OXYDE MERCURIQUE JAUNE, OXYDE DE MERCURE PAR PRÉCIPI- TATION
Angl. : Yelloio oxidè of Mercury. — Ail. : Hydrargyruiyi oxydatum via humida paratum.
V Oxyde jaune de Mercure (HgO), s'obtient en précipitant une solution de sublimé corrosif par un excès de potasse caustique à l'alcool. On obtient ainsiune poudre jaune, d'une grande ténuité, particulièrement employée aujourd'hui en ophtalmologie.
Usages. — Elle a été préconisée, en Allemagne, par de Grsefe et Pagenstecher, en France par de Wecker, en Amérique par ReUling contre la kératite marginale, l'infiltration superficielle de la cornée, les infiltrations chroniques suite d'abcès ou d'ulcérations et la blépharite ciliaire. Dans ces quatre variétés d'ophtalmies les sUccès sont constants et tout à fait remarquables, sans qu'on puisse cependant en donner l'explication vraie.
Voici quelques formules de pommades ophtalmiques au précipité jaune. Tantôt on l'incorpore au beurre frais (au 8"), tantôt au cold cream ou au glycéré d'amidon (de Wecker); tantôt à l'axonge (Duquesnel), au centième; au cérat (0,40 à 0,60 p. 15) ou à la vaseline (au 5«) (Badal). De ces pommades on introduit gros comme une tête d'épingle dans le sac conjonctival, puis au bout de trois minutes on l'enlève soigneusement. Ces collyres sontcontre-indiqués lorsqu'il y a menace ou complication d'iritis.
OXYDE MERCURIQUE ROUGE, OXYDÉ DE MEftCURÉ PAft VOIE SÈCHE.
Angl. : Med oxyde of Mercury . — AU. : Quecksilberoxyd, Hydrargyrum oxydatum rubrum. '
L'oxyde (HgO) est encore appelé Deutoxyde ou Bioxyde dè Mercure ou Précipité rouge.
Action PHYSIOLOGIQUE. —VOxyderouge de Mercure estunirritant énergique. Porté dans l'estomac, môme à petite dose, il occasionne des Vomissements et de la diarrhée; à doses plus fortes, il détermine de la gastro- entérite et peut entraîner des conséquences funestes. Les effets altérants de ce composé sont ceux des mercuriaux en général (voy. Mercure).
Usages. - Modes d'administration et doses. - L'Oxyde mercurique ne se nonne guère à l'intérieur, à cause de ses propriétés irritantes. On l'a cependant prescrit quelquefois dans la syphilis. Si l'on voulait s'en servir il serait prudent de ne l'administrer en pilules qu'à la dose de 1 centigramme à la ois; encore faudrait-il l'associer à l'opium, ou même y renoncer chez les sujets dont les entrailles seraient enflammées ou simplement irritables.