‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 302 sur 384 · PHOSPHATE DE SOUDE · texte numérisé non relu

PHOSPHATE DE SOUDE

PHOSPHATE DE SOUDE, Phosphas sodicus.

Angl. : Sal mirubile perlaium, Posphate of soda. — Ail. : Pkosphorsàures Natron.

Le Phosphate de Soude (2NaO,HO,Pli05+24HO) est l'un des ingrédients du sang et de l'urine. Il se rencontre dans les eaux naturelles de Chateldon et un grand nombre de sources françaises ; dans celles de Seltz, de Tœplitz, de Fachingen, etc.

Bien qu'il s'appelle aussi Sel purgatif insipide, parce qu'il n'a pas l'amertume désagréable ou le goût nauséeux des sulfates de soude et de magnésie, le Phosphate de Soude possède cependant une saveur fraîche et saline. Il est cristallisé sous forme de prismes rhomboïdaux, incolores, transparents, efflorescents, et se dissout dans quatre parties d'eau froide; mais il est insoluble dans l'alcool.

Action physiologique. — Le Phosphate de Soude excite la sécrétion de la muqueuse digeslive, et provoque la diarrhée, sans coliques, lorsqu'il est administré à doses suffisantes.

Donné en petite quantité à la fois, il est absorbé et s'ajoute à la masse du phosphate sodique normal dont le rôle serait très important d'après Liebig, puisque le sang lui devrait sa qualité alcaline, ainsi que le pouvoir d'eCfectuer l'échange gazeux qui constitue l'acte essentiel de la respiration. Luton admet qu'il agit sur l'homme à titre de principe phosphoré, et que de plus il peut agir sur le sang et combattre l'élément asphyxie lorsque celui-ci intervient en dehors de toute cause mécanique. Le Phosphate de Soude s'élimine spécialement par les urines.

Les substances synergiques, auxiliaires, les incompatibles et les antagonistes du Phosphate de Soude sont les mêmes que pour les autres purgatifs salins, tels que le sulfate de soude ou de magnésie (voy. ces mots).

Usages. — Le Phosphate de Soude a été conseillé contre les états morbides où l'on supposait un défaut de phosphates alcalins dans le sang, ou d'acide phosphorique dans les tissus de l'économie. Ce n'était là qu'une prévision théorique non fondée sur l'observation. L'expérience semble plus favorable àl'emploi de ce sel dans le diabète (Nicolas et Gueudeville, Sharkey). Si l'on adopte la manièrede voir de Luton, on sera tenté comme ce médecin, de l'essayer dans les débilités organiques, les états adynamiques, les états asphyxiques ou les dyspnées. Et parmi les maladies de langueur il en est une entre autres qui provoque à la fois de la débilité organique et des troubles respiratoires, la phtisie pulmonaire, et qui semble désignée par cela même à l'action thérapeutique du Phosphate de Soude. Les observations de Luton paraissent avoir justifié ses prévisions, de telle sorte que de nouvelles recherches sont autorisées par les succès qu'il rapporte. Mais jusque dans ces dernières années c'est à titre de purgatif salin, doux et nullement fatigant, que le Phosphate de Soude a trouvé son meilleur emploi (Pearson, etc.). Son goût peu prononcé, son action douce sur l'estomac, en font un agent commode de la ii\édication évacuante pour les enfants. Ces mêmes qualités le recommandent dans les affections inflammatoires et fébriles. Il possède tous

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