‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 274 sur 384 · CITRATE DE MAGNÉSIE · texte numérisé non relu

CITRATE DE MAGNÉSIE

Le Citrate de Fer ammoniacal est très soluble dans l'eau, inaltérable à l'air fit déDOurvu de la saveur astringente qui caractérise les préparations martiales solubles. C'est à Béral qu'on doit l'introduction de ce composé Remarquable dans la matière médicale. Plus tard Robiquet a tiré un excellent parti du Citrate d'ammoniaque pour faciliter la solution du pyrophosphate de fer dans le vin en présence du quinquina ; mais rien ne prouve nue du Citrate de Fer ammoniacal prenne naissance dans ces conditions.

Les propriétés générales du Citrate de Fer ammoniacal sont celles des autres ferrugineux; il est indiqué, dans les mêmes circonstances, en qua^

lité de tonique reconstituant.

On prépare un s^Vo;5 (Béral) avec IS grammes de Citrate de Fer ammoniacal dans 483 grammes de sirop simple. Les proportions indiquées par le Codex sont • Citrate de Fer ammoniacal en paillettes, 2o grammes; eau distillée, 25 grammes ; sirop de sucre préparé à froid, 950 grammes

Le vi^ ckalybé renferme 5 grammes de ce sel pour 1000 de vm de Gre^ nache (Codex), et le sirop de quinquina ferrugineux, 10 p. 1000.

Les \ilales (Béral) contiennent chacune 20 centigrammes du Citrate double anhydre ; les pastilles, 5 centigrammes seulement.

On prépare u; Saccharure de Citrate de Fer et d^ Ammomaque ^onv eau ferrée Chaque dose de 25 grammes du mélange renferme 1 gramme du

'"euIu le Citrate de Fer ammoniacal fait partie du Sirop tonique A. Le Couppey ave^extrait hydro-alcoolique de quinqmna et 1 écorce d orange amèro.

CITRATE DE LITHINE, Citras lilhicus.

Angl • Citrate of lithia. - Ail. : Citronsciures Lithxn

t cUrate deuLe, C-H^OMLiO)3. cristallise en prismes incolores. Il se

^^Crn^^:Ss?:^ans l'économie en carbonate de lithin. d. sorîe auè ses propriétés médicales sont celles de ce dernier (voy. p. o98). ctm'rM i: ^alinistre contre les manifestations ^-"^^J soit en nature, dans une eau gazeuse, à la dose de O'^O g^^™^^ sous forme de Citrate de Lithine effervescent, plus agréable à prendre.

CITRATE DE MAGNÉSIE, Citras magnésiens.

Angl ' Citrate of magnesia. - : Citronsciures Bittererde

T. C^trate magiésiel, d'^H^O^' (MgO)3, est d'un blanc mat, msip de e neu re 11 se dissout dans 2 parties d'eau bouillante. Ses P^oP^^t^^^^^ belles de la magnésie ou mieux de son ^^^^^^f^^'f^^^^^^ r^rP«o^it uarcc Qu'U n'a aucune saveur désagréable, à la dose de 4u a g , ^impTeS diro.,s dans l'eau, o„ mieux sous forme de ^/T-»..-

"ttta'^rrcImonÎdeTrgativeauCiUaU de Magnésie en suivant eea^ro^uîe drcoto.- acide clri,ue, 30 gran^mes; carbonate de ma-

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gnésie, 18 grammes; eau distillée, 300 grammes; sirop de sucre, 100 grammes; alcoolature de zestes de citrons, 1 gramme.

La Limonade sèche est constituée {Codex) ainsi qu'il suit : Magnésie calcinée, 6^'^, 50; carbonate de magnésie pur, 6 grammes; acide citrique, 30 grammes; sucre, 60 grammes ; alcoolature de zestes de citrons, 1 gramme.

Elle correspond à 50 grammes de Citrate de Magnésie,

COALTAR. — Voy. Goudron de houille.

CODÉINE, Codeina.

