SULFATE DE ZINC OFFICINAL, SULFATE DE ZINC PUR. 97S
le prépare artificiellement en faisant agir de l'acide sulfurique dilué sur de la tournure de zinc, comme pour la production de l'hydrogène dans l'appareil de Marsh. Souvent ce sel renferme une proportion excessive d'acide qui lui communique des propriétés extrêmement irritantes et caustiques. Il cristallise en prismes rhomboïdaux droits, incolores, renfermant 43,8 p. 100 d'eau de cristallisation; solubles dans 0,74 d'eau froide, 0,86 de glycérine, insolubles dans l'alcool.
Action puysiologique. — Localement, le Sulfate de Zinc agit comme un astringent énergique. A l'état solide ou en solution concentrée, il devient non seulement irritant, mais caustique, par sa combinaison avec les matières aibuminoïdes du sang et des tissus. Porté dans les voies digestives, il se comporte à peu près comme le sulfate ferreux. Parvenu dans la circulation, il conserve encore son pouvoir styptique, diminue les hypérémies des tissus qu'il traverse et modère les flux sécrétoires, mais rien ne prouve qu'il agisse spécifiquement, en qualité de Sel de Zinc, contre les phénomènes nerveux spasmodiques.
Introduit en quantité considérable dans l'estomac, il provoque activement les vomissements sans occasionner des nausées aussi pénibles que par l'éraétique. Si la masse en est excessive, le Sulfate de Zinc agit comme poison irritant et donne lieu à des symptômes de gastro-entérite qui peu- Vent mettre la vie en danger. Heureusement il est le plus souvent vomi et n'affecte pas gravement l'organisme (Orfila).
Substances synergiques, auxiliaires. — Les analogues du Sulfate de Zinc sont les deux autres couperoses : le sulfate de fer comme astringent, le sulfate de cuivre comme émétique. D'ailleurs le Sulfate de Zinc trouve des auxiliaires dans les autres substances vomitives ou styptiques.
Substances antagonistes et incompatibles. — Gontre-poisoNs. — Les antagonistes du Sulfate de Zinc sont, d'une part, les mucilagineux, les relâchants, d'autre part, le froid, les boissons aromatiques et gazeuses, qui en contrarient les effets émétiques. Ses incompatibles sont l'hydrogène sulfuré, les alcalis et les terres qui précipitent l'oxyde de zinc, les sels de plomb et le tannin. Les contre-poisons sont les solutions alcalines, l'eau de chaux, l'eau alburaineuse, le lait et la magnésie hydratée.
Usages. — Modes d'administration et doses. — Le Sulfate de Zinc est employé très fréquemment en chirurgie sous forme de collyre astringent dans la conjonctivite ; en loliom, dans la suppuration excessive et les ulcères atoniques; en gargarisme, dans la stomatite ulcéreuse; en injections, dans les flueurs blanches et la blennorrhagie chronique.
Généralement on prescrit des doses trop fortes de ce sel métallique. Le CorfŒ a judicieusement réduit à 13 centigrammes pour 100 grammes d'eau distillée de rose la proportion du Sulfate de Zinc dans le collyre astringent dont 11 est la base. Cette proportion peut être doublée quand il s'agit de lotionner des ulcères atoniques ou de se gargariser dans les cas d'angine et de stomatite ulcéreuse, scorbutique, etc. Mais il faut au contraire la laisser telle, ou môme la diminuer pour injections uréthrales. On atténue encore