SULFATE DE ZINC OFFICINAL, SULFATE DE ZINC PUR
pour 100 grammes, 5 centigrammes du sel convulsivant, et se donne dans la chorée par fractions de 10 grammes, représentant une cuillerée d'entremets, soit environ ^ milligrammes du principe actif. On n'en donne que
4 ou 5 grammes à la fois, soit une cuillerée à café ou environ 2 milligrammes de Sel de Strychnine, chez de très jeunes enfants. Les deux ou trois premiers jours, le malade en prend une cuillerée à café ou à dessert à chacun de ses deux repas principaux; puis, s'il n'y a pas de résultat apparent, la dose est portée à quatre, à six et même à dix cuillerées par jour, distribuées autant que possible également dans les vingt-quatre heures. Les démangeaisons h la tête avertissent de l'approche des phénomènes du stryc/misme intense; les raideurs passagères survenant à l'occasion d'une secousse ou d'une impression physique ou morale quelconque indiquent comme imminente l'explosion des phénomènes convulsifs. C'est le moment d'enrayer; mais on doit rétrograder aussitôt qu'on a vu se produire de la raideur dans le cou et dans la mâchoire.
Pour les injections sous-cutanées, on se sert de la solution aqueuse de Sulfate de Strychnine au centième : 1 gramme de sel pour 100 grammes d'eau distillée. Chaque injection consomme de 10 à 20 gouttes contenant de
5 à 10 milligrammes de substance active; on en peut faire plusieurs dans la journée, à la condition de surveiller attentivement l'apparition des symptômes prémonitoires du strychnisme.
D'ailleurs, le Sulfate de Strychnine peut être employé en pilules de S milligrammes, et en pommade ou en glycéré, à la dose de 1 gramme pour 30 grammes de véhicule (mais ce sont là de mauvaises préparations), sans parler des inhalations par la méthode de Sales-Girons, lesquelles pourraient rendre des services dans les cas d'atonie paralytique des fibres contractiles et des muscles des voies respiratoires.