Angl. : Codeia. — AU. : Codein.

La Codéine {C^^^W^kzO^,'iRO) est cristallisée, blanche, inodore, et d'une saveur amère. Elle se dissout dans 60 parties d'eau froide et dans 17 parties d'eau bouillante. Très soluble dans l'alcool et l'éther, elle est presque insoluble dans les alcalis, qui la séparent de ses combinaisons. La Codéine donne, avec un grand nombre d'acides minéraux et végétaux, des sels très amers, en partie cristallisables et bien définis. Elle est lévogyre. Grimaux la considère comme de la méthyl-morpbine.

Action physiologique. — Elle est, à bien dire, un diminutif de celle de la' morphine. La Codéine agit localement comme les irritants (Kunkel), Absorbée, elle cause d'abord la stimulation vasculaire, une légère ivresse, de la démangeaison à la peau (Grégory) ; puis elle provoque au sommeil sans déterminer (Barbier, d'Amiens) le mal de tête qui suit souvent l'administration de la morphine. Cependant il est probable que les phénomènes d'hypérémie encéphalique ne font pas défaut quand la dose est suffisante, car on observe les nausées etles vomissements à la suite de l'administration de la Codéine, aussi bien qu'après l'emploi de doses correspondantes de morphine ou d'opium.

Selon Cl. Bernard, la Codéine est le plus toxique des trois alcaloïdes somnifères de l'opium.

Prise en quantité massive, elle détermine des phénomènes d'empoisonnement débutant par l'excitation circulatoire, des convulsions (Kunkel, Barnay) et finissant par la dépression, les nausées, les vomissements et la stupeur.

En définitive, l'action de la Codéine, comme celle du principal alcaloïde de l'opium, se résume dans ces trois mots : ébriété, somnolence et stupeur, mais elle a de plus une réelle action convulsivante,

Seulement, tandis que 1 ou 2 centigrammes de morphine suffisent à détermmer cette série de phénomènes, il ne faut pas moins de 5 à 10 ou même IS centigrammes de Codéine pour obtenir de semblables résultats

Usages. - La Codéine s'applique aux mômes usages que la morphine (voy. ce mot), à laquelle elle est de beaucoup inférieure en énergie. On la préfère cependant quelquefois à cette dernière, en raison de sa prétendue innocuité comparée à certains maléfices généralement imputables aux opiacés. Il y a heu de se demander si l'absence des effets physiologiques fâcheux ne dépendrait pas de la moindre énergie d'action, et si des doses

proportionnelles de morphine ne présenteraient pas les mêmes avantages. Quoi qu'il en soit, la Codéine, plus maniable parce qu'elle s'emploie à doses plus massives, est prescrite de temps à autre aux personnes qui supportent mal l'opium, et particulièrement aux très jeunes enfants, ainsi qu'aux femmes et aux sujets menacés de congestion cérébrale, sujets à la constipation Quelques médecins (Pavy, Carafy, Smith, etc.) la préfèrent à l'opium ou à la morphine dans le traitement du diabète, et la prescrivent aux doses excessives de SO centigr. trois fois par jour.

Modes d'administration et doses. — La Codéine s'administre sous les mêmes formes pharmaceutiques et en quantité quintuple, sextuple ou décuple de celle de la morphine. Rien de plus variable que les formules de sirop de Codéine adoptées par les différents pharmaciens de la capitale. Tandis que celui de Guibourt ne contient que 5 centigrammes d'alcaloïde et le sirop du Codex 6 centigrammes, celui de Cap en renferme 10 centigrammes, celui de Bouchardat environ 14, celui deBerthet25, et le sirop de Robiquet iusqu'à 30 centigrammes pour 30 grammes de véhicule sucré. Calillon propose celte formule d'injection: Codéine, 1 gr.; Glycérine, 12 gr.; Eau dist., 12 gr.

COLCOTHAR. — Voy. Oxyde (sesqui-)de fer anhydre.

COLLE DE FLANDRE. — Voy. Gélatine animale.

