matière grasse, albumine, fécule, matière colorante jaune, ligneux, sels et oxyde de fer.
Action physiologique. — Usages. — Le Turbith végétal est purgatif comme ses congénères. 11 agit lentement, à la manière de Valoès, et sa puissance est inférieure à celle du jalap. On ne le prend guère maintenant, mais c'était autrefois le cathartique des maladies chroniques, de la paralysie et de la goutte.
On employait Vextrait de Turbith à la dose de 1 gramme à 1«%50, et la "ésine pure à dose moitié plus faible. Cette racine entrait dans un certain nombre de préparations officinales tombées en désuétude.
TUSSILAGE ou PAS-D'ANE, Tussilago B'arfara, L. — Composées ou
SYNANTHÉHl'iES-EuPATORIÉES.
Angl. : CoWs-foot, Foalfoot. — AU. : Huflaltich,
Le Pas-d'âne croît communément dans les terres argileuses, humides et dénudées. En France, nous ne nous servons que de ses fleurs, mais en Allemagne ses feuilles sont d'un usage plus habituel.
Ces Qeurs renferment de la gomme, de l'inuline, des acides gallique et pectique, de l'extractif amer, de la résine, de l'huile Qxe et des matières coloiantes verte et jaune.
La plante tout entière est amère-astringente et mucilagineuse; elle est donc à la fois tonique et béchique. Aussi le Pas-d'âne est-il fréquemment