CONICINE, CONINE. — Voy. Cicutine.

COUPEROSE BLANCHE. — Voy. Sulfate de zinc.

COUPEROSE BLEUE. - Voy. Sulfate de cuivre.

COUPEROSE VERTE. - Voy. Sulfate ferreux du commerce.

CRAIE. — Voy. Carbonate DE chaux.

CRAIE DE BRIANÇON. — Voy. Talc.

CRÈME DETARTRE. - Voy. Tartrate acide DE POTASSE.

CRÈME DE TARTRE SOLUBLE. - Voy. Tartrate borico-potassique.

Creosota.

Anel • Créosote. — AU.: Kreosot.

Créosote ou Créasote l'un des nombreux principes contenus

dans le goudron de bois, est un liquide oléagineux, transparent d une odeur spéciale caractéristique, d'une saveur caustique, soluble dans 80 partiL d'eau froide, très soluble dans l'alcool, l'éther et l'acide acétique, neutre au papier réactif.

Action physiologique. — Appliquée pure sur la peau, la Créosote produit l'effet d'une brûlure au premier ou au second degré, avec une sensation pénible de cuisson. Sur la muqueuse, elle détermine une tache blanche semblable à l'eschare formée par un acide puissant ou par le nitrate d'argent, et due à la coagulation de l'albumine dans le derme muqueux, lequel demeure ulcéré après la chute de la pellicule sphacélée.

En solution étendue, laCréosote cesse d'être caustique pour devenir simplement astringente. Au lieu d'être brûlante, sa saveur offre un mélange d'âpreté et de rancidité très déplaisant. Dans l'estomac, cette substance détermine une sensation de chaleur, d'astriction, et si la dose est forte, une irritation comparable à celle qui suit l'ingestion des poisons irritants et caustiques. Consécutivement, la Créosote donne lieu à une action stupéfiante sur le système nerveux, en même temps qu'elle agit comme coagulante et comme astringente sur le sang et les tissus. Les effets les plus saillants sont alors : la prostration, une dyspnée intense déterminée chez les animaux ou même chez l'homme mécaniquement, par production excessive de mucosités dans les voies respiratoires, quelques convulsions cloniques et toniques ; et la mort arrive dans un état asphyxique avec accès convulsifs.

Quand les doses sont plus faibles, la Créosote détermine des accidents comparables à ceux de l'empoisonnement phénique, à l'activité près, plus marquée pour le phénol. Nothnagel etRossbach signalent cette différence, que l'A. phénique est plus convulsivant et la Créosote plus paralysante. 11 est probable que l'élimination de la Créosote a lieu en nature par les poumons et la peau et sans doute par les reins. D'ailleurs les effets hypercriniques que nous avons signalés du côté des voies respiratoires, certaines éruptions à la peau pendant l'usage médical de cette substance, la coloration de l'urine, viennent à l'appui de cette manière de voir.

Substances synergiques et antagonistes. — Les astringents minéraux et organiques, mais surtout les acides phénique et crésylique, sont homologues de la Créosote au point de vue thérapeutique. Ses antagonistes sont les mucilagineuxetles relâchants. L'albumine est son contre-poison chimique. 11 faut éviter de l'associer aux corps oxydés, qu'elle réduit, en qualité de substance fortement hydrocarbonée.

Usages. -^La Créosote, vantée un moment comme une panacée universelle, peut remplir les différents offices auxquels sont propres les stypliques, les cathérétiques et les antiseptiques.

En qualité d'astringent, elle est utile topiquement contre les dermatoses invétérées, squameuses, parasitaires môme, grâce à son action toxique pour les organismes Inférieurs ; contre les phlegmasies catarrhales des muqueuses : otorrhée, leucorrhée, blennorrhagie, diarrhée chronique; contre les vomissements en général et ceux de la maladie de Bright ou de la grossesse en particulier (Rayer, Petslaft) et les hémorrhagies capillaires ex^ ternes ou viscérales.

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